topblog Ivoire blogs

24/09/2012

Akoun, Douati et Katinan en prison: Qui attaque donc les Frci ? Ainsi va un pays rendu ingouvernable


douati-banny_fpi5(1)_0.jpgAlphonse Douati.
Le 23 septembre 2012 par Notre voie - La quiétude des Ivoiriens a été, une fois de plus, troublée par des tirs nourris. Les positions des Frci à Port-Bouët, Vridi et Noé ont été

attaquées, dans la nuit du jeudi, par des individus non identifiés. Il y a eu quatre morts du côté des assaillants et 12 interpellés à Noé, a-t-on appris de sources proches des FRCI. Les observateurs de la vie sociopolitique ivoirienne doivent assurément être surpris par ces nouvelles attaques alors que le secrétaire général et porte-parole du Fpi, l’ex-député Laurent Akoun ; l’un de ses adjoints, l’ex-ministre Alphonse Douati et l’ancien ministre Koné Katinan, porte-parole du président Gbagbo, sont en prison à Abidjan et à Accra (Ghana). En effet, les arrestations de ces trois personnalités de l’opposition avaient coïncidé avec une accalmie apparente de la situation sociopolitique. Il n’en fallait pas plus pour que les thuriféraires du régime Ouattara, pour accréditer leur thèse selon laquelle ce sont les pro-Gbagbo qui attaquent leur pouvoir, soutiennent qu’Akoun, Douati et Katinan sont les instigateurs de ces attaques. Et que leurs arrestations sonnaient ainsi le glas des tentatives de déstabilisation du régime Ouattara. « Fait très bizarre, depuis qu’Akoun et Douati sont en prison, plus d’attaques », avait titré le journal du Pdci et pro-Ouattara, Le Nouveau Réveil. Comme pour dire que ce sont ces responsables du Fpi qui alimentaient les attaques contre les positions de Frci. En liant la relative accalmie qu’il y avait à l’arrestation des responsables du Fpi, les thuriféraires du pouvoir Ouattara voulaient accréditer la thèse du gouvernement, notamment du ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur, Hamed Bakayoko, qui, sans la moindre enquête, avait pointé du doigt ceux qu’Alassane Ouattara et les siens appellent les pro-Gbagbo comme étant les auteurs des attaques des positions des Frci. Maintenant que les positions des Frci sont attaquées à nouveau alors qu’Akoun et Douati sont encore aux mains du régime Ouattara, on peut légitimement se poser la question de savoir qui attaque alors les positions des Frci. Sont-ce les pro-Gbagbo ? Peut être que nos confrères aideront les pouvoirs publics à répondre à cette question en identifiant les auteurs des dernières attaques de Port- Bouet-vridi et Noé. C’est extrêmement important. Car il faut bien qu’on débusque ceux qui attaquent notre pays afin qu’il retrouve la quiétude. Et pour y arriver, il faut arrêter les accusations sans fondement contre ceux qu’on qualifie de pro-Gbagbo. Il est important de noter seulement que la veille de ces attaques, les FRCIse sont tirés dessus à Yopougon pendant de longues heures. Les populations étaient traumatisées. Et si c’est le mouvement qui s’est déplacé à Port-Bouët ? Plusieurs véhicules de type 4X4 bourrés de Frci et de dozo se sont dirigés hier vers Noé. Pour certainement traumatiser les populations civiles, notamment les pro-Gbagbo. Ce n’est pas de cette façon qu’on mettra fin aux attaques. Mais plutôt en