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31/07/2012

Ouest de la Côte d’Ivoire: Amadé Ouéremi, la grande inquiétude - Qui protège le chef de guerre du Mont Péko ? L’État interpellé!




mar, 31 juill. 2012 - 8:23 Catégorie:Régional News
Côte d'Ivoire, Ouest, Amadé Ourémi,chef de guerre, Mont Péko, Etat, silence
Amadé Ouremi et les casques bleus de l'Onuci.

Le 31 juillet 2012 par l'INTER - Amadé Ouéremi, à l’état civil Ouédraogo Rémi, est aussi bien connu des autorités ivoiriennes.

Il ne fait aucun doute qu’il règne en véritable seigneur dans l’Ouest de la Côte d’Ivoire, précisément dans la forêt classée du Mont Péko. Amadé Ouéremi, à l’état civil Ouédraogo Rémi, est aussi bien connu des autorités ivoiriennes, et même au niveau international.
Selon certaines sources, il est né en 1964. Originaire du Burkina Faso, il s’est installé avec ses parents dans le village de Bagohouo en 1986.

D’abord réparateur de vélos, Amadé a ensuite trouvé refuge en 2003 dans la forêt du Mont Péko qu’il a appris à connaître et à maîtriser. Reconverti en planteur, sa bonne connaissance de cette immense forêt classée, fait de lui le maître des lieux. Tout le monde ne jure que par son nom. A la faveur de la crise qui a éclaté en Côte d’Ivoire en septembre 2002, et qui a connu de fréquents rebondissements jusqu’à la bataille post-électorale, Amadé Ouéremi se retrouve à la tête d’une troupe de combattants disséminés dans cette forêt et dont le nombre exact n’est pas connu. Certains les estiment à 400 combattants, d’autres parlent de moins de 100 combattants.

Toutefois, il faut le noter, le jeune réparateur de vélos a échangé les clés et autres tourne-vis, contre les fusils calibre 12 et les Kalachnikovs. Il s’est ainsi bâti un territoire et une armée qui échappent encore aux autorités. Selon un agent des Eaux et Forêts dont nous taisons le nom, Amadé Ouéremi et ses combattants sont effectivement maîtres dans la forêt classée du Mont Péko. Au cours d’une mission d’inspection et d’évaluation dans cette forêt, témoigne-t-il, lui et ses compagnons se sont cru en terrain conquis, lorsqu’ils ont vu des hommes armés sortir des broussailles par petits groupes pour les encercler. Les assaillants les ont sommés de quitter les lieux dans le quart d’heure qui suivait, menaçant de les tuer. Toute chose qui démontre la dangerosité de cette forêt devenue un camp militaire sur lequel règne Amadé Ouéremi. Mais là-dessus, c’est motus et bouche cousue. Ce qui n’est cependant pas le cas des organismes internationaux de défense des droits de l’Homme (Human Rights Watch, et Amnesty International) dont les différents rapports l’épinglent bien souvent pour des cas de violations « graves » des droits de l’Homme dans l’Ouest de la Côte d’Ivoire. D

es tueries et massacres qui ont été perpétrés à Duékoué sont mis sur le compte de ce national burkinabé. Ses hommes et lui ont été notamment accusés dans un rapport de l’ONU publié en mai 2011, d’être les auteurs des massacres du quartier Carrefour, toujours à Duekoué pendant la bataille post-électorale. Dans son dernier rapport pour l’année 2011 rendu public le lundi 23 juillet dernier, la Commission nationale des droits de l’Homme de Côte d’Ivoire (CNDHCI) a encore cité Amadé Ouéremi et ses combattants comme les instruments de la spoliation des terres des autochtones guéré au profit des allogènes burkinabé. « La milice à Amadé Ouéremi qui occupe la forêt classée du Mont Péko en constitue un exemple probant », dénonce le rapport de la CNDHCI, soulignant que cette spoliation des terres constitue des risques d’explosion des conflits fonciers encore latents dans la région Ouest.

Le silence coupable de l’État

Parler d’Amadé Ouéremi et de ses hommes semble être classé dans la catégorie des crimes d’atteinte à la sûreté de l’Etat. Même les autorités de la ville de Duekoué ne s’autorisent aucun commentaire de façon ouverte ou désobligeante sur son cas. Dans les circuits officiels de l’appareil étatique, c’est aussi le silence.

