topblog Ivoire blogs

21/02/2013

Audience de confirmation des charges : Les 3 vérités qui vont disculper Gbagbo



gbagbo-cpI2_0.jpg
Le 21 février 2013 par Le Temps - Les 3 vérités qui vont disculper Gbagbo.

«Tu connaîtras la vérité et la vérité t’affranchira», cette phrase biblique tirée du livre de St Jean chapitre 8 au verset 32, pourrait prêter sa sémantique et sa portée, qui font office de maxime universelle, à ce qui est en train de tramer depuis hier à la Cour pénale internationale, à la Haye. Où l’audience relative aux charges de crimes portées contre Laurent Gbagbo est train de se dérouler. Pour cet autre rendez-vous de l’histoire de la belligérance en Côte d’Ivoire, qui se réalise sous la bienveillante attention de toutes les parties, l’on pourrait être tenté de dire que les carillons peuvent enfin retentir l’heure des vérités qui se verront imposées aux différents animateurs de la Cpi et à tous leurs valets. Des vérités implacables et non inextricables que les juges auront l’opportunité d’humecter, eux qui semblent un petit peu coupés des réalités sur Laurent Gbagbo et de la réalité à l’ivoirienne. Une des raisons qui font dire à certains observateurs avisés que la Cpi croit avoir fait une des plus grosses prises du siècle pour sa notoriété, mais elle aura implicitement contribué à la fracture sociopolitique en déportant une personnalité qui incarne un pan important de la société ivoirienne. Mais les juges le réaliseront finalement à leurs dépens. L’histoire telle que présentent les événements qui rythment la vie politique en Côte d’Ivoire, offre parallèlement des réalités qui affranchissent de facto Laurent Gbagbo de toute mêlée.

Vérité 1 : Une détention qui tue la réconciliation

Le 11 avril 2011 marque la fin du régime démocratique de Gbagbo et signe le début d’une incertitude politique pour la Côte d’Ivoire. Frappé du souci de rattraper une erreur irréparable commise en emprisonnant Laurent Gbagbo, de surcroît loin de ses terres, le régime a cru bon de mettre sur pied une commission dite de réconciliation. Mais à peine est-elle née que cette commission étouffe et est en train de mourir de sa belle mort. En dépit des campagnes publicitaires qu’animent son président Konan Banny et ses associés à la télévision nationale. Car l’ombre de Gbagbo irradie et annihile tout. En ce sens que les soubresauts de la vie politique ivoirienne, depuis la signature de la fin du pouvoir Gbagbo le lundi 11 avril 2011, sur fond de bombardement, démontrent aisément q’il y a péril en la demeure. Un péril emprunt d’un cachet de troubles et de violations des droits humains de toutes sortes, que Ouattara et ses hommes ont littéralement apposé à tous les pans de la vie sociopolitique, au point qu’aucun observateur avisé n’est dupe de la prétendue normalité que le régime fait miroiter et annonce tambour battant, à coup de multiples discours. Même si au demeurant, les autorités gouvernementales actuelles s’évertuent à masquer cette déconfiture générale, par un cataplasme à coup de multiples allégations, il est cependant plausible d’affirmer que la réconciliation ne se fera aucunement jamais sans la présence de Gbagbo. Comme le corrobore Thomas Fouquet, docteur en anthropologie sociale, qui soutient que le pouvoir d’Abidjan s’est embourbé dans une dynamique qu’il qualifie à juste titre de cosmo-politisation, obligeant les dirigeants à faire de la cécité sur certains points brûlants, qui pourtant déterminent la sûreté du régime et la réconciliation nationale.

