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29/10/2012

TRIBUNE: LE PROCÈS DE LAURENT GBAGBO ET LA POLITIQUE DE SARKOZY EN CÔTE D'IVOIRE




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Nicolas Sarkozy à l'investiture de son ami Alassane Ouattara en mai 2011 à Yamoussoukro.

Le 29 octobre 2012 par CORRESPONDANCE PARTICULIÈRE - Lors de sa conférence de presse du 25 avril 2012, le candidat François

Hollande répondit sans détours aux questions de Freddy Mulongo (Reveil FM
International), soucieux de savoir quel serait sa relation avec la françafrique et la France du “fric et des mallettes”: “Une rupture est nécessaire par rapport à des
pratiques qui ont desservi la France et l'Afrique et par rapport à des usages qui n'ont
rien d'acceptable, ni de légal […] Je veillerai donc à ce que les relations à la France
et l'Afrique puissent reposer sur des principes. D'abord celui d'une solidarité que
nous avons, d'une politique que nous pouvons mener à la fois pour l'économie, mais
aussi pour la langue […] sur les régimes eux-mêmes, les règles doivent être aussi
celles de la démocratie et donc je n'accepterai pas des élections qui auront été
frauduleuses. Où que ce soit”. Il releva, entre autres choses, les soubresauts de la
Françafrique que nous voyons tous dans un certain nombre d'instructions judiciaires.
Le refus de concéder à Laurent Gbagbo la liberté provisoire le vendredi 26 octobre en
est la preuve. En Côte d'Ivoire, nous percevons tous ces soubresauts de la
Françafrique à travers les déclarations de certains hommes politiques installés par
l'ex- président français qui continuent de faire l'apologie de sa politique de la terreur,
en affirmant paradoxalement, dans le cadre de la réconciliation entre les ivoiriens,
qu'ils auraient dû tuer le président ivoirien Laurent Gbagbo. Tous ces discours, à la
veille du procès de Laurent Gbagbo visaient à influencer la Cour de justice de la
Haye face à un prisonnier politique célèbre déterminé, une fois libéré, à vivre à
Mama, sur la terre de ses ancêtres. La Cour de justice de la Haye se retrouve par
conséquent pris dans un étau, parce que les autorités politiques ivoiriennes refusent
indirectement d'assurer la sécurité de leur adversaire politique indispensable à l'unité
des ivoiriens. Le but de Sarkosy et de ses partisans est d'empêcher une nouvelle
orientation de la politique africaine décidée par le président Hollande et son
gouvernement dont le but est de mettre tout en oeuvre pour rendre possible une
rupture par rapport à des pratiques qui ont desservi l'Afrique et la France, par rapport
à des usages qui n'ont rien d'acceptable, ni de légal. Libérer Gbagbo c'est mettre fin à
la politique de terreur de la Françafrique, à cette politique d'impunité qui dévore les
fils de la nation, la crème de la population ivoirienne. En permettant la diffusion par
les organisations internationales de dossiers secrets sur les crimes commis en Côte
d'Ivoire par les partisans de la Françafrique, d'Alassane Ouattara, le gouvernement de
Hollande a choisi de mettre tout en oeuvre pour dévoiler ce que cachait réellement
Sarkosy au monde entier. Si Hollande choisit de bâtir les relations entre la France et
l'Afrique sur des principes, Sarkosy avait choisi la voie de la terreur, des crimes, car
sous son gouvernement les ivoiriens ardents défenseurs de leur nation étaient des
ennemis potentiels de la Françafrique. Le président ivoirien Laurent Gbagbo est
devenu, sous le président français Sarkosy, un prisonnier politique, déporté, avant les
élections présidentielles françaises, à la Haye, parce qu'il ébranlait les fondations de
la Françafrique, un système frauduleux qu'incarne aujourd'hui Alassane Ouattara. Le
choix de ce fonctionnaire international par les multinationales, et la droite française
n'est pas le fruit du hasard. Fils de Dramane Ouattara, Alassane Ouattara est
descendant de l'empereur Sékou Oumar Ouattara (1665-1745), fondateur de l'empire
Kong, à cheval sur le Mali, le Ghana, le Burkina Faso et la Côte d'Ivoire. Attaché
aux frontières ethniques chères à la Françafrique et non aux frontières
administratives, cet homme politique atypique proche de la droite française s'est vu
projeté à la tête d'un parti politique, le RDR( Le Rassemblement des Républicains)
qui rime aujourd'hui avec le Rassemblement du Rattrapage ethnique. Devenu
président d'un parti politique sans y avoir vraiment milité, cette figure politique, grâce
à ses origines, devient pour la droite française un élément clé capable de créer les
conditions d'une néo-colonisation de l'Afrique, en restaurant l'empire colonial, en
s'inspirant, en politique, du mimétisme du caméléon dans le but de rassembler autour
de sa personne les citoyens originaires de ces pays, autrefois, dépendants de l'empire
de Kong. Sarkosy, contrairement à certains spécialistes du monde politique, n'a pas
pas perdu les élections face au président Hollande parce qu'il a consacré peu de temps
à sa campagne électorale. Jeune maire, il se prépara déjà à la conquête du pouvoir
quand il célébra le 24 août 1991 le mariage de Dominique Nouvian et de son ami
Alassane Ouattara qu'il installera de force, vingt ans après en Côte d'Ivoire, parce que
de ce dernier dépendrait son rayonnement politique en Afrique et dans le monde.
Malgré sa défaite cuisante, Sarkosy ne démord pas, il fait parler de lui en France, à
travers des sondages et en Afrique par le biais de ses partisans favorables à la
politique de terreur. Ce ne sont heureusement que des soubresauts grâce à la loi
abolitionniste du président Hollande qui invite les gouvernants africains à assumer
pleinement leur responsabilité face à d'éventuelles révolutions que pourraient susciter
les injustices dont seraient victimes leurs populations.