Et pourtant, il est de notoriété publique que Amadé Ouéremi est installé dans la forêt classée du Mont Péko, à la tête de centaines de combattants. Pourquoi est-il dans cette forêt ? Avec l’autorisation de qui ou sous la protection de qui ? Est-il membre des Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI) ? Des dozos ? Pour qui travaille-t-il ? Pourquoi n’est-il pas désarmé ? Autant de questions qui ont tout leur sens dans cette région du Guémon en proie à l’instabilité chronique. Il faut toutefois souligner que Amadé Ouéremi se réclame des ex-Forces nouvelles. Il arbore fièrement une tenue militaire estampillée FRCI et faisait partie, avec ses hommes, du contingent qui a combattu aux côtés des forces républicaines pendant la crise post-électorale. Au moment où il est de plus en plus question de pacifier l’Ouest, le cas Ouéremi devrait interpeller les autorités. Sur le volet du désarmement, certes le seigneur du Mont Péko et ses combattants se sont prêtés volontiers à deux séances de dépôt des armes.

D’abord, le 10 août 2011 avec l’Onuci, qui a vu 85 éléments déposer les armes, ensuite le 30 septembre 2011, toujours avec la mission onusienne, en collaboration avec la commission nationale sur les armes légères. Cette dernière opération a enregistré le désarmement de 28 combattants, dont les tenues militaires ont été brûlées. D’autres séances de désarmement concernant les troupes d’Amadé Ouéremi étaient prévues. Ont-elles eu lieu ? On n'en sait pas plus. Cela laisse toutefois croire qu'ils sont nombreux, ses éléments encore en armes dans la forêt classée. Cette présence sur ce site, supposé être inviolable par les hommes, devrait à elle seule interpeller les autorités ivoiriennes, afin de mettre fin au séjour d’Amadé Ouéremi et ses combattants dans la forêt classée du Mont Péko.

Hamadou ZIAO

26/06/2012

Attaque de l’ouest de Côte d’Ivoire: La vérité sur cette rébellion que Ouattara veut cacher



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Le régime d’Alassane Dramane Ouattara fait croire à l’opinion nationale et internationale que les exactions et autres attaques fréquentes perpétrées à l’Ouest de la Côte d’Ivoire sont le fait des pro-Gbagbo. Le pouvoir a de sérieux problèmes de sécurité et même de rébellion qu’il cache à la population, préférant distraire l’opinion en accusant le Front populaire ivoirien de Laurent Gbagbo en prison à la Cpi.

En effet, selon un message internet que nos services ont intercepté, une rébellion est née des rangs des forces armées mises en place par Ouattara depuis des années pour l’aider à conquérir le pouvoir d’Etat en Côte d’Ivoire. Et frustrés pour n’avoir pas eu gain de cause après l’accession au Palais présidentiel de leur mentor d’hier, des anciens fidèles éléments des Forces nouvelles (FN) se rebellent encore, mais cette fois, contre lui-même Ouattara. Ils sont en colère. Contre Alassane Dramane Ouattara. Contre Dominique Ouattara. Contre leurs frères d’armes des FRCI. Contre les forces étrangères des Casques bleus, de la Licorne, de l’Ecomog. Et leur colère a franchi la frontière jusqu’à aller opérer des enlèvements parmi les soldats de la Mission des Nations unies pour le Libéria (Minul). Parce que c’est la Minul qui soutient l’Onuci en cas de difficulté et se sont les Mi-24 de la Minul qui viennent bombarder les positions des soldats de cette rébellion dans la zone de Taï et toute la zone Ouest. Selon ce message, un homme, certainement le commandant de cette rébellion, «Je suis beaucoup occupé ces derniers temps à cause de la conquête de l’Ouest. J’ai plusieurs hommes qui ont été arrêtés par le gouvernement libérien entre la zone de TAI et de GBINTA (Liberia). Malgré tous cela, j’ai toujours le contrôle de l’Ouest. Les 41 personnes qu’on a arrêtées et qu’on attribue à BLE GOUDE sont mes hommes. Je ferai des déclarations sur RFI et BBC plus tard, afin que toute la communauté internationale sache que ce n’est pas le FPI qui est responsable de tout ce qui se passe, mais plutôt le gouvernement de Dramane sait depuis bien longtemps qui sont les auteurs de ces attaques et ces grandes menaces de déstabilisation de son régime. C’est pour cela que ce régime au pouvoir n’ose pas révéler leurs vraies menaces car ce groupe armé de règlement de comptes est dénommé le MRDCI (Mouvement de Redressement de la Démocratie en Côte d’Ivoire), créé au paravent par le général IB. Et le MRDCI a des alliés puissants. Nous, on ne s’attaque pas aux civils, on frappe les FRCI, les casques bleus et tout autres soldats ennemis. On ne s’attaque pas aux civils. Ce sont les FRCI qui, dans leur panique ou méchanceté, tuent les pauvres paysans. Dramane sait cela, mais il préfère accuser le FPI… » Selon le confrère Xinhua, « Les autorités policières ivoiriennes ont réceptionné samedi (23 juin 2012) à Pékan-Barrage (département de Toulépleu, ouest) 41 Ivoiriens arrêtés au Liberia et extradés pour leur implication dans les violences post-électorales en Côte d`Ivoire en 2010 et 2011, selon une source militaire locale.Ces Ivoiriens, en détention dans la ville de Zwedru (sud-est), ont été convoyés à Toe`s Town (450 km plus au nord) d`où ils ont rejoint par la route le premier village ivoirien frontalier avec le Liberia, sous escorte de la Mission de l`Onu au Liberia (Minul) et de la police. ». Ces personnes seraient donc de la rébellion que Ouattara s’est offerte par sa politique, le MRDCI. Mais ces arrestations pourront-elles mettre fin à une rébellion solidement constituée contre le régime d’Abidjan ? Pour sûr, Ouattara a fort à faire. Il a voulu cacher aux Ivoiriens et au monde, qu’il lutte contre sa propre rébellion. C’est chose faite.
Un rapport de Towey Robertson

