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19/11/2012

URGENT – CPI: L’AUDIENCE A HUIS CLOS DE LAURENT GBAGBO POURRAIT AVOIR LIEU LE 21 NOVEMBRE



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Le Président Laurent Gbagbo le 05 décembre 2011 à La CPI.
Le 19 novembre 2012 par IVOIREBUSINESS – Selon une source très crédible confirmée par d’autres confrères, la prochaine audience du Président Laurent Gbagbo à la CPI, pourrait avoir lieu le mercredi 21 novembre 2012 de 14h à

16h à la Haye. En effet, la suite du calendrier provisoires des audiences à la CPI n’indiquant que les audiences concernant l’affaire Jean-Pierre Bemba jusqu’au 30 novembre. Suivront ensuite les vacances judiciaires programmées du 17 décembre 2012 au 4 janvier 2013. Les travaux ne reprenant à la CPI qu’à partir du 7 janvier 2013.
Pourquoi donc un huis clos pour Laurent Gbagbo à la veille des vacances judiciaires de la CPI ?
Cet huis clos à la veille de ces dernières pourrait donc selon nos sources, être mis à profit par la juge unique Sylvia Fernandéz de Gurmendi, pour évoquer la question brulante de la libération sous conditions du Président Laurent Gbagbo. Elle pourrait donc décider de libérer Laurent Gbagbo « judicieusement en vertu du pouvoir discrétionnaire » qui lui est dévolu, et conformément à la règle 119 des statuts de Rome qui affirme que l’état de santé d’un détenu peut être un motif valable pour lui accorder la libération conditionnelle, en attendant l’ouverture d’un éventuel procès ou audience de confirmation des charges.

Pour rappel, la juge Sylvia Fernandéz de Gurmendi avait le 12 novembre 2012 dernier, demandé au bureau du Greffe de la CPI de se mettre en rapport avec l’ANGOLA, pays qui a accepté d’accueillir le président Laurent Gbagbo.

Michèle Laffont,
Correspondante aux Pays Bas

29/10/2012

TRIBUNE: LE PROCÈS DE LAURENT GBAGBO ET LA POLITIQUE DE SARKOZY EN CÔTE D'IVOIRE




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Nicolas Sarkozy à l'investiture de son ami Alassane Ouattara en mai 2011 à Yamoussoukro.

Le 29 octobre 2012 par CORRESPONDANCE PARTICULIÈRE - Lors de sa conférence de presse du 25 avril 2012, le candidat François