Une contribution d'Isaac Pierre BANGORET
(Écrivain)

20/09/2012

Interview exclusive/ Depuis l’exil, Charles Blé Goudé : « J’ai peur … » « La paix en Côte d’Ivoire passe par Gbagbo » « Il faut aider Banny »




Côte d'Ivoire, Charles Blé Goudé,politique,nationale
Charles Blé Goudé.
Le 20 septembre 2012 par L'INTER - Il a bien voulu se confier à L’inter, votre quotidien. Depuis son lieu d’exil, via les nouvelles technologies de l’information et de la
communication, Charles Blé Goudé, l’ancien ministre de la Jeunesse et de la promotion de l’emploi dans le dernier gouvernement de Laurent Gbagbo, a bien voulu répondre à nos questions. Il interpelle le pouvoir, dit ses craintes mais également ses espoirs en une Côte d’Ivoire dont les fils et filles se mettront ensemble un jour pour la bâtir. Interview
Charles Blé Goudé, êtes-vous en deal avec les nouvelles autorités pour revenir au pays ?
Un deal est un accord, un marché que l'on conclut avec une partie. En général, c'est un accord gagnant-gagnant. Que pensez-vous que je gagne en ce moment avec ce régime, si ce ne sont les enlèvements, les arrestations et emprisonnements de mes collaborateurs, les membres de ma famille, et tout dernièrement de Docteur Konan Patrice dont le seul crime est d'être parmi ces nombreux médecins qui de manière bénévole, m'ont apporté une assistance médicale, quand j'étais encore au pays ? C'est ça le deal ? Et un deal pour quoi faire ? Je ne suis en deal ni en négociation avec personne. J'ai lancé un appel officiel à la réconciliation, j'attends en retour une réponse officielle.
Le ministre Hamed Bakayoko dit pourtant que vous êtes en contact. Qu'est- ce que vous vous dites exactement ?
Je dis exactement qu'il faut faire face aux vrais problèmes des Ivoiriens, au lieu de susciter de faux débats. En ce qui me concerne, je n'ai jamais fait de mystère autour de ma volonté que la crise ivoirienne se règle par un dialogue franc, sincère et inclusif avec les différents acteurs politiques! J'avais déjà montré la voie en lançant un appel à la cessation des violences entre populations, lors d'une concertation avec les jeunesses du RHDP, en juin 2007, en initiant la caravane de la paix, en faisant recevoir Guillaume Soro à Gagnoa, en recevant les jeunes des Forces nouvelles dans mon village, en rendant visite à Wattao à Bouaké, en faisant de lui un ami et homme fréquentable. Pour finir, en recevant Konaté Sidiki et Souleymane Kamaraté au stade Jesse Jackson de Yopougon. Toutes ces actions ne m'ont pas forcément valu des amitiés, mais je les ai faites parce que je voulais la paix. Pour dire que cela n'a jamais été un problème pour moi de parler avec un adversaire politique, d'autant que je me sens capable d'exprimer mes positions et convictions politiques face à n'importe qui. Tous ceux qui pensent m'attirer dans un dialogue pour me piéger, se trompent. Nous avons certes perdu le pouvoir, mais pas notre intelligence. Je sais à quoi m'en tenir à partir du traitement que le pouvoir inflige à mes collaborateurs, à mes proches et maintenant à mon médecin. Quand on frappe le margouillat, le lézard s'apprête.
Mais monsieur Blé, vous parlez au moins avec votre ancien compagnon de lutte, Guillaume Soro, devenu aujourd'hui président de l'Assemblée nationale ?
Là encore, je vais vous décevoir. Non. Bogota est occupé à autre chose pour l'instant.
Avant la crise post électorale, vous vous parliez, pendant la crise aussi, selon nos informations, alors pourquoi le contact a-t-il été rompu ?
Mon père m'a dit que quand vous donnez un verre d'eau à quelqu'un qui n'a pas soif, il n'en voit pas la valeur. Quand le temps aura fait son effet et que tout le monde aura compris la nécessité de parler, cela s'imposera à nous tous. Pour l'instant, vous constatez comme moi que les nouveaux tenants du pouvoir ont fait de la traque des pro-Gbagbo, un véritable programme de gouvernement. Laissons-leur le temps de se rendre compte des limites de ce programme. Le reste viendra