L’oeil de Taï

09/06/2012

Ouest ivoirien / Des hommes armés attaquent une patrouille mixte ONUCI-FRCI : Plus de dix morts dont 7 Casques bleus Nigériens



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Casques bleus de l'ONUCI.

Publié le samedi 9 juin 2012 | L'intelligent d'Abidjan - Regain de tensions à l’Ouest de la Côte d’Ivoire. Dans l’après-midi du vendredi 8 juin 2012, des hommes armés ont attaqué une patrouille mixte

composée de soldats de l’Onuci et des FRCI. Le bilan provisoire est de 5 morts parmi les FRCI et 7 morts parmi les casques bleus.

Selon des témoignages recueillis sur place, l’attaque a eu lieu à Para, une localité située dans le département de Tabou et à quelques kilomètres de la ville Taï, à la frontière ivoiro-libérienne. « On n’a pas plus de détails pour l’instant, mais cette attaque s’est passée à Para, une localité qui dépend de la sous-préfecture de Guiroutou », a indiqué Barou Balou maire de Tabou que nous avons joint. Dans un communiqué, l’ONUCI a condamné cette attaque, la première contre des soldats onusiens. «Le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations-Unies pour la Côte d’Ivoire, Bert Koenders, condamne avec la plus grande fermeté l’embuscade meurtrière perpétrée ce jour, à l’ouest du pays contre les casques bleus de l’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI). Selon un bilan provisoire, cette attaque a coûté la vie à sept soldats de la paix nigériens de l’ONUCI. Ces derniers faisaient partie d’une patrouille en mission au sud de la localité de Tai, dans une zone où l’ONUCI a récemment renforcé sa présence en raison de menaces d’attaques contre les populations civiles. L’ONUCI prendra toutes les mesures qui s’imposent suite à cette grave violation du droit international», précise ce communiqué. Les populations des localités frontalières du Libéria restent dans l’expectative, quant au retour de la sécurité dans leur zone, d’autant plus que le dernier rapport de l’ONG Human Rigth Watch fait état de groupes armés qui sévissent à la frontière ivoiro-libérienne.

L’on assiste depuis hier, à un vaste mouvement de populations fuyant la zone. « De nombreux villageois essaient de fuir", a confirmé à l’Afp le maire de Taï, Désiré Gnonkonté. "Il y a un mouvement de population des villages de Sakré et de Nigré vers la ville de Taï", située plus au nord, et "le déplacement se poursuit également en direction de la ville de Guiritou", plus au sud », a-t-il ajouté. Face à l’insécurité grandissante dans cette partie de l’Ouest, l’état-major général des FRCI, la gendarmerie, la police nationale et les forces paramilitaires, aidés des forces de l’ONUCI, envisagent de lancer une vaste opération de sécurisation de la frontière entre la Côte d’Ivoire et le Libéria, du 15 au 21 juin 2012. Plusieurs réunions sont organisées dans ce sens, en vue de mettre en place une stratégie pour mettre hors d’état de nuire tous les groupes armés qui foisonnent le long de la frontière ivoiro-libérienne où des attaques d’hommes armés non identifiés sont devenues le lot quotidien des populations. Déjà hier, des hélicos et autres renforcements des positions ont été annoncés dans la zone.

Olivier Dion

22:04 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : ouest, ivoirien, onuci, 7 morts