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05/11/2013

SYNDICALISME- ISEF / LA DESILLUSION !



GREVE2.jpgLes Enseignants du secteur Education-Forma tion, à travers leurs différents syndicats, négociant avec le gouvernement d’alors dirigé en 2007 par SORO KIGBAFORI, premier ministre sous le PR Laurent LAURENT GBAGBO et actuel président de l’Assemblée Nationale ont obtenu sur papier (succinctement résumé);
-la révision et la correction de leur profil de carrière
-le réajustement et la réparation dans la chronologie des grades
-l’amélioration des conditions de travail par l’équipement en matériel didactique, de bureaux, de salles spécialisées pour le technique et professionnel
-la bonification indiciaire liées à ces réglages, et la conséquence financière y afférent
-le paiement des sommes dues par l’Etat à certains corps
Et ce, en présence des ministres de tutelle d’alors en occurrence M BLEU LAINE (débutées sous M AMANI NGUESSAN) pour l’Eduction Nationale, M DOSSO MOUSSA pour le Technique et Professionnel, M Hubert OULAI, ministre de la Fonction Publique et sans oublier le « tout puissant » ministre de l’Economie et des Finances M Charles DIBY KOFFI.
Mise en place de l’ISEF
L’ISEF Est l’Intersyndicale du Secteur Education-Formation, c’est le regroupement de presque la majorité des syndicats du secteur pour porter d’une seule voix tous ces acquis (sur papier) devant le nouveau pouvoir afin que la mise en œuvre soit effective. Mais à la surprise générale, M SORO MAMADOU ex Secrétaire du synesci (Syndicat National des Enseignants du Secondaire) et pourtant très en verve contre le pouvoir Laurent GBAGBO ne donne plus de la voix et refuse même de rentrer dans l’ISEF. On constatera plus tard qu’il est l’un des conseillers technique de la ministre KANDIA KAMARA. A ce titre il a pu convaincre certains syndicats de se mettre à l’écart de l’ISEF.
Malgré cette attitude qui frise l’abandon de la lutte, l’ISEF relance les négociations avec le gouvernement ALLASSANE OUATTRA qui entre temps BENECIE EFFECTIVEMENT de l’octroie du PPTE depuis le 27 juin 2011. Le ministre de l’économie et des finances M KOFFI DIBY, dans un jeu de verbes à peine voilé ne « reconnait » pas les accords. Et bonjour les grèves ! Son patron, le « ramène » à l’ordre en lui rappelant que « l’ETAT EST UNE CONTINUITE ».
Ce qui a été fait par les différents gouvernements
Le gouvernement du président GBAGBO a avec réalisme accepté le profil de carrière permettant aux Enseignants de progresser soit par reclassement, soit par concours professionnels (après un minimum de 3 ans de service) dans un autre grade. Mieux les 50% de l’incidence financière avec le rappel y afférent ont étés payés avec seulement moins de la moitié du pays qui travaillait effectivement pour l’Etat. Les Instituteurs ont pu obtenir une prime de logement de 35 000 F. Le paiement des 50% restants à compter du 1 novembre 2009 devraient être payés après l’octroi du PPTE. Après les premiers mouvements de grève largement suivis, 25% des 50%, soit la moitié de l’indice dû a été payée fin mars 2013, selon le calendrier du gouvernement . 2 milliards sur 4 dus aux Instituteurs ont étés payés par le gouvernement DUNCAN.
Ce qui n’a pas été fait
L’ISEF en multipliant les démarches arrache un calendrier de paiement à savoir paiement de 25% fin mars 2013 et le reste fin janvier 2014. Et le rappel partant du 1er novembre 2009 et les 2 milliards restants des ENSEIGNANTS DU PRIMAIRE? Silence de cimetière !!! Pis, certaines sources bien introduites disent même que ce n’est plus à l’ordre du jour. Pis, les ponctions faites sur les salaires fin mars pour fait de grève n’ont pas étés reversées jusqu’à ce jour et ne le seront plus jamais à entendre d’autres. Par ailleurs, le pseudo comité de négociation entre les Enseignants et le pouvoir n’existe plus que de nom.
Le plus grand groupe des Formateurs redéployés au nord entre 2004 et 2007 n’ont toujours pas perçu leur prime d’incitation et la structure CNPRA (Comité National pour le Redéploiement de l’Administration, dissoute) n’ont jusque là pas perçu cette prime d’au moins 200 000 par fonctionnaire selon le grade.
Des camarades tels que YAVO (Educateur de son Etat), sont encore en prison.
Un mariage contre nature
Mais chose surprenante, le tout bouillant MESMIN COMOE au temps du pouvoir GBAGBO est devenu tout d’un coup « amorphe » et très modéré quant aux mouvements de grève lancés par l’ISEF. Un membre du BEN dira de lui « que ses positions étaient très et même trop modérées lors des rencontres de l’ISEF ». Lorsque son ami SORO MAMADOU, tonitruant sous l’ex pouvoir devenait « muet comme une carpe » parce qu’ayant réussi à se faire nommer le Conseiller le plus influant de dame KANDIA KAMARA, ministre de l’Education Nationale, délaissant et abandonnant leurs camarades Enseignants au plus fort de la lutte.
MESMIN COMOE qui devait lutter pour que l’Instituteur soit sortant du CAFOP perçoive son 1er salaire au plus tard 3 mois après sa prise de fonction est NOYE dans les flots du pouvoir pendant que ses camarades mutés après leur premier poste à Tingréla souffrent en ne percevant leur premier solde au plus tôt 2 ans après s’être embourbés dans des dettes avec les « margouillats » (spécialisés des prêts à usure). Mais le plus surprenant est ce « mariage » contracté à la MUGEFCI entre COMOE et SORO quand on sait que c’est ce dernier qui a tout mis en œuvre pour contrer les grèves de l’ISEF. Alors que le Chef de l’Etat était à un doigt de recevoir le Bureau Exécutif National (BEN) de l’ISEF, pour établir un chronogramme concret de paiement, on apprendra par les médias que le dernier mot d’ordre est levé !!! Pour quelle raison ?
LA BASE GROGNE !
Par ailleurs, des mesures draconiennes sont prises contre l’ISEF et leurs militants. Les précomptes sont supprimés, ce qui prive les syndicats de moyens minimums pour mener leurs activités. Et cela se constate aujourd’hui ; tout est bloqué. Mais grave, « L’ISEF nous a trahi », entendons-çà et là par les Enseignants dans leur grand ensemble qui ajoutent : « Tant que les ponctions n’ont pas été reversées, qu’on ne nous parle plus de grève encor moins de cotisations!».
APPEL
Que la direction de l’ISEF mette tout en œuvre pour se racheter au risque d’enterrer cette noble lutte visant à mettre les Enseignants de Côte d’Ivoire dans de bonnes conditions de vie et de travail pour le bonheur de nos jeunes frères apprenants.