Hollande répondit sans détours aux questions de Freddy Mulongo (Reveil FM
International), soucieux de savoir quel serait sa relation avec la françafrique et la France du “fric et des mallettes”: “Une rupture est nécessaire par rapport à des
pratiques qui ont desservi la France et l'Afrique et par rapport à des usages qui n'ont
rien d'acceptable, ni de légal […] Je veillerai donc à ce que les relations à la France
et l'Afrique puissent reposer sur des principes. D'abord celui d'une solidarité que
nous avons, d'une politique que nous pouvons mener à la fois pour l'économie, mais
aussi pour la langue […] sur les régimes eux-mêmes, les règles doivent être aussi
celles de la démocratie et donc je n'accepterai pas des élections qui auront été
frauduleuses. Où que ce soit”. Il releva, entre autres choses, les soubresauts de la
Françafrique que nous voyons tous dans un certain nombre d'instructions judiciaires.
Le refus de concéder à Laurent Gbagbo la liberté provisoire le vendredi 26 octobre en
est la preuve. En Côte d'Ivoire, nous percevons tous ces soubresauts de la
Françafrique à travers les déclarations de certains hommes politiques installés par
l'ex- président français qui continuent de faire l'apologie de sa politique de la terreur,
en affirmant paradoxalement, dans le cadre de la réconciliation entre les ivoiriens,
qu'ils auraient dû tuer le président ivoirien Laurent Gbagbo. Tous ces discours, à la
veille du procès de Laurent Gbagbo visaient à influencer la Cour de justice de la
Haye face à un prisonnier politique célèbre déterminé, une fois libéré, à vivre à
Mama, sur la terre de ses ancêtres. La Cour de justice de la Haye se retrouve par
conséquent pris dans un étau, parce que les autorités politiques ivoiriennes refusent
indirectement d'assurer la sécurité de leur adversaire politique indispensable à l'unité
des ivoiriens. Le but de Sarkosy et de ses partisans est d'empêcher une nouvelle
orientation de la politique africaine décidée par le président Hollande et son
gouvernement dont le but est de mettre tout en oeuvre pour rendre possible une
rupture par rapport à des pratiques qui ont desservi l'Afrique et la France, par rapport
à des usages qui n'ont rien d'acceptable, ni de légal. Libérer Gbagbo c'est mettre fin à
la politique de terreur de la Françafrique, à cette politique d'impunité qui dévore les
fils de la nation, la crème de la population ivoirienne. En permettant la diffusion par
les organisations internationales de dossiers secrets sur les crimes commis en Côte
d'Ivoire par les partisans de la Françafrique, d'Alassane Ouattara, le gouvernement de
Hollande a choisi de mettre tout en oeuvre pour dévoiler ce que cachait réellement
Sarkosy au monde entier. Si Hollande choisit de bâtir les relations entre la France et
l'Afrique sur des principes, Sarkosy avait choisi la voie de la terreur, des crimes, car
sous son gouvernement les ivoiriens ardents défenseurs de leur nation étaient des
ennemis potentiels de la Françafrique. Le président ivoirien Laurent Gbagbo est
devenu, sous le président français Sarkosy, un prisonnier politique, déporté, avant les
élections présidentielles françaises, à la Haye, parce qu'il ébranlait les fondations de
la Françafrique, un système frauduleux qu'incarne aujourd'hui Alassane Ouattara. Le
choix de ce fonctionnaire international par les multinationales, et la droite française
n'est pas le fruit du hasard. Fils de Dramane Ouattara, Alassane Ouattara est
descendant de l'empereur Sékou Oumar Ouattara (1665-1745), fondateur de l'empire
Kong, à cheval sur le Mali, le Ghana, le Burkina Faso et la Côte d'Ivoire. Attaché
aux frontières ethniques chères à la Françafrique et non aux frontières
administratives, cet homme politique atypique proche de la droite française s'est vu
projeté à la tête d'un parti politique, le RDR( Le Rassemblement des Républicains)
qui rime aujourd'hui avec le Rassemblement du Rattrapage ethnique. Devenu
président d'un parti politique sans y avoir vraiment milité, cette figure politique, grâce
à ses origines, devient pour la droite française un élément clé capable de créer les
conditions d'une néo-colonisation de l'Afrique, en restaurant l'empire colonial, en
s'inspirant, en politique, du mimétisme du caméléon dans le but de rassembler autour
de sa personne les citoyens originaires de ces pays, autrefois, dépendants de l'empire
de Kong. Sarkosy, contrairement à certains spécialistes du monde politique, n'a pas
pas perdu les élections face au président Hollande parce qu'il a consacré peu de temps
à sa campagne électorale. Jeune maire, il se prépara déjà à la conquête du pouvoir
quand il célébra le 24 août 1991 le mariage de Dominique Nouvian et de son ami
Alassane Ouattara qu'il installera de force, vingt ans après en Côte d'Ivoire, parce que
de ce dernier dépendrait son rayonnement politique en Afrique et dans le monde.
Malgré sa défaite cuisante, Sarkosy ne démord pas, il fait parler de lui en France, à
travers des sondages et en Afrique par le biais de ses partisans favorables à la
politique de terreur. Ce ne sont heureusement que des soubresauts grâce à la loi
abolitionniste du président Hollande qui invite les gouvernants africains à assumer
pleinement leur responsabilité face à d'éventuelles révolutions que pourraient susciter
les injustices dont seraient victimes leurs populations.

Une contribution d'Isaac Pierre BANGORET
(Écrivain)

25/10/2012

DLAMINI ZUMA (UA) ÉCRIT À LA CPI : « LA RÉCONCILIATION EN CÔTE D’IVOIRE EST ÉTROITEMENT LIÉE À LA LIBÉRATION DE GBAGBO »



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La diplomatie pragmatique et préventive, telle que prônée par la toute nouvelle présidente de la Commission de l’Union africaine, est en train de prendre corps et passe à la vitesse supérieure. Les grands dossiers, tels que la crise malienne, la crise en Rdc, la crise au Soudan, et naturellement, celui du célèbre prisonnier de la Haye, Laurent Gbagbo, sont dans la besace de Dlamini Zuma. Qui donne des signaux forts, et non des moindres, depuis son investiture officielle le lundi 15 octobre 2012, à la tête de l’Union. Et en termes d’actions tangibles, Outre le mini sommet qu’elle a convoqué sur la crise malienne, qui a lieu en terre malienne, vendredi 19 octobre 2012, la première personnalité de l’Ua va plus loin.

Le règlement de la crise ivoirienne, notamment le contour de l’incarcération de Laurent Gbagbo et les relents politiques liés à cet état de fait, dans la stabilité et le retour de la paix, sont, tout autre dossier brûlant dont elle s’est saisie avec diligence. Une prérogative que s’est octroyée Mme Zuma, sur laquelle revient François Soudan, éditorialiste à Jeune Afrique, sur les ondes de Rfi.