Une alliance Blé /Soro est-elle envisageable dans la politique ivoirienne, comme au temps de la FESCI ?
Toute réalité politique étant une denrée périssable, cela dépendra de ce que nous aurons en commun comme valeurs ou pas. Qui vivra, verra.
Que faut-il pour que Blé Goude retourne en Côte d'Ivoire ?
Quand le pouvoir aura compris que faire la paix n'est pas une option, mais plutôt un impératif. Quand le pouvoir aura compris qu'il n'y aura jamais de Côte d'Ivoire où ne vivent que des pro-Ouattara, et que c'est le regard du voisin qui vous montre la tâche qui se trouve sur votre chemise. Quand le pouvoir aura accepté de gouverner et non de régner. Quand le pouvoir aura compris que la déportation de ses adversaires politiques dans le Nord est à inscrire au chapitre des pratiques dépassées. Quand les signes d'actes d'apaisement, passant par la libération des prisonniers et la cessation de la traque des pro-Gbagbo se feront apercevoir, personne n'aura besoin de me dire de rentrer chez moi. Tous les opportunistes qui font le tour des capitales pour utiliser et monnayer le retour des pro-Gbagbo, perdent leur temps.
Vous êtes souvent cité dans des attaques contre le régime Ouattara, on dit aussi qu'il n'y a jamais de fumée sans feu. Qu'en dites-vous?
Il arrive souvent que des personnes prennent de simples nuages pour de la fumée et voient le feu là où il y a des rivières qui s'évaporent. Est-il encore besoin de vous rappeler que le comportement d'un adversaire politique, aussi mauvais soit- il, ne parviendra pas à me changer au point de me pousser à renier mon passé de celui qui, à la tête de milliers d’Ivoiriens, était descendu dans la rue pour s'opposer à l'usage des armes comme moyens de conquête du pouvoir. Je demande à ceux qui se croient obligés de me citer dans leurs rapports d’enquête, qu’ils peuvent justifier leurs primes et prébendes autrement. Je ne suis pas un abonné aux coups de force.
Croyez-vous qu'un coup d'Etat est possible en Côte d'Ivoire, et que cela soit la solution aux problèmes des pro-Gbagbo?
Je suis maître de mes agissements ; je puis donc vous dire que les idées et principes qui fondent mon entrée en politique sont contraires aux coups de force. Il semble que les coups de force sont le fait d'individus désespérés, or je ne suis pas un désespéré. J'ai une foi inébranlable en l'avenir, donc je ne me sens pas concerné. Je puis simplement conseiller au pouvoir d'éviter de créer le désespoir au sein de la population, cela éviterait aux Ivoiriens des traumatismes de trop, qui sont le fait de désespérés. Je ne crois pas que les pro-Gbagbo soient en attente d'un coup de force, ils veulent un dialogue franc et sincère ; ils demandent que les conditions et l'environnement soient créés.
Vous aviez en son temps souhaité une amnistie générale comme condition de votre retour au pays ; pensez-vous que c'est la solution pour la paix ?
Ce serait prétentieux de réduire le retour de la paix en Côte d'Ivoire à ma personne. La complexité du dossier ivoirien est à la mesure de la crise. Encore faut-il que le régime prenne la mesure de sa responsabilité à mettre fin à la crise, même si la guerre est finie. Les enlèvements, arrestations et emprisonnements ne font jamais bonne recette, c'est pourquoi il faut explorer la voie du dialogue. Nelson Mandela n'a mis aucun de ses adversaires politiques en prison, et pourtant l'Afrique du Sud a retrouvé la paix. Dans toute équipe, il y a des extrémistes qui souhaitent toujours l'éradication de l'autre, qu'ils considèrent comme la cause de leurs malheurs. Mais c'est ici qu'intervient la force du leadership du chef de l'équipe pour faire prévaloir sa vision, s'il en a une. Je pense qu'une amnistie générale peut favoriser le retour de la paix dans notre pays et peut aider les Ivoiriens se parler à nouveau.
