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28/10/2012

URGENT-MACA : LE MINISTRE ALPHONSE DOUATY ET 40 DÉTENUS ONT ÉTÉ ENLEVÉS SAMEDI DE LA MACA



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Maison d'arrêt et de correction d'Abidjan (MACA). Image d'archives.
Le 28 octobre 2012 par IVOIREBUSINESS - LE MINISTRE ALPHONSE DOUATY ET 40 DÉTENUS ONT ÉTÉ ENLEVÉS SAMEDI DE LA MACA SAMEDI 27 octobre POUR LA MAISON D’ARRÊT MILITAIRE D’ABIDJAN (MAMA), en vue de leur transfèrement à Korhogo, au nord de la Côte d'Ivoire.

L’OPERATION D’ENLEVEMENT DE DETENUS A LA MACA, CONJOINTEMENT A ETE CONJOINTEMENT MENÉE AVEC L’ONUCI QUI A DÉPLOYÉ 10 CHARS, DES CAMIONS ET UN AVION QUI A SURVOLE LA MACA A BASSE ALTITUDE. LE COMMANDO QUI A ENLEVÉ LES DÉTENUS ÉTAIT CAGOULE ET LOURDEMENT ARME. LES DETENUS ONT ÉTÉ ENLEVÉS MANU MILITARI SANS LEURS EFFETS ET LEURS MÉDICAMENTS POUR LES MALADES.
De la MAMA, les détenus seront comme on l'a dit, en principe transférés à Korhogo, pour purger leurs peines. C’est le ministre délégué à la Défense Koffi Koffi Paul qui a procédé à la supervision de cette opération d’enlèvement de détenus de la Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (MACA).

Eric Lassale

LISTE non exhaustive DES 40 PRISONNIERS ENLEVÉS le 27 octobre DE LA MACA POUR LA MAMA LISTE DES 42 PRISONNIERS DE LA MACA ENLEVÉS : FAILLE JEAN CLAUDE
DIOMANDE GUEDE SEVERIN

GNADOU WAHUI PATRICE

KORE BOUAZO PATRICK

KOULAI ZAHOGOU ANGE YANNICK

KOUASSI JEAN MICHEL

IRIE BI BOTI

ZAMBLE BI DJELI LUCIEN

KOBOU DECKY JEAN CLAUDE

ADOU AKESSE ANDRE

OUEI KOUAH RODRIGUE

KOUDOU GNANGO JEAN DIDIER

GUEU JEAN MARC

GOHO MARCEL DESIRE

AYEKPA D DENIS

GODDE GBALLET CAMILLE

KONAN KABLAN ALAIN

GBAGBA FERDINAND OYONO

YAO N’GUESSAN

LAGO CREPIN

MANIZAN KABRAN KESSE PAUL

ZOH LOUA PIERRE

DOUATY ALPHONSE

Eric Lassale avec une source à la MACA

16:27 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : maca;prisonniers, mama, korhogo

26/10/2012

URGENT –MACA: 60 prisonniers politiques dont Alphonse Douati et Laurent Akoun, transférés à Korhogo



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Prisonniers dans un car à la maison d'arrêt et de correction d'Abidjan.
Le 26 octobre 2012 par IVOIREBUSINESS – Selon les informations en notre possession, une soixantaine de prisonniers politiques emprisonnés à la maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (MACA), viennent d’être

transférés au Nord de la Côte d’Ivoire pour y purger leurs peines.
Parmi eux, le porte-parole et secrétaire général par intérim du FPI Laurent Akoun (N°2 du parti), et le secrétaire général adjoint du FPI Alphonse Douati (N°3 du parti).
Une cinquantaine d’officiers et de sous-officiers de l'armée ivoirienne y sont déjà détenus dans des conditions inhumaines depuis plus de 17 mois par le régime Ouattara. Le sinistre chef de guerre Fofié Kouakou, Com’zone de Korhogo, devenu célèbre pour avoir fait subir les pires sévices corporels au Président Laurent Gbagbo, est chargé de leurs conditions de détention.
Pour rappel, le chef-rebelle Fofié Kouakou est réputé pour avoir enrôlé des enfants-soldats au sein des Forces nouvelles de Guillaume Soro, et pour avoir tué des centaines de prisonniers en les enfermant dans des conteneurs sous un soleil d’aplomb.

