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27/08/2013

TRANSPORT/ GREVE DES TAXIS COMPTEURS



grève, taxis, compteurs, côte d ivoire, plateauLes taxis compteurs de Côte d'Ivoire ont garé depuis ce matin du 26 Août 2013 pour au moins 3 jours. Et pour causes!
- taxes de l'Etat très élevées
-concurrence déloyale des taxis banalisés qui ne paient pas les mêmes taxes qu'eux
-racket des forces de l'ordre
Un rassemblement des conducteurs de taxi compteurs a donc eu lieu au Plateau en face du ministère des transports pour, disent-ils dénoncer toutes les "injustices" qu'ils subissent.
Une oreille attentive leur sera t-il accordé ? Attendons de voir !

Abraham Laboriel

28/06/2013

CRISES DANS LE MONDE : Quand des juristes foulent au pied le Droit !





Crises, monde, juristes,droit,foulent, pieds, querre, côte d ivoire, libyePlusieurs définitions émanent du Droit, selon les spécialistes, en fonction du contexte. On pourrait cependant retenir que le Droit, selon le dictionnaire est l’ensemble des règles juridiques destinées à organiser les rapports humains dans un contexte donné et dont le non-respect entraîne une sanction. Les


philosophes quant à eux le définissent comme l’ensemble des normes obligatoires et abstraites qui visent à l'organisation d'une société humaine.
Cette dernière définition est aussi intéressante vu qu’elle fait ressortir une importante idée qui est l’organisation de la société humaine. Oui notre société a besoin d’être organisée pour qu’elle fonctionne correctement. Et ce sont les juristes qui ont établi l’ensemble des règles et principes qui se trouvent comme être le dénominateur commun entre tous les êtres humains pour limiter toute action injuste de leur part. Bien entendu il faut voir dans cet ensemble (êtres humains) et le Législateur et le Citoyen lambda. C’est dire que tous, sommes tenus au respect des lois, pour la bonne marche de son village, de sa ville, de sa région et de son pays.
Mais force est de constater ces dernières années que ce sont ceux mêmes qui sont censés donner le bon exemple dans l’application de cette loi qui en font un peu trop ou qui sont en déphasage avec les normes par eux établies. Ce qu’on pourrait appeler un abus de pouvoir. Et cela n’est pas sans conséquences ! Le désordre qui s’installe dans la société. Mais aussi ce manquement pourrait entraîner des sanctions individuelles ou collectives comme vu dans la première définition.
Crises, monde, juristes,droit,foulent, pieds, querre, côte d ivoire, libyeLes exemples sont légion dans le monde entier mais comme la charité bien ordonnée commence par soi même, jetons un regard sur nos juristes (ivoiriens), relativement à cette crise que nous vivons. Ce serait incongru de ne pas parler de l’attitude de notre cher maître, le double agrégé en Droit, Me Francis WODIE. Voici quelqu’un qui possède le Droit dans son sang mais qui est incapable de défendre son pays au plan international et participe à la signature d’accords comme ceux de Marcoucis là où un non juriste (Pr MAMADOU KOULIBALY) claque la porte ! Pis lorsque le Conseil Constitutionnel de son pays ( ?) proclame le résultat de l’élection présidentielle et qu’il est incapable de le soutenir, ne serait ce qu’en tant que juriste (par principe de solidarité de corps), nous nous posons des questions jusqu’aujourd’hui. Certainement parce que l’enjeu est devenu plus politique !? M. WODIE ne peut soutenir son plus farouche adversaire Laurent GBAGBO face à qui il a perdu (et il perd toujours) les élections avec des scores honteux (il n a jamais dépasser 5%, il joue toujours en défense comme le dirait les Ivoiriens). Ce qui à nos yeux est aussi une sorte de sanction du peuple envers cet homme politique qui manque visiblement de charisme et de conviction. Même s’il est aujourd’hui parachuté au perchoir du (même) Conseil Constitutionnel selon des principes qu’il pouvait ou aurait décrié s’il s’était agit de quelqu’un d’autre ! Comment en pouvait il être autrement lorsqu’un autre juriste et non des moindres, le Pr YAO NDRE pris dans la tourmente dit et se dédit sur le même sujet d’un revers de main ? Par peur pour sa vie ? Si oui, Laurent GBAGBO n’a t–il pas de vie à préserver aussi ? Lui qui a préféré qu’on lui largue des bombes et pourtant il avait les moyens, tous les moyens de prendre tout l’argent qu’il lui fallait et se mettre à l’abri avec toute sa famille. Conviction quand tu nous manques ! Et ceci se déroule autour d’une situation où des non Ivoiriens juristes, des français en occurrence ; Mes Jacques VERGES et Roland DUMAS s’acharnent à défendre la Côte d’Ivoire bec et ongles ! Des Ivoiriens et non des moindres pactisent avec le grand blanc.
Ce n’est pas tout ! En Afrique il en existe aussi de la même trempe que WODIE, ici, il se nomme Me Abdoulaye WADE du Sénégal qui a décidé lui de s’associer pour l’Eternité au colon. Quand cela l’arrange ! Et de se rebiffer quand cela ne l’arrange plus. L’avocat a été le premier à dire KHADAFI de partir. S’ingérant ainsi dans les affaires intérieures des autres. Mais quand il s’est agit de lui, il a trouvé que les occidentaux n’avaient pas à s’ingérer dans les affaires des autres ! Tel un vrai zélateur, il était dans tous les coups tendant à nuire au PR GBAGBO. Qu’il a traité de tous les noms allant jusqu’à lui attribuer le financement de la rébellion casamançaise qui existe depuis plus de 20 ans. Pendant qu’il protégeait HISSEN HABRE, le tueur des Tchadiens alors qu’il manœuvrait à l’opposé pour que GBAGBO soit transféré à la CPI (Cour Pénale Internationale). Manipulant ainsi à souhait dans la CEDEAO (Communauté Economiques des Etats de l’Afriques de l’Ouest).


