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08/09/2013

ALERTE – L’EAU DE LA SODECI EST ROUILLÉE !



Danger, eau, sodeci, populations, yopougon
Les populations de la Côte d’Ivoire sont en danger pour la simple raison que l’eau dite potable à leur servir par la SODECI (Société de Distribution d’Eau de la Côte d’Ivoire) est rouillée. En voici la preuve. Ce que vous voyez de noirâtre au fond du seau n’est rien d’autre que de la rouille. Nous l’avons découvert dans une famille quelque part à Yopougon sous l’interpellation de Dame KONE ce jeudi 5 septembre 2013.
Pour le constater, c’est simple ; recueillir l’eau du robinet dans un seau blanc pendant au moins 24 heures. Vous apercevrez un dépôt rougeâtre au fond du seau. C’est de la rouille ! Ce qui signifie que si vous consommez directement l’eau du robinet sans la faire reposer, ce dépôt de rouille se posera dans votre ventre et bonjour les problèmes de ventre.
Ceci est évidemment la résultante de la vétusté des installations. Mais pis, cela n’émeut personne parce que de toute façon l’entreprise détient le monopole dans la production et la distribution d’eau en Côte d’Ivoire.

Abraham Laboriel

29/01/2013

PISTES VILLAGEOISES : LE CALVAIRE DES POPULATIONS RURALES



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« Le développement de ce pays repose sur l’agriculture » a-t-on coutume d’entendre en Côte d’Ivoire depuis les temps du père de la nation (Feu Félix Houphouët Boigny). Mais force est de constater que les vrais acteurs que sont les paysans sinon les braves paysans sont encore en marge de ce développement. Car leurs besoins en eau potable, en électricité, en soins sont de plus en plus énormes les uns que les autres vu le taux de croissance de la population. Pis l’accès aux différents villages du pays est un vrai parcours de combattant. Vous vous rappelez certainement ce titre récurrent de cette dictée des classes de CM « Un voyage difficile » ! Plusieurs sont ceux qui revivent cette dictée en empruntant la route du village.
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Nos multiples voyages à l’intérieur du pays nous ont permis de découvrir le quotidien des populations surtout en matière de voiries. Sur ces routes, tout y est ; dos d’âne, nids de poules, crevasses, ponts en planches, etc. Et pourtant « La route précède le développement », dit on souvent ! C’est dire que tant qu’il n’aura pas de route et de bonnes routes, les populations qui souffrent ne verront jamais ce développement dont il est question.
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Ce mauvais état des routes n’est pas sans conséquences ! Outre les pannes qui se multiplient (ce qui cause un manque à gagner pour les transporteurs), il y a aussi les graves accidents provoquant d’énormes pertes en vies humaines compte tenu des longs retards accusés pour secourir les accidentés. Le coup du transport (voyageurs et marchandises) sort les yeux de la tête. En exemple précis, les populations du village de DOUGROUPALEGNOA, à seulement 15 KM de GAGNOA paient 1000 F CFA pour se rendre en ville. Et cette distance se parcourt en 1 heure. « Ici encore c’est mieux, témoigne le vieux ZADI, car les véhicules se rendant dans les villages de Sassandra sont obligés par moment de venir passer par là. La voie de Gueyo étant impraticable ». Les produits des récoltes pourrissent souvent dans les champs par manque de moyens de transport. S’ils ont pu en être sortis, le consommateur final ne peut s’en procurer selon ses moyens vu le coût exorbitant
Il faut donc à défaut de bitumer ces voies, refaire le profilage régulier pour le bonheur de populations.
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18/10/2012

Affrontements armés encore à Abobo, hier: Des miliciens pro-Ouattara attaquent les Frci, 5 morts



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Affrontement armé FRCI-civils pro-Ouattara à Abobo, devenu pour la circonstance, un champ de bataille.