menant des enquêtes sérieuses et en cherchant surtout à comprendre qui a intérêt à attaquer le pouvoir Ouattara. En tout cas, ce n’est certainement pas le Fpi dont le fondateur est emprisonné à la Cpi et les cadres en prison ou en exil. Les militants Fpi sont conscients de ce que ce n’est pas un coup d’Etat qui va ramener le président Gbagbo en Côte d’Ivoire. Mais leur victoire dans le combat juridico-politique qui s’ouvrira à la CPI. Et puis, en tout état de cause, le Fpi n’a pas une culture de coup d’Etat. La culture du Fpi, c’est la transition pacifique à la démocratie, c’est l’alternance au pouvoir par la voie des urnes. C’est ce qui a permis à Gbagbo d’accéder au pouvoir en octobre 2000 après trois décennies d’opposition pacifique contre le régime Pdci-Rda.
Boga Sivori
bogasivo@yahoo.fr
Ainsi va un pays rendu ingouvernable
«S’ils veulent qu’on mélange ce pays, nous allons le mélanger», a déclaré Alassane Dramane Ouattara en 2002 lors d’une tournée politique dans le nord du pays. Pressé de parvenir au pouvoir par tous les moyens, son vocabulaire était emprunté au champ lexical de la guerre et de la violence. On a encore à l’esprit ses déclarations fracassantes. «Je rendrai ce pays ingouvernable» ou encore «Je n’attendrai pas 5 ans pour arriver au pouvoir». Quand on sait que le mandat présidentiel dure 5 ans et que c’est au bout de ce processus qu’on organise une nouvelle élection présidentielle, ces propos paraissaient surprenants. On croyait que les déclarations de M.Ouattara étaient de simples menaces sans lendemain. Erreur d’appréciation, car la Côte d’Ivoire va basculer dans l’instabilité. Du coup d’Etat de décembre 1999 contre Henri Konan Bédié jusqu’à à la rébellion armée du 19 septembre 2002 contre Laurent Gbagbo et au-delà, le pays va de plus en plus mal. Les Ivoiriens qui savouraient les délices de la paix, qui cultivaient l’unité et la fraternité ont perdu toutes ces valeurs pour se vouer désormais haine et animosité. La rébellion armée de 2002 a divisé profondément le pays. Depuis plus de 10 ans, la Côte d’Ivoire vit au rythme des armes et de l’insécurité. Aujourd’hui, les artisans de la rébellion armée sont au pouvoir. Mais, la série noire continue. Les armes achetées à des milliards de fcfa et distribuées aux rebelles et à des jeunes gens dit « volontaires » pour attaquer le régime Gbagbo ont envahi les rues, malgré la chute de Gbagbo. On a aujourd’hui une catégorie de jeunes ivoiriens qui ne jurent que par la kalachnikov, les Rpg et les obus. Le treillis militaire est disponible partout sans interdiction. Toute la Côte d’Ivoire est transformée en un vaste camp militaire. Frci, dozos et autres miliciens armés font la loi dans le pays en toute impunité. Chaque jour, on enregistre des attaques. Tout se règle par les armes. Tous les ultimatums lancés par Alassane Ouattara pour raisonner les Frci
et les dozos sont restés sans échos auprès de ses «braves guerriers». Le respect de l’autorité a foutu le camp. Le pays est ainsi rendu ingouvernable. Mais il n’y a pas à désespérer, car il revient à tous les acteurs de conjuguer leurs efforts pour remettre le pays sur labonne voie. Ce qu’on nous a imposé depuis 1999 n’est pas ce que l’Ivoirien mérite.