18/04/2013

ISEF/MOTION DE PROTESTATION




18-04-2013
ISEF.jpg
Vu la loi 2000-513 du 1er août 2000 portant constitution de la République de Côte d’Ivoire en son article 18 qui consacre le droit syndical et le droit de grève aux Travailleurs des secteurs public et privé ;

Vu la loi 92-570 du 11 septembre 1992 portant statut général de la Fonction Publique et la loi 95-12 du 15 janvier 1995 portant Code du travail ;

Vu le protocole d’accord du 02 décembre 2009 entre le gouvernement de Côte d’Ivoire et les syndicats des enseignants;

Vu les engagements de l’Etat contenu dans ledit accord qui stipule d’une part que les 50% restant des effets financiers du reclassement et de la bonification indiciaire devaient être payés dès l’atteinte du point d’achèvement de l’initiative PPTE, et d’autre part que le stock des arriérés dus depuis novembre 2009 doit être payé selon les disponibilités de l’Etat ;

Vu le mutisme du gouvernement devant les nobles revendications des enseignants regroupés au sein de l’ISEF ;

Considérant qu’en pareille circonstance le gouvernement est dans l’obligation d’engager des discussions franches avec l’ISEF;

Considérant que le gouvernement a choisi la voie de la répression au lieu de rechercher des solutions consensuelles aux préoccupations posées ;Les enseignons de Côte d’Ivoire :

- Dénoncent avec la dernière énergie les agissements barbares et contre-productifs du gouvernement ;
- Exigent du gouvernement le règlement définitif des problèmes soulevés par les enseignants regroupés au sein de l’ISEF. Il s’agit:

1. Du paiement des 25% restant des effets financiers de la bonification indiciaire;

2. Du paiement des 25% restant des effets financiers du reclassement des conseillers du préscolaire, du primaire et des enseignants du secondaire général, technique, professionnel et assimilés ;

3. Du paiement de la dernière tranche du rappel de CAP des sessions 1988 à 1992 d’un montant de quatre (04) milliards ;

4.Du paiement des arriérés de l’indemnité contributive aux logements des instituteurs ;

5. Du paiement des arriérés des effets financiers de la bonification indiciaire des instituteurs ;

6. Du paiement des arriérés des effets financiers du reclassement des conseillers du préscolaire, du primaire et des enseignants du secondaire général, technique, professionnel et assimilés ;

7. Du reversement immédiat des ponctions faites en pleine négociation sur les salaires des enseignants en mars 2013;

8. Du reversement immédiat des cotisations des organisations syndicales ;

9. De la levée de la suspension des précomptes au profit des organisations syndicales ;

10.De l’arrêt immédiat des mutations arbitraires et autres sanctions et menaces à l’encontre des enseignants syndicalistes;

11.De l’arrêt des poursuites judiciaires et la levée des condamnations des enseignants
syndicalistes ;

Fait à Abidjan, le 18 Avril 2013

Pour l’ISEF

Le Président

BLI BLE David
Secrétaire Général de la CEEPPCI

18/04/2013
COMMUNIQUE ISEF N°002

Depuis quelques jours, des rumeurs persistantes font état d’une rencontre entre la direction de l’ISEF et le Président de la République de Côte d’Ivoire.

