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20/09/2012

Interview exclusive/ Depuis l’exil, Charles Blé Goudé : « J’ai peur … » « La paix en Côte d’Ivoire passe par Gbagbo » « Il faut aider Banny »




Côte d'Ivoire, Charles Blé Goudé,politique,nationale
Charles Blé Goudé.
Le 20 septembre 2012 par L'INTER - Il a bien voulu se confier à L’inter, votre quotidien. Depuis son lieu d’exil, via les nouvelles technologies de l’information et de la
communication, Charles Blé Goudé, l’ancien ministre de la Jeunesse et de la promotion de l’emploi dans le dernier gouvernement de Laurent Gbagbo, a bien voulu répondre à nos questions. Il interpelle le pouvoir, dit ses craintes mais également ses espoirs en une Côte d’Ivoire dont les fils et filles se mettront ensemble un jour pour la bâtir. Interview
Charles Blé Goudé, êtes-vous en deal avec les nouvelles autorités pour revenir au pays ?
Un deal est un accord, un marché que l'on conclut avec une partie. En général, c'est un accord gagnant-gagnant. Que pensez-vous que je gagne en ce moment avec ce régime, si ce ne sont les enlèvements, les arrestations et emprisonnements de mes collaborateurs, les membres de ma famille, et tout dernièrement de Docteur Konan Patrice dont le seul crime est d'être parmi ces nombreux médecins qui de manière bénévole, m'ont apporté une assistance médicale, quand j'étais encore au pays ? C'est ça le deal ? Et un deal pour quoi faire ? Je ne suis en deal ni en négociation avec personne. J'ai lancé un appel officiel à la réconciliation, j'attends en retour une réponse officielle.
Le ministre Hamed Bakayoko dit pourtant que vous êtes en contact. Qu'est- ce que vous vous dites exactement ?
Je dis exactement qu'il faut faire face aux vrais problèmes des Ivoiriens, au lieu de susciter de faux débats. En ce qui me concerne, je n'ai jamais fait de mystère autour de ma volonté que la crise ivoirienne se règle par un dialogue franc, sincère et inclusif avec les différents acteurs politiques! J'avais déjà montré la voie en lançant un appel à la cessation des violences entre populations, lors d'une concertation avec les jeunesses du RHDP, en juin 2007, en initiant la caravane de la paix, en faisant recevoir Guillaume Soro à Gagnoa, en recevant les jeunes des Forces nouvelles dans mon village, en rendant visite à Wattao à Bouaké, en faisant de lui un ami et homme fréquentable. Pour finir, en recevant Konaté Sidiki et Souleymane Kamaraté au stade Jesse Jackson de Yopougon. Toutes ces actions ne m'ont pas forcément valu des amitiés, mais je les ai faites parce que je voulais la paix. Pour dire que cela n'a jamais été un problème pour moi de parler avec un adversaire politique, d'autant que je me sens capable d'exprimer mes positions et convictions politiques face à n'importe qui. Tous ceux qui pensent m'attirer dans un dialogue pour me piéger, se trompent. Nous avons certes perdu le pouvoir, mais pas notre intelligence. Je sais à quoi m'en tenir à partir du traitement que le pouvoir inflige à mes collaborateurs, à mes proches et maintenant à mon médecin. Quand on frappe le margouillat, le lézard s'apprête.
Mais monsieur Blé, vous parlez au moins avec votre ancien compagnon de lutte, Guillaume Soro, devenu aujourd'hui président de l'Assemblée nationale ?
Là encore, je vais vous décevoir. Non. Bogota est occupé à autre chose pour l'instant.
Avant la crise post électorale, vous vous parliez, pendant la crise aussi, selon nos informations, alors pourquoi le contact a-t-il été rompu ?
Mon père m'a dit que quand vous donnez un verre d'eau à quelqu'un qui n'a pas soif, il n'en voit pas la valeur. Quand le temps aura fait son effet et que tout le monde aura compris la nécessité de parler, cela s'imposera à nous tous. Pour l'instant, vous constatez comme moi que les nouveaux tenants du pouvoir ont fait de la traque des pro-Gbagbo, un véritable programme de gouvernement. Laissons-leur le temps de se rendre compte des limites de ce programme. Le reste viendra