Selon le confrère, en faisant sienne la crise ivoirienne, la présidente s’est attachée les services de plusieurs chefs d’Etats africains, y compris ceux qui seraient encore réticents, pour constituer un groupe de pression qui va peser de tout son poids, en faveur de la libération de Laurent Gbagbo.

Toujours selon l’éditorialiste, la matriarche africaine s’est attelée en amont, à envoyer un courrier aux juges de la Cpi. Pour leur décliner sa vision de la crise, assortie de propositions, dont ils doivent tenir compte, dans le rendu du verdict du 30 octobre prochain. A en croire François Soudan, qui prétend ne pas être imprégné du contenu total de la missive, mais qui assure avoir eu une idée de la partie liminaire dudit courrier, Dlamini Zuma s’est voulue très formelle dans le règlement de la crise qui secoue la Côte d’Ivoire. Et, écrit-elle en substance : «Sans m’ériger en Avocate défenseur de M. Laurent Gbagbo, encore moins m’immiscer dans les affaires judicaires qui ne sont pas de mon ressort, en tant que premièreresponsable de l’Institution africaine, je prie le collège des juges de s’approprier mes propositions. Etant attendu que la réconciliation en Côte d’Ivoire est étroitement liée à la libération du chef de l’ex-régime».

Pour lui, le fait que Dlamini associe à son projet, plusieurs chefs d’Etat, n’est ni moins ni plus une volonté avérée de la Sud-Africaine, d’éteindre tous les brasiers qui consument l’Afrique et freinent son développement. Et dans le répertoire, figurent les plus influents.

Qui ne sont autres que Jacob Zuma, Goodluck Jonathan, le Ghanéen John Dramani, le

Béninois Yayi Boni, pour ne citer que ceux-là. Et le moins qu’on puisse dire, la nouvelle dirigeante ouvre une nouvelle ère diplomatique, dans le mode de gestion concrète des crises qui minent l’Afrique. Elle qui ne cesse de clamer, haut et fort, et avec fermeté, citant Patrice Lumumba, que l'Afrique n'est «ni française ni russe ni portugaise ni américaine », mais bien africaine.

Réputée rigoureuse et efficace, Dlamini Zuma, a largué cette mise en garde : «Nos décisions ne seront facteurs de changement que si elles sont appliquées. Il faut des solutions africaines aux problèmes africains». De célèbres phrases prononcées au cours de la cérémonie d’investiture, qui magnifient celle dont la débauche d’énergie en faveur de Laurent Gbagbo, est une réalité, et qui ne ménage aucun effort pour faire appliquer sa vision. Un pari qu’elle est en phase de gagner.

Une belle leçon à inculquer aux avatars de l’affranchissement de l’Afrique, adeptes de l’afro pessimisme, qui militent en faveur de l’asservissement de tout un continent.

Marcel Dezogno

19/10/2012

CPI: Affaire Le Procureur contre Laurent Gbagbo. Une audience publique programmée le mardi 30 octobre



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La Chambre réexamine sa décision de mise en liberté ou détention d’une personne au moins tous les 120 jours. En outre, la règle 118 (3) du Règlement prévoit que la Chambre peut décider de tenir une audience, à la demande des parties ou d’office, et qu’une audience aura lieu «au moins une fois par an”.

Le juge unique rappelle que le délai de 120 jours prendra fin le 13 Novembre 2012. Dans le même temps, le juge unique note qu’une audience sur la nécessité de la détention de M. Gbagbo n’a pas eu lieu depuis sa première comparution devant la Cour. Par conséquent, le juge unique estime qu’il convient de convoquer une audience afin de recevoir les observations en vue d’une décision sur le maintien en détention ou la libération conformément à l’article 60 (2) en conjonction avec l’article 58 (1) du Statut. L’audience se tiendra devant le juge unique, en séance publique, en présence du Procureur et de la Défense. En outre, conformément à l’article 68 (3) du Statut et de la règle 91 (2) du Règlement, le juge unique est d’avis que les intérêts des victimes admises à participer à la présente affaire pourrait être affectée par la question à jeu et que leur participation à l’audience ne serait pas préjudiciable ni contraire aux droits du suspect et un procès équitable et impartial. Par conséquent, le juge unique estime qu’il est approprié de permettre la participation du Bureau du conseil public pour les victimes («BCPV»).