Pour lutter contre les intérêts des ivoiriens et de l’Afrique digne. Mais voici que lui qui se croyait tout puissant vient d’être sanctionné par le peuple sénégalais pour avoir tripatouillé la constitution pour se présenter à nouveau dans toute sa vieillesse comme s’il n’existait pas de jeunes sénégalais intelligents.
Le moins qu’on puisse dire est que tous ces éminents juristes sont influencés par les occidentaux avec à leur tête Nicolas SARKOSY, ex chef d’Etat de la France, lui aussi avocat semble t-il donc juriste. C’est lui le véritable fer de lance de tout ce désordre des 5 dernières années en Afrique et même dans le monde. Au devant d’une France agressive et déterminée à protéger ses intérêts par toute sorte de moyens, mêmes les plus meurtriers soient –ils. Les bombardements du domicile d’un chef d’Etat (Laurent GBAGBO), des sites militaires avec leur contenu, de jeunes gens qui avaient formé un bouclier humain en sont des cas flagrants du non respect du droit à la vie. Et sans oublier la pluie de bombes sur la Lybie suivie du meurtre d’un chef d’Etat, le PR MOUHAMAD KHADAFI et de plusieurs de ses collaborateurs. C’est un SARKOSY tout feu toute flamme que nous avons vu sur les cènes politiques, dans la manipulation et le mensonge. Surtout qu’il avait à sa disposition toute sa presse (RFI, France 24, i-télé et autres) pour relayer en quelques fractions de secondes ses désirs et plans de guerres. Même aux réunions de la CEDEAO et de l’UA, il y avait des représentants pour faire pression afin de faire passer ses idées. Ses actions néfastes sont si nombreuses qu’il serait prétentieux de vouloir les énumérer toutes ici. Mais pour notre part il y a une action que nous n’oublierons pas de si tôt de la part de cet homme. Il s’agit de l’embargo sur les médicaments conte le peuple de Côte d’Ivoire. C’était une décision inique et cynique. En ce sens qu’on ne pouvait pas et ne devait pas imposer une telle mesure à un peuple à cause d’un seul individu (Laurent GBAGBO). Puisque celui-ci possédait une pharmacie à son domicile et pouvait obtenir ses médicaments par plusieurs moyens notamment à travers ses paires qui le soutenaient. Mais et le peuple ? Comment pouvait-il s’en procurer ? SARKOSY paye donc cash tous ces actes qu’il pensait bons. Le peuple français vient de le sanctionner en ne le reconduisant plus à la tête de la France parce que s’occupant plus de l’extérieur (qui ne le regarde pas en réalité) que de l’intérieur à savoir les problèmes des français.
Crises, monde, juristes,droit,foulent, pieds, querre, côte d ivoire, libyeSARKOSY prenait toutes ces décisions par le biais des organisations internationales comme l’OTAN, l’Union Européenne et l’ONU avec la complicité des autres pays occidentaux. Avec à leur tête les Etats Unis dirigée par un BARAK OBAMA, lui aussi avocat et donc juriste ! Qui s’est rendu complice de Nicolas SARKOZY en maltraitant ses frères noirs. Oubliant du coup d’où il est venu et surtout la souffrance de tout ce peuple noir à travers l’avilissant commerce de l’esclavage. OBAMA aurait –il eu la mémoire courte ? Ou a-t-il laissé faire SARKOSY ? La seconde hypothèse semble plus probable. Oui il a laissé faire au nom d’un certains nombres de principes de contrôle de pré-carrés où il ne faut pas gêner le « propriétaire ?». Agissant ainsi OBAMA a augmenté la souffrance de ses ancêtres. Lui par qui la prophétie de Martin Luther KING s’est accomplie (I have a dream : j’ai fait un rêve). Rêve dans lequel il entrevoyait la fin de la maltraitance du peuple noir, mieux à égale valeur que les blancs. Et même pourquoi pas un noir à la tête de la grande Amérique. Ce qui est fait depuis 2008. BARAK, fils d’immigré est président des Etats Unis d’Amérique. Ce fut le signe d’un grand espoir pour tous les peuples noirs et aussi de ceux qui sont épris de paix et de justice. Mais hélas ! Cet espoir s’est définitivement éloigné car nous mettons quiconque au défi de nous dire une seule action positive d’OBAMA envers l’Afrique si ce n’est qu’il a contribué à le diviser davantage (cas du Soudan ). . Tout le lobbying de JESSE Jackson sur la crise ivoirienne pour que la Maison Blanche, en particulier OBAMA aie une bonne lecture de la situation est resté vain et sans suite. GBAGBO a été humilié avec tout le mensonge mondial contre lui. « Ne jugez point afin que vous ne soyez point jugés. Car on vous jugera du jugement dont vous jugez, et l’on vous mesurera avec la mesure dont vous vous mesurez. Pourquoi vois-tu la paille qui est dans l’œil de ton frère, et n’aperçois-tu pas la poutre qui est dans ton œil ? Ou comment peux-tu dire à ton frère : Laisse-moi ôter la paille de ton œil, toi qui a une poutre dans le tien ? Hypocrite, ôte premièrement la poutre de ton œil, et alors tu verras comment ôter la paille de l’œil de ton frère ». Dit, La BIBLE dans Mathieu 7 :1-5.
Dans la DECLARATION UNIVERSELLE DES DROITS DE L’HOMME en son article troisième, il est dit : «Tout individu a droit à la vie, à la liberté et à la sûreté de sa personne ». Comme comprendre qu’un chef d’Etat d’un autre pays à qui on n’a pas déclaré la guerre puisse se lever et venir bombarder l’autre dans sa résidence en y causant des morts pour un problème électoral ? Et ce malgré le rapport de force non comparable ! La France étant un pays développé (une super puissance) et la Côte d’Ivoire ou la Lybie, des pays sous-développés. SARKOSY devra un jour répondre à cette question.
Mesdames et Messieurs les juristes, il faut appliquer le droit dans toute sa dimension avec équité pour que la société aille pour le mieux !