Patrice Lecomte

27/05/2012

Gbagbo a été torturé, selon le rapport d’un expert de la CPI/Ces mauvais traitements qui invalident la procédure…


Gbagbo a été torturé, selon le rapport d’un expert de la CPI/Ces mauvais traitements qui invalident la procédure…
par La rédaction le 26/05/12 à 10:06
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La Défense du plus célèbre prisonnier politique d’Afrique persiste et signe, en se fondant sur le rapport d’un expert accrédité à la CPI, dont le sérieux ne saurait donc être mis en cause, datant du 31 mars 2012. Laurent Gbagbo a été soumis à des mauvais traitements assimilables à des tortures à l’hôtel du Golf et à Korhogo. Au-delà du choc moral et des éventuelles conséquences judiciaires pour le camp des tortionnaires – ce type de crimes étant du ressort de cette juridiction –, les conséquences juridiques sont impitoyables. Et devraient conduire à l’annulation d’une procédure viciée par ces violations des droits de l’homme. Extraits.
‘‘Le 13 avril 2011, après accord des responsables français et onusiens, le Président Gbagbo est transféré dans le nord du pays, à Korhogo. Il y sera gardé par un chef militaire rebelle, le commandant Martin Kouakou Fofié. Ce dernier fait l’objet de sanctions du Conseil de Sécurité des Nations Unies pour violations des Droits de l’Homme et notamment des arrestations arbitraires et des exécutions extrajudiciaires, des sévices sexuels sur les femmes, l’imposition de travail forcé et le recrutement d’enfants soldats.
L’arrestation brutale du Président Gbagbo, sa détention à l’hôtel du Golf et son transfert à Korhogo sont illégaux: aucune procédure n’a été ouverte le concernant, aucun mandat d’arrêt n’a été émis, aucune charge n’a été portée contre lui par un juge ou une quelconque autorité.

Quand Kofi Annan et Desmond Tutu sanctifiaient des traitements inhumains

C’est un homme traumatisé et fatigué qui est enfermé dans une maison appartenant à l’un des proches de Guillaume Soro. Il n’en sortira plus qu’à quelques reprises pendant huit mois. Ses geôliers maintiendront d’abord la fiction que le Président Gbagbo est détenu à la Résidence Présidentielle de Korhogo où il ne sera transféré que pour quelques heures afin de rencontrer l’ancien Secrétaire Général des Nations Unies, Kofi Annan, Desmond Tutu et Mary Robinson en mai 2011 (ces visiteurs illustres prétendront que les conditions de détention du Président étaient bonnes) et le Représentant Spécial pour la Côte d’Ivoire du Secrétaire Général des Nations Unies, Young Jin Choi, qui lui non plus ne trouvera rien à redire aux conditions de détention du Président Gbagbo. En réalité, à peine les visiteurs partis, le Président était raccompagné dans son lieu de détention, sous la garde des hommes du commandant Fofié. (…)
Au cours de cette détention arbitraire, le Président Gbagbo fut victime quotidiennement de mauvais traitements et d’actes de torture.
Enfermé dans une chambre de trois mètres sur trois, sans pouvoir faire le moindre exercice, sans pouvoir même marcher à l’extérieur de la maison, peu nourri et surtout ne disposant pas des médicaments nécessaires au traitement de ses pathologies, le Président Gbagbo s’affaiblit rapidement (Cf. annexes 6 et 7). Au bout de quelques semaines, il est méconnaissable et ne peut plus se déplacer sans aide. Malgré les demandes de son médecin, ces geôliers refusent de le soigner de manière décente et même de le faire examiner dans un environnement hospitalier.
A ce régime, ayant pour objectif de l’épuiser physiquement et moralement, s’ajoutent les pressions psychologiques : pendant les huit mois de sa détention, il lui est interdit de communiquer avec les membres de sa famille et avec ses Avocats, lesquels ne peuvent lui rendre visite qu’à de très rares reprises et après avoir surmonté de très grandes difficultés (Cf. Infra 2.1.2).
L’état de santé du Président se dégrade à tel point que, d’après les quelques rares visiteurs et d’après son médecin – lui aussi enfermé de manière arbitraire – la situation devient, à partir du mois d’octobre 2011, critique.

Les phrases du médecin expert qui accusent Ouattara

Le médecin expert, mandaté par la défense peu de temps après l’arrivée du Président Gbagbo à La Haye, précise dans son rapport du 31 mars 2012 que les conditions de détention du Président Gbagbo «doivent être considérées comme une forme de mauvais traitement aussi sérieux que des abus physiques et la torture». Il précise : «l’isolement est habituellement utilisé pour casser les prisonniers».(Cf. annexe 8). Il ajoute que l’état de santé préoccupant du Président Gbagbo résulte d’un traitement de ce qui «doit être regardé comme des mauvais traitements et même comme de la torture». Le mauvais état de santé actuel du Président Gbagbo résulte d’après lui de ces tortures et révèle typiquement un «syndrome de l’hospitalisation». Il précise : «Les problèmes médicaux actuels du Président Gbagbo proviennent des conditions inhumaines de sa détention».

22:14 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : gbagbo, tortures, korhogo, cpi