La Direction de l’ISEF tient à affirmer qu’il n’en est rien.

Toutefois, la Direction de l’ISEF porte à la connaissance de tous les enseignants de côte d’Ivoire, l’opinion nationale et internationale que le Gouvernement, après avoir lamentablement échoué dans sa répression tous azimuts (confiscation et suspension des cotisations syndicales, ponctions salariales, arrestations arbitraires et condamnations des enseignants, militarisation des établissements scolaires et toute autre forme d’intimidations orchestrées par les Préfets, Sous-préfets, IGEN, DREN, Chefs d’Etablissement et IEP), distille dans le corps social des rumeurs qui s’inscrivent dans une stratégie de démobilisation des Enseignants en lutte.

D’ailleurs, le camarade OUSSOU Jules, Coordonnateur ISEF DALOA a été arrêté et est détenu à la Brigade de Gendarmerie de DALOA.

De même dans cette logique répressive, des informations concordantes font état de ce que des ponctions sur les salaires du mois d’avril seraient déjà programmées.

Face à toutes ces manœuvres, l’ISEF, tout en félicitant les Enseignants pour leur mobilisation sans faille, demande :

- De demeurer mobilisés et vigilants ;
- D’être exclusivement à l’écoute de la Direction ;
- De ne point céder aux menaces et intimidations d’où qu’elles viennent.

Camarades, il n’y a plus de raison de s’arrêter car les ponctions du mois d’avril sont déjà programmées.


CAMARADES, SEULS CEUX QUI LUTTENT GAGNENT.


Fait à Abidjan, le 17 avril 2013


Pour l’ISEF
Le Président
BLI BLE David

30/01/2013

EDUCATION NATIONALE/La grève de l'ISEF aura lieu !


grève,ISEF,enseignants,parents d'élèves,Les enseignants ont déposé leur préavis de grève auprès des différents ministères de tutelle avec ampliation à la Primature et à la Présidence de la République depuis le 22 janvier 2013.La grève annoncée se tiendra du 4 au 15 février 2013.
Les discussions engagées par le gouvernement et menées par les têtes couronnées, les religieux et les parents d'élèves n'ont pas abouti. Et pourtant les enseignants avaient montré leur bonne fois en acceptant de suspendre leur mot d'ordre qui devait préalablement prendre effet à compter du 7 janvier dernier.
Pour rappel,sachez que les enseignants réclament le paiement effectif de l'effet financier consécutif au nouveau profil de carrière depuis le 1 novembre 2009. La première partie (50%) avait été payée par le gouvernement du PR Laurent GBAGBO. Les 50 % restants ont été conditionnées à l'octroie du PPTE. Celui-ci a été obtenu le 27 juin 2012 mais le gouvernement actuel ne reconnaît pas les arriérés et ne parle que du paiement de 25% de l indice restant.
Le front social rentre donc en ébullition, avec les médecins qui projettent rentre aussi en grève le 4 février

05/01/2013

DERNIRE HEURE : LA GREVE ILLIMITEE DES ENSEIGNANTS REPORTEE !




DSC_0000082.jpgLa grève projetée par l’ISEF (Intersyndicale du Secteur Education Formation) pour le 14 janvier 2013 vient d être reportée au 04 février. Et ce suite aux différentes rencontres initiées par le gouvernement avec comme pour médiateurs l’ensemble des chefs religieux et coutumiers. Ces derniers, après plus d’une rencontre avec le bureau national du groupement des syndicats de l’Education Formation ont fini par obtenir « gain de cause » car les enseignants ont « accepté » de différer leur mouvement de 3 semaines. Pour 2 raisons, selon un des responsables du syndicat : « montrer que l’objectif des enseignants n’est pas de bloquer coûte que coûte l’école comme tente de le faire croire une certaine presse d’une part et d’autre part rappeler au gouvernement que l’Etat est une continuité et donc celui-ci se doit de respecter ses engagements vis-à-vis de ses valeureux travailleurs que sont les enseignants ».
Les enseignants donnent ainsi le temps au gouvernement de se racheter à la fin du mois de janvier. En espérant que leur solde sera bonifié à cette date.