04/01/2013

URGENT - COTE D'IVOIRE: LES PRIX DU GAZ ET DE L'ESSENCE AUGMENTENT. LE SUPER PASSE DE 774 FCFA A 792 FCFA. LA BOUTEILLE DE GAZ B12 de 4000 fcfa à 5200 fcfa. LA BOUTEILLE DE GAZ FAITOU PASSE DE 1800 FCFA A 2000 FCFA




220px-ButaneGasCylinder_WhiteBack.jpgLE CARBURANT SUPER PASSE DE 774 FCFA A 792 FCFA.
La bouteille DE GAZ B12 passe de 4000 fcfa à 5200 fcfa, soit une augmentation de Augmente de 1200 Francs CFA.
LA BOUTEILLE DE GAZ FAITOU PASSE DE 1800 FCFA A 2000 FCFA.
LE PRIX DU GASOIL LUI N'A PAS VARIE.
LE CHEF DE L'ETAT, DANS SON ADRESSE A LA NATION N'A PA EVOQUE CES AUGMENTATIONS. LES IVOIRIENS SE SENTENT FLOUES PAR ALASSANE OUATTARA.
PENDANT CE TEMPS, LE CHEF DE L'ETAT CONVIE 800 INVITES PRESTIGIEUX A LA CELEBRATION DE SON 71 IEME ANNIVERSAIRE, A LA TRES SELECT STATION BALNEAIRE D'ASSINIE, SITUEE A 80 KM D'ABIDJAN.