Une alliance Blé /Soro est-elle envisageable dans la politique ivoirienne, comme au temps de la FESCI ?
Toute réalité politique étant une denrée périssable, cela dépendra de ce que nous aurons en commun comme valeurs ou pas. Qui vivra, verra.
Que faut-il pour que Blé Goude retourne en Côte d'Ivoire ?
Quand le pouvoir aura compris que faire la paix n'est pas une option, mais plutôt un impératif. Quand le pouvoir aura compris qu'il n'y aura jamais de Côte d'Ivoire où ne vivent que des pro-Ouattara, et que c'est le regard du voisin qui vous montre la tâche qui se trouve sur votre chemise. Quand le pouvoir aura accepté de gouverner et non de régner. Quand le pouvoir aura compris que la déportation de ses adversaires politiques dans le Nord est à inscrire au chapitre des pratiques dépassées. Quand les signes d'actes d'apaisement, passant par la libération des prisonniers et la cessation de la traque des pro-Gbagbo se feront apercevoir, personne n'aura besoin de me dire de rentrer chez moi. Tous les opportunistes qui font le tour des capitales pour utiliser et monnayer le retour des pro-Gbagbo, perdent leur temps.
Vous êtes souvent cité dans des attaques contre le régime Ouattara, on dit aussi qu'il n'y a jamais de fumée sans feu. Qu'en dites-vous?
Il arrive souvent que des personnes prennent de simples nuages pour de la fumée et voient le feu là où il y a des rivières qui s'évaporent. Est-il encore besoin de vous rappeler que le comportement d'un adversaire politique, aussi mauvais soit- il, ne parviendra pas à me changer au point de me pousser à renier mon passé de celui qui, à la tête de milliers d’Ivoiriens, était descendu dans la rue pour s'opposer à l'usage des armes comme moyens de conquête du pouvoir. Je demande à ceux qui se croient obligés de me citer dans leurs rapports d’enquête, qu’ils peuvent justifier leurs primes et prébendes autrement. Je ne suis pas un abonné aux coups de force.
Croyez-vous qu'un coup d'Etat est possible en Côte d'Ivoire, et que cela soit la solution aux problèmes des pro-Gbagbo?
Je suis maître de mes agissements ; je puis donc vous dire que les idées et principes qui fondent mon entrée en politique sont contraires aux coups de force. Il semble que les coups de force sont le fait d'individus désespérés, or je ne suis pas un désespéré. J'ai une foi inébranlable en l'avenir, donc je ne me sens pas concerné. Je puis simplement conseiller au pouvoir d'éviter de créer le désespoir au sein de la population, cela éviterait aux Ivoiriens des traumatismes de trop, qui sont le fait de désespérés. Je ne crois pas que les pro-Gbagbo soient en attente d'un coup de force, ils veulent un dialogue franc et sincère ; ils demandent que les conditions et l'environnement soient créés.
Vous aviez en son temps souhaité une amnistie générale comme condition de votre retour au pays ; pensez-vous que c'est la solution pour la paix ?
Ce serait prétentieux de réduire le retour de la paix en Côte d'Ivoire à ma personne. La complexité du dossier ivoirien est à la mesure de la crise. Encore faut-il que le régime prenne la mesure de sa responsabilité à mettre fin à la crise, même si la guerre est finie. Les enlèvements, arrestations et emprisonnements ne font jamais bonne recette, c'est pourquoi il faut explorer la voie du dialogue. Nelson Mandela n'a mis aucun de ses adversaires politiques en prison, et pourtant l'Afrique du Sud a retrouvé la paix. Dans toute équipe, il y a des extrémistes qui souhaitent toujours l'éradication de l'autre, qu'ils considèrent comme la cause de leurs malheurs. Mais c'est ici qu'intervient la force du leadership du chef de l'équipe pour faire prévaloir sa vision, s'il en a une. Je pense qu'une amnistie générale peut favoriser le retour de la paix dans notre pays et peut aider les Ivoiriens se parler à nouveau.