Vous avez aussi souhaité rencontrer le président de la Commission réconciliation ; où en êtes-vous avec cette rencontre?
Je ne réduis pas ces rencontres à ma personne. L'essentiel, c'est que les acteurs se parlent, que l'on aide le président Banny à jouer son rôle. Je constate que ces derniers temps, il est à la tâche à travers des consultations avec les différents acteurs politiques. Je voudrais ici le féliciter et l'encourager à continuer dans la réalisation de cette tâche complexe. Au-delà de nos singularités, cherchons toujours ce que nous pouvons partager comme valeurs. En ce qui me concerne, je puis vous rassurer que mon appel n'est pas tombé dans oreilles de sourd. C'est un processus.
Avez-vous des nouvelles de l'ancien président, Laurent Gbagbo?
Pas plus que vous, malheureusement.
Pensez-vous qu'il sortira un jour de prison?
Pour moi, la libération de Gbagbo peut participer au retour de la paix dans notre pays. Les tenants de la thèse contraire devraient aujourd'hui humblement reconnaître et admettre les limites de leur voie. À la lecture de la presse gouvernementale et celle de l’opposition, de la presse internationale qui s'intéresse au dossier ivoirien, on doit tous admettre que tout ce fait en fonction de Gbagbo, même en prison.
Comment envisagez-vous l'avenir de la Côte d'Ivoire dans les cinq prochaines années?
Pour dire vrai, j'ai peur pour mon pays. La fracture entre les autres ethnies et le Nord me semble trop profonde aujourd'hui. D'Houphouët-Boigny à Gbagbo, en passant par Bédié et feu Guei Robert, c'est la première fois, dans l'histoire de notre pays, que la suprématie d'une seule ethnie sur les autres est célébrée, et sans gêne. Si Ouattara et ses hommes regardent bien dans le rétroviseur, sans passion et sans émotion, ils se rendront compte qu'ils ont fait en moins de deux ans de pouvoir, pire que ce qu'ils prétendent avoir combattu. La question identitaire est plus que jamais visible, car les concepts de "rattrapage" et de "nordisation" dans tous les secteurs de l'administration, de l'armée et au sommet de l'Etat, sont des concepts tout aussi dangereux que le concept de l'ivoirité qui a fait couler beaucoup d'encre et de salive. J'ai peur que le régime actuel lègue aux générations futures, une Côte d'Ivoire beaucoup plus difficile à réconcilier.
Quelle est votre actualité en ce moment? Comment passez-vous vos journées?
Vous le saurez plus tard, mais sachez que je ne m'ennuie pas du tout, vu que je considère cette parenthèse de ma jeune carrière comme un moment de formation et de transformation. Je m'adonne volontiers à toute activité pouvant aider à me forger et à me former à la vie. Soyez un peu patient.
Avez-vous des nouvelles de votre ami Wattao?
Laissez Wattao tranquille, c'est un militaire. En Côte d'Ivoire, la vie humaine tient aujourd'hui à un fil.
L'exil, c'est très difficile, comment arrivez-vous à survivre ? Qui vous finance ?
Je rends grâce à Dieu! J'ai l'avantage d'avoir été élevé dans la disette, dans une famille très pauvre où on n’a besoin que de peu pour vivre. Pour transformer la vie, il faut avoir la vie. Or j'ai eu la chance d'avoir pour le moment la vie, en plus j'ai Dieu. Donc je ne crains rien. Dieu pourvoit pour moi.
Et vos amis? Il semble même qu’il y en a qui vous ont abandonné ?
J'assume entièrement ce que je vis et je n'en veux à personne. J'ai foi en mon avenir. J'ai eu l'habitude d'être reconnaissant envers tous ceux qui m'ont dit non un jour, car grâce à eux, je me suis mis à la tâche avec mes propres efforts pour réaliser ce que je voulais. Je suis un self made man. Je regarde l'avenir avec sérénité. Même quand l'adversaire pense m'avoir mis dans une position de faiblesse en me m'étant à genoux, je lui dis merci, car il m'a mis dans la meilleure position pour prier Dieu.
Interview réalisée par Hamadou ZIAO