Le 17 octobre 2012 par Notre voie - La deuxième journée de l’opération « pays propre » à Abobo s’est déroulée hier dans le sang et les flammes. Selon le site d’informations Koaci.com,

des éléments des Frci qui conduisaient l’opération ont été attaqués par des miliciens pro-Ouattara. Au cours des violents échanges de tirs, on a enregistré, diton, cinq morts dont un élément des Frci abattu en face de la mairie d’Abobo. Notre équipe de reportage présente sur place à Abobo n’a pu vérifier l’effectivité de ce bilan. Cependant la situation marquée par des tirs nourris toute la journée a conduit les habitants à se terrer chez eux. Les magasins fermés depuis la veille n’ont pas rouvert hier. Des individus non identifiés, en colère après la destruction de leurs étals et autres kiosques à café, ont tenté en vain d’incendier le nouveau site de la gare routière d’Abobo situé au quartier dit « La pompe », en face d’Anonkoua Kouté. La circulation était paralysée et les populations se déplaçaient difficilement compte tenu de l’absence de taxis et de Gbaka (mini-cars de transport en commun). Aux environs de 13h, dans les rues désertes de la commune, des éléments des Frci à bord de blindés du 1er bataillon d’infanterie d’Akouédo faisaient des patrouilles. Tandis que d’autres, armés de kalachnikov et de lance roquettes, escortaient les deux bulldozers commis à la destruction des étals sur les deux côtés de la voie menant de la mairie d’Abobo au quartier Samaké, lieu d’intenses échanges de tirs entre des miliciens pro-Ouattara et des Frci depuis 9h. Au moment où nous bouclions la situation était toujours confuse à Abobo.

Didier Kéi

09/07/2012

Bombardement de la Côte d’Ivoire et de la Libye: Théâtres d’essais et risques.



Lundi 9 Juillet 2012 - 00:33

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La guerre de la France contre la Côte d’Ivoire et la Libye a pris une tournure particulière à partir de mars 2011 dans l'emploi massif des bombardements.
Au-delà des conséquences immédiates, il convient d’examiner les conséquences probables à moyen et long terme au regard des produits toxiques dégagés par ces explosions multiples.
En observateur direct des bombardements en Côte d’Ivoire, en me remémorant les bruits des détonations, la nature et la forme des fumées ainsi que les lumières observées lors des différents bombardements, nous sommes en droit de nous interroger sur la composition des explosifs utilisés et donc de leurs conséquences à moyen et long terme sur la population.
Que dire des conséquences à venir des bombardements en Libye ? Sans même parler de certains irakiens qui souffrent et meurent en silence, certains vétérans français et américains de la première guerre en Irak sont là pour témoigner des conséquences néfastes de ces nouvelles armes testées sur les théâtres de la guerre.


RAPPEL HISTORIQUE


Pendant la seconde guerre mondiale, les Américains ont largué pour la première fois sur le Japon (Hiroshima et Nagasaki) des bombes atomiques.
La première bombe a fait près de 70 000 morts sur le coup et les radiations toxiques dégagées ont fait près de 200 000 morts 5 ans après. Certains vivants ont été atteints de cancer suite à leur exposition aux radiations nucléaires. Ces radiations ont provoqué encore des morts au-delà de 30 km du lieu d’explosion.
La puissance meurtrière de la bombe atomique a poussé plusieurs États à se doter de ses armes modernes pour se prémunir d’une attaque nucléaire : Ainsi, après les USA en 1945, l 'URSS réussissait son premier essai en 1949, la Grande Bretagne en 1952, la France en 1960 et la Chine en 1964.
Après cette course effrénée à l'arme atomique, le monde risquait sa destruction en cas de guerre mondiale. Prenant conscience du danger, dans ce contexte de guerre froide, l’ONU adopta le Traité de Non Prolifération des armes nucléaires (TNP) en 1968 et ratifié par plusieurs États en 1970.