Vous avez aussi souhaité rencontrer le président de la Commission réconciliation ; où en êtes-vous avec cette rencontre?
Je ne réduis pas ces rencontres à ma personne. L'essentiel, c'est que les acteurs se parlent, que l'on aide le président Banny à jouer son rôle. Je constate que ces derniers temps, il est à la tâche à travers des consultations avec les différents acteurs politiques. Je voudrais ici le féliciter et l'encourager à continuer dans la réalisation de cette tâche complexe. Au-delà de nos singularités, cherchons toujours ce que nous pouvons partager comme valeurs. En ce qui me concerne, je puis vous rassurer que mon appel n'est pas tombé dans oreilles de sourd. C'est un processus.
Avez-vous des nouvelles de l'ancien président, Laurent Gbagbo?
Pas plus que vous, malheureusement.
Pensez-vous qu'il sortira un jour de prison?
Pour moi, la libération de Gbagbo peut participer au retour de la paix dans notre pays. Les tenants de la thèse contraire devraient aujourd'hui humblement reconnaître et admettre les limites de leur voie. À la lecture de la presse gouvernementale et celle de l’opposition, de la presse internationale qui s'intéresse au dossier ivoirien, on doit tous admettre que tout ce fait en fonction de Gbagbo, même en prison.
Comment envisagez-vous l'avenir de la Côte d'Ivoire dans les cinq prochaines années?
Pour dire vrai, j'ai peur pour mon pays. La fracture entre les autres ethnies et le Nord me semble trop profonde aujourd'hui. D'Houphouët-Boigny à Gbagbo, en passant par Bédié et feu Guei Robert, c'est la première fois, dans l'histoire de notre pays, que la suprématie d'une seule ethnie sur les autres est célébrée, et sans gêne. Si Ouattara et ses hommes regardent bien dans le rétroviseur, sans passion et sans émotion, ils se rendront compte qu'ils ont fait en moins de deux ans de pouvoir, pire que ce qu'ils prétendent avoir combattu. La question identitaire est plus que jamais visible, car les concepts de "rattrapage" et de "nordisation" dans tous les secteurs de l'administration, de l'armée et au sommet de l'Etat, sont des concepts tout aussi dangereux que le concept de l'ivoirité qui a fait couler beaucoup d'encre et de salive. J'ai peur que le régime actuel lègue aux générations futures, une Côte d'Ivoire beaucoup plus difficile à réconcilier.
Quelle est votre actualité en ce moment? Comment passez-vous vos journées?
Vous le saurez plus tard, mais sachez que je ne m'ennuie pas du tout, vu que je considère cette parenthèse de ma jeune carrière comme un moment de formation et de transformation. Je m'adonne volontiers à toute activité pouvant aider à me forger et à me former à la vie. Soyez un peu patient.
Avez-vous des nouvelles de votre ami Wattao?
Laissez Wattao tranquille, c'est un militaire. En Côte d'Ivoire, la vie humaine tient aujourd'hui à un fil.
L'exil, c'est très difficile, comment arrivez-vous à survivre ? Qui vous finance ?
Je rends grâce à Dieu! J'ai l'avantage d'avoir été élevé dans la disette, dans une famille très pauvre où on n’a besoin que de peu pour vivre. Pour transformer la vie, il faut avoir la vie. Or j'ai eu la chance d'avoir pour le moment la vie, en plus j'ai Dieu. Donc je ne crains rien. Dieu pourvoit pour moi.
Et vos amis? Il semble même qu’il y en a qui vous ont abandonné ?
J'assume entièrement ce que je vis et je n'en veux à personne. J'ai foi en mon avenir. J'ai eu l'habitude d'être reconnaissant envers tous ceux qui m'ont dit non un jour, car grâce à eux, je me suis mis à la tâche avec mes propres efforts pour réaliser ce que je voulais. Je suis un self made man. Je regarde l'avenir avec sérénité. Même quand l'adversaire pense m'avoir mis dans une position de faiblesse en me m'étant à genoux, je lui dis merci, car il m'a mis dans la meilleure position pour prier Dieu.
Interview réalisée par Hamadou ZIAO

