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04/09/2012

SEM John DRAMANI : Les refugiés vivant au Ghana sont sous la protection des lois ghanéennes qui excluent toute extradition


04.09.2012

GHANA, EXTRADITION DES REFUGIES : LE PRESIDENT JOHN DRAMANI MET FIN AU DEBAT
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Au cours d’une conférence de presse publique radio télévisée qu’il a animé ce matin à Accra International Conference Center, le président ghanéen a fait le tour de l’actualité socio-politique. Il s’est livré à une présentation de son orientation politique et économique pour les quatre prochains mois avant l’élection présidentielle de décembre 2012.

A la question d’un journaliste qui s’inquiétait de savoir si l’affaire Koné KATINAN, porte parole du président Laurent Gbagbo arrêté dans la capitale ghanéenne le 24 aout et contre qui est intenté une procédure d’extradition par le gouvernement Ouattara, ne gênerait pas son prochain voyage à Abidjan, le président John DRAMANI MAHAMA a tenu a faire des mises au point importantes.

D’entré, il a précisé que son déplacement dans la capitale ivoirienne le 07 septembre 2012 n’est en aucun cas une visite d’état mais plutôt une tournée africaine pour dire merci à tous les chefs d’état qui se sont déplacés lors des funérailles de l’ex président John Ivans ATTA MILLS. La preuve est qu’il se rendra le lendemain en Afrique du Sud pour remercier les autorités de ce pays.

Deuxièmement, se voulant très rassurant, il a assené que tous les refugiés vivant au Ghana sont sous la protection des lois ghanéennes qui excluent toute extradition. Pour John DRAMANI, ce n’est pas lui qui le dit mais les lois et la constitution ghanéennes.
19:35 Écrit par Alain Doh Bi

21/07/2012

DUEKOUE : Un camp de réfugiés attaqué par les FRCI, les Dozos et la population, au nez et à la barbe de l’ONUCI. 13 morts et des dizaines de blessés



sam, 21 juill. 2012 - 9:25 Catégorie:Actualités Régional News
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Camp de Nahibly (Duekoué) incendié hier.

Le 21 juillet 2012 par IVOIREBUSINESS Une attaque de grande envergure perpétrée par les FRCI, les chasseurs dozos, et la population, contre le camp de réfugiés de Nahibly à l’entrée de Duekoué, s’est soldée hier par 13

morts et plusieurs blessés.
Cette attaque s’est opérée au nez et à la barbe des soldats de l’ONUCI, pourtant chargés de la sécurisation de l’Ouest ivoirien.
L`ONU, à la manière d’un pompier après le feu, a condamné ces attaques perpétrées hier par les FRCI, les dozos, et la population, contre le camp de Nahibly. Le représentant spécial du secrétaire de général de l’ONU en Côte d’Ivoire, Bert Koenders n`a pas expliqué pourquoi le contingent de Casques bleus chargé de protéger le camp n`avait pu empêcher cette expédition punitive.
Il a juste "Déploré cet acte criminel perpétré en violation flagrante du droit humanitaire international et souligné encore une fois la gravité de la situation dans l’Ouest de la Côte d’Ivoire".
Il a tenté de dédouaner son organisation de la façon la plus maladroite en appelant à la responsabilité des autorités nationales et locales de faire plus d’efforts pour assurer la sécurité sur place, alors que c’est bien les casques bleus qui étaient chargés de protéger le camp de Nahibly.

"Je n`arrive pas à comprendre ce qui a pu se passer pour que l`ONU n`ait
pas réussi à maintenir (à l`extérieur, ndlr) la foule venue se venger", a
confié le père Cyprien Ahouret, curé de la mission catholique de Duékoué. Il a regretté qu`un "braquage" ait mené à ce drame: "ici, lorsqu`il y a une crise, les ethnies se l`approprient".

Les Malinké sont considérés comme des soutiens d'Alassane
Ouattara, tandis que les Guéré sont vus comme favorables au Président Laurent Gbagbo.

Que fait donc l’ONUCI en Côte d’Ivoire si les FRCI, les dozos, et les populations peuvent mettre à feu et à sang, un camp de réfugiés sous leurs yeux ?

COMMENT EN EST-ON ARRIVE Là?

Selon nos sources, tout serait parti d’attaques perpétrées dans la nuit du jeudi au vendredi par des bandits à Duekoué, quartier résidentiel extension II, et causant la mort de quatre personnes. C’est aux environs de minuit à 2 heures du matin que l’attaque a eu lieu.

En représailles, les populations de ce quartier également appelé ‘’ Kokoma ‘’, ont décidé de se faire justice elles-mêmes.
Ainsi, accompagnées de FRCI et de chasseurs DOZOS, elles ont lancé une expédition punitive sur le camp des réfugiés de Nahibly, car selon eux, les bandits viendraient de ce camp.
Tout s’est passé au nez et à la barbe des casques bleus de l’Onuci, pourtant commis à la sécurité du camp. Le portail du camp a été forcé et la clôture mise à terre. Le camp ensuite mis à feu et à sang. Les 5000 réfugiés de ce camp prennent la clé des champs. C’est le branle-le-bas de combat. Des coups de feu fusent de partout ainsi que les coups de machettes, de gourdin, etc…
Après, c’est au tour du petit camp qui abrite 3000 personnes, et qui est situé derrière la mission Catholique, d’être attaqué par la population, les FRCI et les dozos.

Bilan de la razzia d’hier : 13 morts parmi les réfugiés des deux camps et des dizaines de blessés.
Nous y reviendrons.

Serge Touré