Le juge unique entendra les observations du procureur (30 minutes), le Bureau du conseil public (20 minutes) et, enfin, de la Défense (30 minutes). Si le juge unique estime nécessaire, les parties et les participants seront autorisés à présenter des observations orales finales dans le même ordre que celui indiqué ci-dessus et dans un délai à déterminer lors de l’audience. Le juge unique estime également que les observations orales des parties et les participants seront suffisantes pour épuiser la matière. Par conséquent, il n’est pas nécessaire de recevoir d’autres observations par écrit.



PAR CES MOTIFS, LE JUGE UNIQUE

Décide de tenir une audience en séance publique le mardi 30 Octobre 2012 à 14h30, en présence du Procureur, la Défense de M. Gbagbo et le Bureau du conseil public pour recevoir les observations sur la question du maintien en détention ou la libération de M. Gbagbo.

Fait en anglais et en français, la version anglaise fait foi.

Mme la juge Silvia Fernandez de Gurmendi juge unique

Audience sur la santé de Laurent Gbagbo: La Cpi rompt le silence…




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Le Président Laurent Gbagbo le 05 décembre 2011 à La CPI.
Publié le vendredi 19 octobre 2012 | Nord-Sud - Même si elle rivalise de silence depuis quelque temps avec la Grande muette, la Cour pénale internationale jointe lundi a bien voulu justifier

son mutisme sur la santé de l’ancien président ivoirien.

Voilà plus de trois semaines que la Cour pénale internationale (Cpi) s’est murée dans un silence. Dire qu’elle avait habitué les Ivoiriens à une communication régulière sur l’affaire ‘’Le procureur c. Laurent Gbagbo‘’. Pourtant, une importante audience portant sur la santé de l’ancien président ivoirien, pensionnaire de La Haye depuis son transfert en ces lieux dans la nuit du 29 au 30 novembre 2011, devait situer le monde entier sur son aptitude à prendre part aux procédures engagées à son encontre. Pour comprendre le silence radio, il a fallu titiller le bureau du procureur Fatou Bensouda et ses services. Ils se sont aimablement prêtés à ce jeu, en réponse à un courriel de la Rédaction, et sont tenu d’emblée à faire une précision. «L’audience concernant l'aptitude de M. Gbagbo à prendre part aux procédures engagées à son encontre a eu lieu comme convenu les 24 et 25 septembre 2012 en présence de M. Gbagbo, de sa Défense, du Procureur, des représentants du Greffe et des experts désignés par la Chambre.» De cette assurance donnée mardi par le Public affairs unit (Unité des affaires publiques), il ressort que le rapport produit par trois experts médicaux sur la santé de Laurent Gbagbo a bel et bien été discuté. Mais qu’en est-il de la question - Gbagbo est-il malade - qui revient sur toutes les lèvres ? A cette interrogation, les interlocuteurs retiennent leurs langues. Et justifient leur abstention par leur volonté de s’en tenir strictement à un principe de la Haute juridiction. «L’audience n’étant pas publique, écrivent-ils, il nous serait difficile de répondre aux questions que vous listez ci-dessous. Il faut rappeler que les informations relatives à la vie privée et à la santé des détenus doivent toujours être protégées, car ceci participe du respect que nous leur devons.» Soit. Les juges eux-mêmes ont-ils déjà statué sur les conclusions du rapport ? A cela, la Cpi répond : «Les juges n'ont pas encore rendu leur décision et le feront en temps voulu. Il n’y a pas de délai limite dans les textes pour que la Chambre décide de cette question et donc pas de certitude quant au délai.» Elle se donne le temps donc de considérer la suite à apporter aux observations des médecins et devrait s’ouvrir au public «en temps opportun», selon ses explications. En effet, revenant sur l’opportunité de l’audience en question, l’Unité des affaires publiques explique que les juges de la Cpi doivent s’assurer que la personne poursuivie est en état d’assister aux audiences et est en possession d’une santé mentale et physique qui lui permette de comprendre les procédures à son encontre afin de pouvoir participer à sa Défense. Ceci afin que la procédure engagée contre la personne poursuivie respecte les règles d’équité. Toutefois, elle a tenu à souligner que «bien entendu, la question de l’aptitude de M. Gbagbo à prendre part aux procédures doit être tranchée préalablement à toute question sur l’audience de confirmation des charges.» Pour rappel, l’audience de confirmation des charges contre l’ex-chef d’Etat prévue à partir du 13 août dernier avait été reportée dans l’attente de l’évaluation médicale des aptitudes mentales et physiques de ce dernier. En juin, la Cpi avait désigné trois experts médicaux à cet effet à la demande de la Défense. Laurent Gbagbo est soupçonné d’être «co-auteur indirect», selon la Cour, de crimes contre l’humanité commis pendant les violences postélectorales qui ont fait, officiellement, 3000 morts.

Bidi Ignace