19/09/2012

ASSASSINAT DU MINISTRE BOGA DOUDOU: ALAIN DOGOU, SON DIRECTEUR DE CABINET « Les deux enquêtes ont été entièrement bouclées…Les crimes de sang sont imprescriptibles."



mer, 19 sept. 2012 - 6:45 Catégorie:Diaspora

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Le ministre d’État, ministre de l'Intérieur du Président Laurent Gbagbo, Emile Boga Doudou.
Le 19 septembre 2012 par IVOIREBUSINESS - LES PRÉCISIONS D’Alain Dogou,
Ancien directeur de cabinet du ministre d’État,
ministre de l'Intérieur, Emile Boga Doudou

"Je voudrais d'abord préciser que j’étais à l’époque des faits, le directeur de cabinet du Ministre d’État, Ministre de l'intérieur, Me Boga Doudou Émile. Je voudrais ensuite indiquer que le directeur de cabinet du ministre de l’Intérieur que j’étais avait en 2002, sous son autorité directe, la Direction des Renseignement Généraux (DRG) et la Direction de la Surveillance du Territoire (DST). En outre, après l'assassinat du ministre Boga Doudou le 19 septembre 2002, j'ai assuré une sorte d’intérim pendant 10 jours, jusqu’à la nomination de Paul Yao N'dré dont je fus aussi le directeur de cabinet.
Relativement aux contraintes de ces fonctions, et pour la paix sociale mais surtout, pour la cohésion des Fds dont certains occupaient et occupent encore aujourd’hui, des postes sensibles, je me suis volontairement gardé de toute déclaration et témoignage publique sur cet épisode malheureux de l'histoire de notre pays.
J'ai pourtant témoigné sous serment, à deux reprises, pendant 4 heures devant les membres de la Commission internationale d’enquêtes de l'Onu et pendant 6 heures, devant les membres de la Commission nationale parlementaire d’enquêtes présidée par le député Kabran Appia. J’ai simplement constaté que les rapports des travaux de ces deux importantes commissions n'ont jamais été rendus publics.
Enfin, relativement à une fausse polémique qui a cours sur l'absence de plainte de la famille du Ministre Emile Boga Doudou, je voudrais indiquer que le Ministre Boga a été lâchement assassiné dans la cour de son voisin après l'attaque de sa résidence officielle par des rebelles munis d'obus et de lance-roquettes. L’enquête concernant sa mort s’inscrivait dans celle relative à la tentative de coup d’Etat contre l’État de Côte d'Ivoire. Cette enquête avait été officiellement confiée à la Gendarmerie nationale de Côte d'Ivoire à travers la Brigade de recherches. L’enquête relative à l'assassinat du Ministre Boga était donc "sectorielle" dans l’enquête globale d'atteinte contre la sûreté de l’État de Côte d'Ivoire.
J'ai moi-même à l’époque, rendu des visites de terrain, aux enquêteurs de la Gendarmerie nationale, pour m'assurer de l’évolution du dossier. L’enquête avait donc été menée à terme, selon le rapport qui m'en avait été fait. Il en est de même de l’enquête parallèle spécifiquement axée sur sa mort, que j'avais demandée à la Direction de la police criminelle de la Police nationale dont le ministre Boga était le premier responsable. Je peux affirmer que les deux enquêtes ont été entièrement bouclées et les officiers enquêteurs sont encore en poste dans les différents services de police et de gendarmerie.
Seulement, la Côte d’Ivoire était engagée dans un processus politique de sortie de crise et la question préjudicielle qui s’était posée aux dirigeants de l’époque était relative à l'opportunité de poursuite… dans la mesure où selon l'inclinaison des rapports, cela devait être un procès en responsabilité et non en culpabilité. Or, ceux qui avaient revendiqué la responsabilité de la rébellion étaient au gouvernement de la République et parcouraient les capitales africaines à la recherche de solutions politiques de sortie de crises. Ce n’était donc pas une affaire d'absence de plainte de membres de la famille du ministre défunt mais, d’opportunité stratégique, relativement au processus de paix engagé pour la survie de la nation. Aujourd’hui, dix ans après le contexte, les commentaires sont libres mais, dans le droit positif ivoirien, les crimes de sang sont imprescriptibles."

UNE CONTRIBUTION D’Alain Dogou
Ancien directeur de cabinet du ministre d’État
ministre de l'Intérieur Emile Boga Doudou

18/09/2012

18-19 septembre 2002/18-19 septembre 2012: 10 ans de deuil sur la Côte d'Ivoire!