Vérité 2 : Les convictions politiques qui contrastent avec les charges

Laurent Gbagbo ne saurait être assimilé à un criminel. Son histoire en Côte d’Ivoire et pour le pays se structure par l’onction populaire, l’instauration de la démocratie, le développement endogène, l’apologie de l’intégration africaine. Bref, une personnalité qui ne saurait faire du crime un programme de gouvernement, tant ses qualités intellectuelles lui servent de boussole et son souci du développement humain a fini par convaincre plus d’un. Comme il l’a si bien indiqué à la page 5 de son ouvrage : Proposition pour gouverner autrement la Côte d’Ivoire, «le programme de gouvernement», adopté par le Congrès de 1994, s’inscrit dans cette nouvelle culture politique où la confrontation des idées est appelée à préserver le pays de l’affrontement entre les hommes. Le projet de société pour fonder une Nation africaine démocratique et socialiste en Côte d’Ivoire. Un passage qui illustre si bien cette invite à la transition pacifique pour toutes alternances, comme le prescrivent tous les postulats démocratiques. Pour ainsi dire, des visions qui contrastent de façon tranchée avec l’attitude réfractaire qu’on lui a greffée et par ricochet avec toute velléité de semer le crime pour se maintenir au pouvoir. Alors que ses contributions intellectuelles par sa production livresque et sa symbiose avec son peuple ne sont plus à démontrer. Une autre vérité qui aura raison de ses détracteurs et même des juges de la Cpi.

Vérité 3 : Une victime expiatoire et non le bourreau de la crise post-électorale

Le documentaire de France 2 sur la Côte d’Ivoire diffusé en France en 2009 puis en Côte d’Ivoire en 2010, l’avait déjà bien étalé. Gbagbo a eu trop tôt le nez creux de revendiquer un développement endogène local en se passant des services de ses anciens maîtres coloniaux. Et de façon précoce, il a été pris dans la spirale de la France-Afrique. Au point de lui coller tous les malheurs du pays en termes de commissions des crimes des plus odieux. Même le livre de Leslie varenne, la guerre d’Abobo, publié le 22 février 2012 aux éditions Fayard/Mille et une nuits, est assez dubitatif sur les accusations du meurtre des 7 femmes d’Abobo et du bombardement du marché d’Abobo qu’on colle au camp Gbagbo. En dégageant la responsabilité pénale des hommes de Gbagbo dans ces massacres, que la Procureure Bensouda vient de requalifier, comme pour faire plaisir à un tiers. Et pourtant, Laurent Gbagbo était sur la défensive face à des agresseurs constitués en rébellion depuis 2002. Pour une crise enracinée depuis le 19 septembre 2002 où la victime (Laurent Gbagbo) est passée pour être le bourreau avant et après 2010. Et comme pour enfoncer le clou par rapport au projet savamment ourdi contre Gbagbo, l’ambassadeur Philipe Carter III, ne croyait pas si bien qualifier ce projet, au cours d’une interview accordée à Rfi, le mercredi 5 décembre 2012. En soutenant que Gbagbo «c’est du passé». N’en déplaise à ceux qui veulent travestir la réalité, comme c’est le cas de l’ambassadeur Carter, mais il y a des vérités qui vont hanter et hantent les esprits. En ce sens, le cas Gbagbo hante le passé, le présent et le futur du régime Ouattara. Son empreinte s’invite à tous les menus.

Marcel Dezogno

17/08/2012

Combats armés à Toulépleu: Le pouvoir cache de graves vérités

Combats armés à Toulépleu: Le pouvoir cache de graves vérités
Notre Voie-17/8/2012

Depuis quelques jours, les attaques armées contre les positions des Frci se généralisent sur toute4623284-6919095.jpg l’étendue du territoire. Mais pour minimiser ce grave phénomène, le régime d’Alassane Ouattara cache la vérité sur les pertes réelles subies par ses anciens miliciens, les rebelles et les dozos déversés dans l’armée nationale rebaptisée Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI). Une situation qui mérite d’être sue.

Les informations foisonnent, depuis hier mercredi 15 août 2012, sur la toile. Plusieurs sites internet les ont abondamment relayées. Contrairement aux propos flatteurs sur la capacité des Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI) à rétablir l’ordre à l’Ouest du pays, c’est plutôt les pertes infligées par les invisibles assaillants à cette armée qui seraient les plus dramatiques. Par exemple, aucune source officielle ne l’a dit mais selon toute vraisemblance, après l’attaque contre le poste des FRCI de Pécambly à Toulépleu le 13 août, à la frontière ivoiro-libérienne, les assaillants fantômes ont remis le couvert dans la nuit de lundi à mardi 14 août, en pilonnant les positions FRCI à Bacoubly, village du département de Toulépleu également frontalier avec le Libéria.

