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15/09/2012

GAGNOA / À LA RECHERCHE D’ARMES: Le frère du chef du village de Tipadipa battu à mort par des hommes en armes


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Soldats FRCI à Gagnoa.
Image d'archives.Le 15 septembre 2012 par L'INTER - Le pire évité de justesse L'intervention de la gendarmerie salutaire.
Le pire a été évité de justesse, hier vendredi 14 septembre 2012, à Gagnoa, grâce à l’intervention de la gendarmerie et des FRCI venus en

renfort. Et qui ont dissuadé les populations du village de Tipadipa, qui effectuaient une marche vers la ville.

A travers leur colère, les villageois entendaient protester contre la sévère bastonnade d'un des leurs par des hommes en armes; ce qui a entrainé sa mort. Selon des témoignages recueillis sur place, tout est parti de la descente des FRCI de Gagnoa, qui ont fait irruption dans le village de Tipadipa, situé à 17 km du chef-lieu de la région du Gôh. Nos sources indiquent que les militaires sont intervenus à Tipadipa sur dénonciation d’un jeune du village du nom de Abeda Constant, qui a informé les FRCI de ce que Zoably Kouadio Fidèle, frère cadet du chef de village de Tipadipa, avait des armes qu’il cachait au cimetière. Ainsi, les hommes en armes sont arrivés au domicile du mis en cause aux environs de 02 heures du matin.

A peine ont-ils extirpé Zoably Kouadio Fidèle de sa chambre, que les visiteurs armés se sont mis à le battre. Il sera copieusement roué de coups, avant d’être embarqué à bord de leur véhicule pour leur camp à Gagnoa. Une fois à leur base, l’infortuné subira encore une sévère bastonnade jusqu'à être dans un état comateux. Les FRCI constatant que son état de santé s'est gravement détérioré, l’ont conduit au Centre hospitalier régional (CHR) de Gagnoa aux environs de 11H du matin, où Zoably Kouadio Fidèle décédera de ses blessures.

Joint au téléphone, le chef de village de Tipadipa nous apprendra qu’au moment des faits, il se trouvait à Môkô, un autre village où il participait aux obsèques d’un proche. La nouvelle du décès du frère du chef parvenue au village, a suscité la révolte des populations qui ont aussitôt décidé d'entreprendre une marche sur Gagnoa. Mais la gendarmerie du chef-lieu de région s’est déployée pour s’interposer. Se sentant débordés, les gendarmes ont fait appel à leurs frères d'armes des FRCI, venus en renfort pour calmer les ardeurs belliqueuses des villageois. Jusqu'à ce que nous mettions sous presse, le village de Tipadipa était en pleurs. Nous y reviendrons.

Venance Kokora à Gagnoa in L'inter

31/12/2011

NOUVELLES DU PAYS/ URGENT: DOUGROUPALEGNOA (GAGNOA) Affrontements entre dozo et villageois


NOUVELLES DU PAYS/ URGENT: DOUGROUPALEGNOA (GAGNOA) Affrontements entre dozo et villageois

Il est 22 h 45 ce vendredi nuit lorsque je reçois un coup de fil de la part de mon petit frère me disant rappelle moi, c'est urgent. Je le rappelle aussitôt et il me dit : " Grand frère c'est gâté ici hein". Ah bon! Qu'est ce que c'est? Lui ai-je répondu. Et il poursuit : "Un dozo armé se promenait dans le village. Ce dernier a donc été interpelé par un groupe de jeunes lui demandant ce qu'il cherchait. Sa réponse n'a convaincu personne en insistant sur le fait qu'il serait entrain de "travailler". Or tout le monde est sans ignorer que le chef de l'Etat a demandé à ce que même les FRCI rentrent en caserne. Ce qui a été fait dans la nuit du mardi au mercredi par le biais de l'ONUCI qui embarqué dans un cargo tous les FRCI en faction dans tout le canton". Ce dozo a donc été désarmé par les jeunes qui l'ont interrogé. Cela a suffi pour aller dire à ses frères sénoufo vivant dans le village qu'il a été molesté. Ceux -ci, armés de machettes et de gourdins sont venus s'en prendre aux jeunes. Un tumulte s'en est suivi. Quelques blessés étaient signalés de part et d'autre lorsque la gendarmerie est arrivée sur les lieux.
Nous suivons de près cette situation.