Ce traité avait pour objectifs :

1- l’interdiction aux États non détenteurs de la bombe atomique de s’en procurer ;
2- le désarmement de ceux qui en possèdent pour éviter les conséquences dramatiques d’une telle arme.
Ces dispositions n’ont ni empêché de nouveaux États de s’en approprier ni aux cinq (5) grands de perfectionner et d’augmenter leur puissance nucléaire comme force de dissuasion.
En 2011, la situation des armes nucléaire est la suivante : (en nombre de têtes nucléaires)
RUSSIE : 11 000 ; USA : 8500, France 300, ROYAUME UNI : 225, CHINE : réduites à 240 environ.
Ainsi des avions de guerre modernes sont armés de missiles à charge nucléaire ainsi que des navires de guerre et des sous-marins.
La France, première puissance nucléaire européenne s’est bien gardée de faire ses essais sur son sol. C’est le désert algérien et la Polynésie qui ont servi de lieu des essais.
Sous la pression des militants des ONG (Organisation Non Gouvernementale) antinucléaires, souvent au prix de leur vie ce fut le cas du bateau Rainbow Warrior (1 mort) de Green Peace coulé en pleine mer pendant qu’il allait pour manifester contre des essais nucléaires en Polynésie et pour dénoncer les effets dangereux de tels essais sur des populations qui ignorent tout du danger qui les guette. La France arrêta en 1996 ses essais et signa le traité d’interdiction complète des essais.
Néanmoins, une nouvelle génération de missiles à tête nucléaire est développée de 2000 à 2010 pour armer les avions et les navires de guerre de la France sans essai en vraie grandeur. L’acquisition et l’installation des équipements complémentaires nécessaires au super calculateur TERA-10 pour la simulation de tests en laboratoire sont reportées pour restriction budgétaire.
En 2011, la France s’engage dans deux guerres en Côte d’Ivoire et en Libye où plusieurs missiles sont lancés. Le 4 octobre 2011, le ministre français de la défense déclare devant la commission de défense de l’assemblée nationale que la France a tiré en Libye 4 621 munitions dont 1018 munitions par des missiles air-sol avec 780 armant des missiles de type GBU (Guided Bomb Unit). Or il est bien connu que certains missiles de type GBU sont souvent armés de charges nucléaires pour la destruction des bunkers.
La presse a fait aussi état d’utilisation de bombes interdites en milieu urbain comme les bombes à phosphore blanc ou des charges dangereuses comme le gaz moutarde utilisé pour rayer de la carte la ville libyenne Tawarga. Cette ville était habitée en grande majorité par des noirs.
En Côte d’Ivoire, des missiles HOT et MILAN entre autres ont été utilisés pendant la guerre de la France contre la Côte d’Ivoire avec ce que cela comporte comme intoxication de la population.
Les examens médicaux du Président Laurent GBAGBO ont fait état de dégradation de son état de santé. Quelles sont les causes ? Ya t-il un lien avec la cinquantaine de bombardements sur sa résidence en avril ? Le caractère secret de l’examen médical ne permet point de donner une réponse.
Ou sont passés les milliers de jeunes ivoiriens qui étaient devant la résidence du Président Laurent GBAGBO et qui n’ont plus jamais regagné leur domicile ?
L’augmentation curieuse de la morbidité et de la mortalité même chez les plus aisés de la société ivoirienne est-elle sans lien avec la quantité de toxicité de bombes sur Abidjan en si peu de temps ?