PATRICE LECOMTE

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06/10/2012

ASSASSINATS, EXÉCUTIONS SOMMAIRES EN COTE D’IVOIRE : Le sang de Boga Doudou, Désiré Tagro, Daly Oblé, Marcellin Yacé…et des 60 gendarmes crie justice


assassinats,exécutions sommaires,côte d ivoire,Désiré Tagro,Boga DoudouLe ministre Désiré Tagro, ex-secrétaire général de la Présidence, assassiné par le régime Ouattara d'une balle dans la tête le 11 avril 2011.
Le 05 octobre 2012 par LG Infos - Crimes de sangs : la Côte d’Ivoire à l’heure des grands procès ? Ne vous y trompez pas. Il ne s’agit pas de l’intitulé d’une série policière sortie tout droit des studios hollywoodiens. C’est plutôt la couleur du temps au pays

d’Alassane Ouattara. Où la justice des vainqueurs a ouvert les grands procès post-crise, en triant ses propres dents pour les brosser. Le 1er octobre 2012, le procureur militaire Ange Kessi a dit aux journalistes : «Affaire assassinat du Général Guéi Robert : Enquête terminée, inculpation du Commandant Séka Yapo Anselme pour enlèvement et assassinat ; du Général Dogbo Blé, du Lt Colonel Katet Gnatoa et du Capitaine Sakanoko Mory, ex-Officier Adjoint du Cecos, pour complicité d’enlèvement et d’assassinat. L’enquête vite terminée parce que les principaux suspects sont tous arrêtés et en détention donc entre les mains de la justice…». Ah bon ?! L’enquête sur la mort du Général Robert Guéi est vite terminée parce que les principaux suspects sont tous arrêtés et en détention, donc entre les mains de la justice. Dans ce pays, on peut donc mener une enquête en si peu de temps et rendre justice aux justiciables, parce que les principaux suspects sont «sous contrôle». Alors questions : Monsieur le procureur militaire, où sont les principaux suspects du meurtre des officiers Dagrou Loula, Daly Oblé et de la soixantaine de gendarmes tués aux premiers jours de la rébellion de 2002, revendiquée par Guillaume Soro ? Monsieur le Procureur de la République, qui sont les principaux suspects du meurtre du ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur Emile Boga Doudou, tué lui aussi dans l’attaque du 19 septembre 2002 en même temps que le Général Guéi? Qui a tué le 11 avril 2011 le ministre Désiré Tagro, sorti du bunker de Laurent Gbagbo avec une serviette blanche en main en signe de reddition ? Avez-vous une idée de qui a fait passer Marcelin Yacé de vie à trépas ? Où en est-on avec le massacre du camp de déplacés relocalisés de Nahibly à Duékoué. En avezvous identifiés les principaux suspects? Evidemment, vous n’avez pas de réponses. Du moins, pas maintenant. Autant que vous êtes ! Pour la simple raison que ces victimes ne figurent pas au nombre de vos dossiers prioritaires. Et puis, pour la plupart, ce sont des pro-Gbagbo… Un grand coup de pouce aux efforts de ces défenseurs des droits de l’Homme qui s’époumonent à faire entendre au monde entier que la Côte d’Ivoire est en train de sombrer dans les méandres de la justice des vainqueurs. Grâce à votre hiérarchisation, par ordre d’importance, des victimes d’une même crise, le monde entier découvre cet autre visage de la justice ivoirienne : celui du « rattrapage des victimes ». Les pro-Ouattara d’abord. Les pro-Gbagbo, passez à la saint glinglin. Faut-il comprendre désormais, en suivant votre logique, que l’assassinat du colonel major Dosso, en 2011, doit être mis au-dessus de celui du ministre Désiré Tagro lui aussi assassiné en 2011? Doit-on passer par perte et profit les assassinats de Boga Doudou, du Commandant militaire de la région de Bouaké, du lieutenant-colonel Dagrou Loula, Commandant de la compagnie territoriale de Korhogo et du Lieutenant-colonel Dali Oblé; pendant que l’on fait la gorge chaude pour celui du Général Robert Guéi ? On s’interroge.
L’ONU, LA CPI ET LA FRANCE JOUENT LEUR CRÉDIBILITÉ