L’information véhiculée par plusieurs sites internet nous a été révélées par des sources de la police et de la gendarmerie. Selon ces sources, les deux attaques armées (Pécabmbly et Bacoubly) dans la région de Toulépleu, en moins de 24 heures, se seraient soldée par un bilan très lourd, c’est-à-dire plus lourd que celui communiqué par le gouvernement.

Une tendance à
dissimuler la vérité

D’abord sur l’attaque du 13 août à Pécambly. Les premières estimations officielles (gouvernement) évoquent, côté FRCI, un seul blessé et cinq militaires et policiers en fuite et recueillis au Libéria. La vérité, selon nos informateurs gendarmes et policiers, serait toute autre : Ce sont plusieurs FRCI qui ont fui vers le Libéria voisin, après cette première attaque de Pécambly. Mais plus grave, les FRCI auraient eu environ dix (10) de leurs hommes tués au combat et ces assaillants fantômes auraient arraché aux combattants FRCI de nombreuses armes de pointe et matériels de guerre.

Ensuite, sur la deuxième attaque, celle de Bacoubly. En l’absence de communication gouvernementale, les seules informations disponibles et reprises par nos informateurs parlent d’au moins cinq (5) morts et de nombreux matériels militaires perdus, côté FRCI. Enfin, sur les attaques de Yopougon et du nouveau camp militaire d’Akouédo, les polémiques macabres ont toujours cours dans les milieux militaires et civils.

A Yopougon SIDECI, tous les riverains qui affirment avoir découvert entre 8 et 10 corps de FRCI, au petit matin après l’attaque de la nuit 4 au 5 août, se demandent pourquoi le gouvernement n’a annoncé que 2 morts. De même, au nouveau camp d’Akouédo, beaucoup se demandent encore les raisons pour lesquelles le gouvernement a annoncé 6 FRCI tués, là où les rescapés du camp avaient évoqué le chiffre d’au moins 13 morts, suite à l’attaque de la nuit du 5 au 6 août 2012.

Ces polémiques relancent celle sur le chiffre réel de l’assaut des FRCI, des Dozos et autres pro-Ouattara armés sur le camp des réfugiés de Nahibly à Duékoué. Là où le gouvernement faisait état de 13 morts, des chiffres de plus de 200 tués ont circulé et une liste de 47 corps retrouvés et identifiés a pu être dressés (Notre Voie n°4199 des 4,5 et 6 août 2012, page 5).

Une guerre psychologique en cours

Concernant les attaques de ce mois d’août contre les positions des hommes de Ouattara, selon nos sources militaires, les FRCI font face à « une guerre psychologique menée par des combattants non conventionnels qui ont des méthodes aux antipodes des stratégies militaires classiques ». A l’Ouest du pays, expliquent ces sources, la méthode employée par ces combattants non identifiés consiste à frapper et à disparaître dans la forêt comme ils en seraient sortis quelques minutes plus tôt.

A Abidjan, les attaques perpétrées à Yopougon et au nouveau camp militaire d’Akouédo montrent qu’en dehors de la forêt, ils sont capables de déserter un point ou une ville après avoir frappé et atteint un certain objectif recherché, avant de mettre le cap sur d’autres objectifs connus d’eux seuls. « En ville, ces combattants armés non identifiés opèrent selon la technique de la guérilla urbaine », affirment nos sources. Qui précisent qu’ils opèrent de la même manière en zone de forêt et que c’est ce qui s’est passé à Pécambly et à Bacoubly. Le lundi 13 août, les FRCI ont annoncé avoir repris la ville de Pécambly et tout normalisé à Toulépleu, avant d’être de nouveau attaqués le lendemain mardi 14, du côté de Bacoubly, toujours dans le même département.