ANALYSE


Pour l’opinion publique, la propagande fait croire que ces tirs sont des tirs de précision et donc ne touchent que des cibles militaires. Or, tout tir balistique présente nécessairement un écart circulaire pouvant varier de 1 à 10m (des erreurs ont été reconnues par l'armée Américaine en Irak et en Afghanistan) pour des missiles supposés précis. L’on sait que depuis la fin de la deuxième guerre mondiale que la précision des tirs n’empêche pas la diffusion des particules toxiques qui tuent à petit feu plusieurs années après, même pour des populations habitant des endroits éloignés des lieux de tir.
Il convient donc d'établir les raisonnements suivants :
1- Soit les missiles tirés en Côte d’Ivoire et en Libye ne contiennent aucun produit toxique, donc, aucun dégât collatéral sur les vies humaines à court, moyen et long terme ; hypothèse peu probable au vu des types de charges utilisées.
2- Soit la communauté internationale estime qu’elle peut se cacher derrière l’ignorance des Africains pour se voiler la face.
3- Soit la France a décidé de faire de l’Afrique son champ d’expérimentation en grandeur nature (comme le désert algérien) de ses nouveaux missiles avec les conséquences que l’on sait, cela en contournant le traité d’interdiction totale des essais nucléaires.
Lorsqu’on sait que l’appétit pour les matières premières a été la cause d’extermination des autochtones d’Amérique rebaptisés « Indien » pour faire d’eux des étrangers sur leur propre sol et fut la cause de l'extermination de millions de Noirs pendant la traversée de l’océan à l’époque de l’esclavage et lors des guerres de colonisation et de décolonisation, l’on est en droit de se poser des questions sur l’agenda secret de la stratégie des bombardements tout azimut pour « installer la démocratie » à travers le monde en des lieux où la matière première est abondamment « installée ».
C’est le lieu d’interpeller le nouveau pouvoir en France pour qu’une commission parlementaire puisse mener des enquêtes pour savoir exactement la charge des bombes utilisées et évaluer leur impact à court, moyen et long terme.
En tout état de cause, une commission internationale sous l’égide de l’Union Africaine avec l’assistance technique de l’AIEA (l’Agence Internationale de l’Energie Atomique) s’impose pour déterminer la composition des explosifs utilisés pour le bombardement de la Côte d’Ivoire et de la Libye, évaluer leur impact à court, moyen et long terme sur le continent et prendre des mesures nécessaires pour préserver la vie des populations exposées de manière crapuleuse aux effets de ces bombardements dans l’ignorance totale.


DON MELLO Ahoua
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Docteur Ingénieur des Ponts et Chaussées
.Ex Professeur de Thermodynamique et de mécanique INPHB De Yamoussoukro
.Ex DG du Bureau National d’Etude Technique et de Développement (BNETD)
Ministre de l’Équipement et d’Assainissement du Gouvernement AKE N'GBO
Membre du Bureau de la Coordination du Front Populaire Ivoirien (FPI) en exil

26/03/2012

Furia des FRCI contre les populations à Yopougon – Maquis pillés et saccagés, plusieurs blessés graves


Furia des FRCI contre les populations à Yopougon – Maquis pillés et saccagés, plusieurs blessés graves


par La rédaction le 26/03/12 à 7:04
Les Frci en nombre impressionnant et armés de kalachs, de couteaux, machettes ou barres de fer ont pris d'assaut, hier aux environs de 19h, les maquis jouxtant le stade Jesse Jackson avant de s'attaquer aux simples passants dans quartier Selmer. Où, disent-ils, un des leurs venu consommé de l'alcool dans le maquis Monde Arabe a eu maille à partir avec un autre client.
Ils saccagent d'abord le maquis avant de s'en prendre à ses occupants qui seront molestés, tailladés à la machette pour certains, selon les témoignages recueillis sur place. "Ça faisait pitié. Il y a même un passant agressé qui a perdu un œil. J’ai été dépossédé de mes deux téléphones portables et mon portefeuille", nous a raconté une victime de la descente brutale des éléments des Frci installés à la place de la Liberté de Yopougon Nouveau quartier, transformée en camp de fortune. Durant plus d'une heure, ces éléments déchaînés ont attaqué tous les maquis environnants, les dépouillant de leurs recettes avant de mettre tout sens dessus-dessous. Selon un témoin, l'on dénombre plusieurs dizaines de blessés après le passage des éléments des Frci, qui sont rentrés tranquillement à leur base après leur forfait. Ce type d'agression est fréquent depuis la transformation illégale de la place de la liberté en camp des Frci, se plaint un riverain du quartier Selmer.

B.S