01/06/2012

MENSONGES ET INTRIGUES DANS LE MILIEU POLITIQUE/ Le peuple doit soumettre les politiques à l’épreuve du gôpô §



Le « gôpô » et le « djêtê » (appellation en pays bété) sont des épreuves qui se pratiquaient dans les temps anciens pour découvrir la vérité. Et ce dans un certain nombre de cas en particulier l’adultère, le vol, le crime ou le mensonge qui peut avoir de graves conséquences sur la cohésion sociale. Le présumé coupable est soumis à l’une de ces épreuves lorsque celui-ci s’endurcit à reconnaître sa culpabilité après plusieurs interrogatoires. Application et signes permettant de découvrir le coupable.
Le « gôpô » est la sève d’un arbre (gôpô souh,) de couleur blanchâtre qu’on applique sur la nuque de l’incriminé. Et ce après lui avoir fait prononcer des paroles spécifiques par quelqu’un qui s’y connaît. Ces paroles se résument en ces termes : « Si je suis coupable, que je ne vois plus jamais ou alors que tel ou tel malheur m’arrive ! » Si la personne est coupable, elle devient non voyante de manière effective quand bien même ses yeux restent ouverts. Dans le cas contraire la sève appliquée sur la nuque ressort par les yeux sous forme de larmes et la personne s’en sort indemne. Quant au « djêtê », c’est le jus obtenu des feuilles d’un autre arbre (djêtê souh). Ce jus est avalé par le soupçonné après avoir cité les paroles comme celles-ci : « Si je suis coupable que tel ou tel malheur m’arrive», toujours par un spécialiste en la matière. Les signes sont évidents quand on est coupable ; on se comporte comme un malade mental, quelqu’un qui a perdu la raison ou encore comme un saoulé. Dans le cas contraire la lucidité demeure malgré toutes les paroles incantatoires.
Ceci dit nous pensons très sincèrement que tous les hommes politiques ivoiriens devraient être soumis à l’épreuve du gopo. Et pour cause, le mensonge et la délation sont monnaient courantes dans le milieu politique. De sorte qu’on pourrait les appeler « des mentivores » pour désigner ceux qui ne vivent que du mensonge.
L’engagement, la résolution et la conviction ? Ne leur demander pas cela ! Ils mangent dans toutes les sauces quelque soit leur goût. Ce sont de vrais nomades politiques. Ils ne clignent point l’œil pour mentir au peuple dont ils disent qu’ils sont les représentants. Oubliant cet adage qui dit: « On peut mentir au peuple une seule mais on ne mentir au peuple tout le temps ! »
Parlant de conviction, seul Laurent GBAGBO reste convaincu sur son itinéraire. Voici quelqu’un qui va jusqu’à risquer sa vie juste pour ce dont il est convaincu.
On doit donc revenir à ces pratiques tellement le mensonge et les crimes sont devenus sont devenus une seconde nature pour plusieurs de nos jours. Ce qui faciliterait aussi un temps soit peu la tâche au Procureur de la République dans ses enquêtes vu le grand nombre de dossiers à traiter.


15:19 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : mensonge, politique, qopo, peuple