Benjamin Koré

10:45 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : akoun, douati, katina, attaque, frci

21/09/2012

URGENT URGENT/Frontière ivoiro-ghanéenne: Noé attaqué par le commando invisible. Des armes emportées


combattant2_7.jpg
Combattant armé non identifié.

Le 21 septembre 2012 par IVOIREBUSINESS - LE POSTE FRCI DE NOE, VILLE FRONTALIÈRE AVEC LE GHANA, a été attaqué par des combattants armés non identifiés, vendredi matin vers 3H (locales et GMT), a-t-on appris selon

plusieurs sources jointes sur place.
De violents combats à l’arme lourde et à l’arme automatique ont opposé les soldats FRCI à des combattants armés non identifiés, également appelés commando invisibles, les seules appellations revendiquées par ces derniers, qui ne se reconnaissent pas dans un communiqué d’une mystérieuse Coordination des Révolutionnaires pour la Libération du Peuple Ivoirien (CRLPI).

Jusqu’à 7H du matin, des tirs étaient entendus. Les populations apeurées se terrent chez elles. Au moment où nous mettons sous presse, la ville de Noé est totalement déserte.
Aucun bilan des violents affrontements n’est pour l’instant disponible. Mais selon nos sources, un important stock d’armes aurait été emporté par le commando invisible.
Seule certitude, les combats étaient d’une rare violence.
Cette attaque de Noé a lieu quasi simultanément avec celle de Port Bouët, localité située au sud d’Abidjan hier vers 21H, où deux commissariats de police et une gendarmerie ont été attaqués par des combattants armés non identifiés, faisant 1 mort.

Le commando invisible s’est emparé d’un important stock d’armes au cours des attaques de Port Bouët, avant de s’évanouir dans la nature.
Ces attaques de Noé et de Port Bouet font suite à celles du 07 août dernier, où les postes de police de Yopougon-Niangon, le corridor FRCI de Gesco, le camp militaire d’Akouedo, le camp FRCI d’Abengourou et celui d’Agboville, étaient simultanement attaqués par le commando invisible.

Par la suite, les camps FRCI et de Gendarmerie de Dabou et Jacqueville étaient attaqués par ces mêmes combattants armés non identifiés, de même que Toulepleu et Taï, emportant à chaque fois un important stock d’armes de guerre, comme butin.

Ces violences ont été suivies de l`arrestation de plusieurs hauts responsables du camp Gbagbo, dont le secrétaire général du FPI, Laurent Akoun, condamné à six mois de prison ferme pour "trouble de l`ordre public".
Cinquante-quatre civils et 19 militaires ont aussi été arrêtés et sont inculpés, notamment pour "attentat contre la sûreté de l`Etat", à la suite de ces attaques.

Nous reviendrons.
Claude Millé, correspondant au Ghana, avec une source jointe sur place.

17/08/2012

Cote d'Ivoire : Taï attaqué hier par des combattants armés non identifies


Le 17 août 2012 par IvoireBusiness - Selon plusieurs sources, un commando puissamment armé a attaqué hier la ville de Taï, à la frontière ivoiro-liberienne. Plusieurs habitants ont

confirmé avoir entendu des tirs d’armes lourdes et d’armes automatiques sans savoir qui faisait quoi.
La situation sur le terrain était hier des plus confuses, même si le calme semble revenu depuis ce matin dans la ville.
Aucun bilan n’est pour l’instant disponible, ni aucune information précise sur l’identité des assaillants.
Mais nos sources nous font craindre des pertes en vies humaines.

Des armes et des munitions ont été emportées par les assaillants, qui se sont par la suite évanouis dans la nature.

Va-t-on vers un embrasement généralisé de la Côte d’ivoire avec le risque d’une attaque de toutes les villes de la Côte d’Ivoire ? Rien n’est moins sûr. Mais tous les analystes s’accordent à dire que la situation sécuritaire du pays est des plus préoccupantes.
Dans la même journée d’hier, les villes de Dabou et de Jacqueville, situées à une cinquantaine de kilomètres au sud-ouest d’Abidjan, ont été attaquées par des hommes en armes.


Patrice Lecomte

08/08/2012

URGENT URGENT: Un poste de contrôle des FRCI attaqué à Erymakouguié" (AGBOVILLE). Deux blessés (militaire)

combattantsol_4.jpg
Combattant armé non identifié.
Le 08 août 2012 par IVOIREBUSINESS AGBOVILLE – Selon l’agence France presse (AFP), des combattants armés non identifiés lourdement armés, ont attaqué un poste de

contrôle des FRCI à Agboville, localité située à quelque 80 km au nord
d'Abidjan, dans la nuit de mardi à mercredi.
Le bilan pour l’heure est de deux blessés selon des sources militaires.

"Une dizaine d'assaillants ont attaqué le poste d'observation des Forces
républicaines (FRCI) à Erymakouguié", village voisin d'Agboville, a déclaré
une source FRCI jointe par l'AFP sur place.

Lancée vers 01H00 du matin (locale et GMT), "l'attaque a duré deux heures.
Le bilan fait état de deux blessés, dont un blessé grave qui a été
hospitalisé", a-t-elle indiqué.

Les combattants armés non identifiés ont pris la clé des champs comme ils sont venus ;

Cette attaque a été confirmée à l'AFP par plusieurs habitants et un
journaliste local.

Eric Lassale