Après ces attaques, les « FRCI originelles » (anciens rebelles et Dozos) exercent de graves exactions sur les populations civiles, notamment les jeunes qui sont arrêtés à tour de bras, torturés et brandis comme étant les assaillants qui les ont attaqués. A Toulépleu, ces représailles auraient été exercées même sur des policiers et gendarmes accusés d’être en collusion avec les assaillants fantômes, les « ennemis ». Ces exactions, en dehors du mal infligé aux innocents souvent enlevés à leurs domiciles, ne servent à rien. La preuve, au moment où les miliciens de Ouattara se félicitent d’avoir mis la main sur les « crapules », d’autres attaques sont opérées ailleurs.

De toute évidence, à force de raidissement, de vengeance, de répressions, de promesses non tenues et de rendez-vous ratés avec la réconciliation chantée du bout des lèvres, Alassane Ouattara et son régime sont en train de donner naissance à une résistance armée qui risque de traumatiser à nouveau et pour longtemps encore, les populations ivoiriennes. Les prémisses de ce calvaire annoncé sont donné par ces combattants armés non-identifiés qui ont promis mettre fin au régime Ouattara et qui semblent avoir le vent en poupe. Et tout porte à croire qu’ils entendent poursuivre leur harcèlement contre le régime d’Alassane Dramane Ouattara. Nous y reviendrons.
C.E.

César Etou cesaretou2002@yahoo.fr

01/06/2012

PARIS : Mme Jacqueline Chamois, mère de Michel Gbagbo, crache ses vérités à Ouattara



ven, 1 juin 2012 - 11:00 Catégorie:Actualités Diaspora

Dame Jacqueline Chamois en Me Habiba Touré et Alain Toussaint, le 31 mai 2012 au siège des éditions l’harmattan.
MAMAN MICHEL 084.JPG
Le 01 juin 2012 par IVOIREBUSINESS - Dame Jacqueline Chamois, mère de Michel Gbagbo, fils du Président Laurent Gbagbo, est sur tous les fronts.

Hier à Paris, elle s’est exprimée en présence de la presse internationale, à savoir IvoireBusiness, TF1, RFI, Voxafrica, Africa24, France 24, LCI, etc…
Elle n’est pas passée par le dos de la cuillère pour cracher ses vérités à Alassane Ouattara qu’elle n’exclut pas de rencontrer, et au monde entier pour dire sa souffrance de mère de voir son fils incarcéré sans aucun motif valable. Selon Me Habiba Touré, Conseil de Michel Gbagbo, également présente avec Alain Toussaint, Michel Galy et Denis Baupin, Michel Gbagbo est incarcéré juste parce qu’il est le fils du Président Laurent Gbagbo.
Chose inacceptable pour Dame Jacqueline Chamois qui a déjà écrit au Président François Hollande, à Laurent Fabius, son ministre des Affaires étrangères, et à Pascal Ayrault, son Premier ministre, pour leur expliquer les conditions difficiles de détention de son fils. Selon elle, rien ne prouve aujourd’hui qu’il est en vie.
C’est la raison pour laquelle, elle exige une preuve de vie de son fils qui est à l’isolement total à la clinique La Pisam d’Abidjan. Selon elle, si elle n’obtient pas de preuves de vie, elle demandera une audience au Président de la République François Hollande, au Premier ministre Jean Marc Ayrault, et à Laurent Fabius.
Déjà, de nombreux élus et parlementaires français de haut niveau ont déjà pris fait et cause pour Michel Gbagbo. C’est le cas de la sénatrice Nicole Borvo Cohen-Seat, présidente du Groupe CRC, et Sénatrice de Paris.
Cette dernière abat en ce moment un travail de lobbying immense en écrivant à tout ceux qui comptent d’hommes et de femmes en France.
Sa dernière lettre, elle l’a écrite à Laurent Fabius le 31 mai dernier. Elle y dénonce l’absence de décret sur les modalités d’assignation à résidence de Michel Gbagbo, et sur ses conditions de détention extrêmement difficiles dans un cadre juridique pour le moins flou. Pour elle, Michel Gbagbo doit être liberé dans les plus brefs délais afin que son rapatriement humanitaire et sanitaire soit organisé, car il est citoyen français.
Nous y reviendrons.

Christian Vabé