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05/01/2013

DERNIRE HEURE : LA GREVE ILLIMITEE DES ENSEIGNANTS REPORTEE !




DSC_0000082.jpgLa grève projetée par l’ISEF (Intersyndicale du Secteur Education Formation) pour le 14 janvier 2013 vient d être reportée au 04 février. Et ce suite aux différentes rencontres initiées par le gouvernement avec comme pour médiateurs l’ensemble des chefs religieux et coutumiers. Ces derniers, après plus d’une rencontre avec le bureau national du groupement des syndicats de l’Education Formation ont fini par obtenir « gain de cause » car les enseignants ont « accepté » de différer leur mouvement de 3 semaines. Pour 2 raisons, selon un des responsables du syndicat : « montrer que l’objectif des enseignants n’est pas de bloquer coûte que coûte l’école comme tente de le faire croire une certaine presse d’une part et d’autre part rappeler au gouvernement que l’Etat est une continuité et donc celui-ci se doit de respecter ses engagements vis-à-vis de ses valeureux travailleurs que sont les enseignants ».
Les enseignants donnent ainsi le temps au gouvernement de se racheter à la fin du mois de janvier. En espérant que leur solde sera bonifié à cette date.

23/12/2012

Menace de grève illimitée/ Kandia Camara aux enseignants: « Les perturbateurs seront arrêtés, jetés en prison et radiés…»




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Recherche: kandia menace enseignants, propos kandia


En marge des Conseils de gouvernement et des ministres qui se sont tenus les mardi 18 et mercredi 19 décembre 2012, à Yamoussoukro, la ministre de l’Education nationale et de l’Enseignement technique, a échangé avec les différents responsables de l’école venus de Bongouanou, Dimbokro, Bouaflé et Yamoussoukro. La rencontre avec Kandia Camara était axée sur la situation qui prévaut en ce moment au niveau de l’école ivoirienne. Au Lycée Mamie Adjoua où la rencontre a eu lieu, c’est d’un ton ferme que la patronne de l’école ivoirienne s’est adressée à ses collaborateurs. Après les avoir écoutés, madame le ministre a laissé des instructions fermes : «Ce que nous avons interdit à nos élèves, ce sont aujourd’hui des éducateurs qui le font. Nous ne pouvons accepter cela. Nous sommes déterminés à résoudre les problèmes des enseignants à condition que le droit à l’éducation des enfants soit garanti.



Et c’est pour cette raison que je m’en vais vous dire ceci : Vous êtes les premiers responsables de nos structures. Et le Directeur régional doit tout mettre en œuvre pour que l’école fonctionne dans sa direction régionale. A-t-elle exigé avant d’ajouter ceci : «Je suis outrée qu’un chef d’établissement m’appelle, appelle le cabinet pour dire que des enseignants sont allés d’école en école pour déloger les gens. Quelles dispositions a prises le chef d’établissement pour que cela ne soit pas. J’ai eu à le dire, je veux des responsables qui ont de l’autorité. Si vous n’avez pas d’autorité, il sera très difficile d’accomplir notre mission et d’atteindre nos résultats. J’ai besoin des responsables qui sont des leaders. Car cela comptera désormais dans les nominations. Il faut arrêter d’être une majorité silencieuse.




Comment trois individus peuvent-ils venir et déloger toute une école ? Je vous pose la question». A-t-elle interrogé. Concernant les enseignants perturbateurs, Kandia Camara est intraitable : «Le Ministre de l’Intérieur a donné des instructions aux préfets, d’arrêter tous les perturbateurs et de les faire mettre en prison en attendant que le conseil de discipline statue sur leur cas. Nous allons radier tous ceux qui ne veulent pas travailler.




Car si demain, on a de bons Ivoiriens, ce sera grâce aux enseignants mais si nous avons de mauvais Ivoiriens, c’est aussi à cause des enseignants». C’est pourquoi, elle prône la fermeté : «Je voudrais vous demander plus de vigilance et plus de rigueur. Et en même temps, vous demander beaucoup de fermeté. Celui qui ne veut pas travailler, vous nous envoyez son nom et nous saurons ce qu’il faut faire». Joignant sa voix à celle de Kandia Camara, le ministre d’Etat, Dosso Moussa, a appelé les enseignants à un peu plus de patience afin que les différentes revendications trouvent solution au fur et à mesure comme le propose le gouvernement.



JEAN PAUL LOUKOU