C’est écrit dans la résolution 2062 (R 2062) du Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations unies (Onu) en date du 26 juillet 2012 : «Considérant que la situation en Côte d’Ivoire continue de mettre en péril la paix et la sécurité internationale dans la région, agissant en vertu du Chapitre VII de la Charte des Nations unies, (12)-Prie instamment le Gouvernement ivoirien de veiller le plus rapidement possible à ce que, quels que soient leur statut ou leur appartenance politique, tous les auteurs de violations graves des droits de l’Homme ou d’atteintes au droit international humanitaire, en particulier celles commises pendant la crise postélectorale en Côte d’Ivoire, soient traduits en justice, comme le lui imposent ses obligations internationales, et à ce que tous les détenus soient informés de leur statut en toute transparence et engage le Gouvernement ivoirien à continuer de coopérer avec la Cour pénale internationale». Quant au point 13 cette résolution il dispose : «13. Demande à l’Onuci, dans la mesure où cela est compatible avec ses attributions et responsabilités, de continuer à appuyer les efforts déployés aux niveaux national et international pour traduire en justice les auteurs de violations graves des droits de l’Homme et du droit international humanitaire commises en Côte d’Ivoire, quels que soient leur statut ou leur appartenance politique». Il est plus qu’urgent que les Nations unies qui sont bien au fait de la situation de justice des vainqueurs qui prévaut en Côte d’Ivoire sous Ouattara, aillent au-delà d’une simple littérature en usant de plus de fermeté à l’endroit du régime d’Abidjan. Des sanctions ciblées pourraient, par exemple, contraindre les autorités ivoiriennes à se bouger. Surtout qu’au point (10) ce texte «souligne qu’il faut d’urgence prendre des mesures concrètes pour promouvoir la justice et la réconciliation à tous les niveaux et de tous les côtés». Si le Conseil de sécurité de l’Onu veut réellement qu’il soit mis fin à la justice des vainqueurs, il gagnerait à taper du poing sur la table. Pareille pour Paris qui a de tout temps eu l’initiative des résolutions punitives contre la Côte d’Ivoire. François Hollande, le Président normal a l’occasion de montrer à l’Afrique qu’il ne fait pas de la démagogie. Il en va de même de la Cour pénale internationale (Cpi) dont l’ex-procureur Moreno Ocampo piaffait d’impatience de venir chercher Laurent Gbagbo. Il y a en Côte des criminels pour lesquels l’Onu «Prie instamment le Gouvernement ivoirien de veiller le plus rapidement possible à ce que, quels que soient leur statut ou leur appartenance politique, (ils) soient traduits en justice». Et ne l’oublions pas, depuis le mercredi 22 février 2012, les juges de la Cour pénale internationale (Cpi) ont autorisé le procureur de cette cour, à étendre les enquêtes sur les événements en Côte d’Ivoire à la période allant du 19 septembre 2002, jour du coup d ’Etat manqué, au 28 novembre 2010, date du second tour de l’élection présidentielle.
OUATTARA À L’ÉPREUVE DE SORO
Que l’on remonte jusqu’à la crise de 2002 qui a emporté Boga Doudou, Dagrou Loula, Dali Oblé, Marcelin Yacé, les gendarmes de Bouaké et aux anonymes massacrés dans l’Ouest de la Côte d’Ivoire ou partout ailleurs. Ou qu’on ne retienne que la crise postélectorale, le principal accusé dans le camp Ouattara c’est l’actuel président de l’Assemblée nationale Guillaume Soro. Déjà en 2003, il a été épinglé par des humanitaires, notamment Amnesty international, Human Wrights Watch pour le recrutement d’enfants soldats. Après avoir revendiqué le coup d’Etat manqué contre Laurent Gbagbo qui a fait couler du sang innocent. En novembre 2011, quand Ouattara l’a nommé Premier ministre, il lui a demandé de préparer ses hommes à une possible offensive militaire en cas de blocage politique persistant. Trois mois plus tard, ils passent à l’attaque. Dans l’Ouest, à Duékoué, plusieurs centaines de civils sont tués, selon les Ong. Des crimes imputés aux hommes de Soro qui s’ajoutent à une longue série d’exactions commises depuis 2002. Il parle de «dérapages» à Duékoué en disant : «Nous étions en état de légitime défense ! Je considère avoir sauvé des milliers de vies humaines par mon action». Ouattara a-t-il le pouvoir de défaire celui qui l’a fait ? On s’interroge. Pendant ce temps, l’Onu et les Organisations de défense des droits de l’homme se font menaçantes !
Barthélemy Téhin
barthelemytehin@yahoo.fr