264318_531636026862038_1431120171_n.jpgVoici exactement 10 ans que certains fils et filles de la Côte d’Ivoire ont porté le glaive contre la mère patrie. Ces tristes souvenirs (qui ne finissent pas de se rallonger) sont encore vivaces dans la mémoire comme si c’était hier.
C’est aux environs de 2 heures du matin que nous avons entendu les premières détonations qui nous ont réveillées de notre sommeil. Alors que nous étions encore en cité universitaire au campus de cocody. Des rafales accompagnées de signaux rouges étaient par moment visibles dans le ciel. Mais un fait nous aura tout de même marqué cette nuit là. Jusqu’à 8 heurs du matin, nous n’avions pas encore entendu un monsieur, et non des moindres, il s’agit de Me Emile Boga DOUDOU ministre de l’intérieur. Car en temps normal, c’est lui qui coordonne toute la défense en tant que ministre de l’intérieur. On apprendra 30 minutes après par les média internationaux (très zélés en pareille circonstance) que « Petit piment » (sobriquet du ministre Boga DOUDOU en son temps en milieu universitaire) venait d’être sauvagement abattu par des chiens de guerre. Ainsi que les colonels DAGROU Loula, DALI Oblé et plusieurs autres corps habillés. C’est dans cette même nuit que l’artiste talentueux et émérite Synthé (Marcellin Yacé fondateur du groupe WOYA) a perdu la vie, inutilement du reste, alors qu’il sortait de son studio d’enregistrements.
Comme bilan, au moins 300 personnes ont été tuées au cours de cette même nuit et un peu plus de 5000 jusqu’en 2010. Dont une centaine de gendarmes, policiers et militaires froidement exécutés après plusieurs mois de détention à Bouaké.
Depuis lors, le pays reste divisé en deux. Avec la partie nord tenue par les rebelles et le sud par le gouvernement du président Laurent GBAGBO. Qui aura tout mis en œuvre pour le retour de la paix mais malheureusement l’idée qu’il quitte le pouvoir, ficelée dans les chancelleries occidentales avec comme tête de proue la France (toujours aux antipodes des déstabilisations dans le tiers monde) était « bouclée » même au prix de « 100 000 morts ». D’où ce traquenard d’élections de 2010 qui verra le président Laurent GBAGBO être proclamé élu par le Conseil Constitutionnel et son adversaire par la Commission Electorale Indépendante (CEI), un organe administratif. La guerre est ainsi déclarée au président Laurent GBAGBO par la France et l’ONUCI (Opération des Nations Unis en Côte d’Ivoire) qui ont préféré soutenir la CEI, organe administratif que le Conseil Constitutionnel, organe juridique suprême de la Côte d’Ivoire. Ainsi le 11 avril 2011, l’armée de Nicolas SARKOZY et de BARAK Obama bombardent le domicile présidentiel de Laurent GBAGBO, le capturent et le remettent à l’armée (FRCI) de son adversaire. Un désordre monstre s’installe en Côte d’Ivoire. Il a pour nom délations, enlèvements, kidnapping, vols, viols et tueries menés par une caste : les dozo.
Laurent GBAGBO, digne fils de la Côte d’Ivoire et d’Afrique qui ne faisait que défendre son pays et la légalité constitutionnelle est d’abord emprisonné à Korhogo puis à la Haye où il séjourne depuis le 29 novembre 2011. Plusieurs de ses partisans dont son épouse et son fils sont aussi injustement incarcérés sans jugement.
Mais que chacun sache que « qui règne par l’épée périt par l’épée ». Mieux, les Ecritures (La BIBLE) sont formelles : « Car on vous jugera du jugement dont vous jugez, et l’on vous mesurera avec la mesure dont vous mesurez ». Mathieu 7 :2

ABIDJAN- Suspension levée pour les journaux de l'opposition


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ABIDJAN- L`organe de régulation de la presse écrite
ivoirienne a décidé lundi soir la levée provisoire de la mesure de suspension
de parution, qui frappait les quotidiens proches de l`ancien président Laurent
Gbagbo, a-t-on appris jeudi auprès du Conseil national de la presse (CNP).

"Nous avons décidé de suspendre la sanction qui frappait ces journaux, dans
le cadre des médiations en cours avec le Groupement des éditeurs de presse de
Côte d`Ivoire (patronat) et la Commission dialogue, vérité et réconciliation
(CDVR)", a déclaré à l`AFP le président du CNP, Raphaël Lakpé.

"Nous voulons donner une chance à ces médiations, afin de voir quels sont
les engagements que les responsables des journaux sanctionnés ont pris et les
garanties qu`ils les respecteront", a-t-il ajouté.

La suspension des journaux de l`opposition avait été critiquée par des
diplomates et des associations de défense de la presse.

Les quotidiens pro-Gbagbo pourraient donc paraître à nouveau mardi, selon
M. Lakpé.

Dans un communiqué, les journaux concernés se sont "félicités de cette
victoire de la vérité sur la tentative de falsification de l`histoire de la
Côte d`Ivoire".

Le représentant spécial du secrétaire général de l`ONU en Côté d`Ivoire,
Bert Koenders, a saluédans un communiqué cette décision qu`il a jugée "de
nature à contribuer à la création dun environnement propice au dialogue
républicain".

Le Conseil national de la presse (CNP) avait décidé la suspension depuis
jeudi dernier et pour une durée d`une à deux semaines de six quotidiens de
l`opposition proches de M. Gbagbo. Dans les faits, aucun titre de la presse
pro-Gbagbo n`était plus disponible en Côte d`Ivoire.

Les journaux avaient été suspendus pour avoir publié des photographies
représentant Laurent Gbagbo et ses proches emprisonnés, assorties de légendes
mentionnant les postes de ministres occupés par certaines de ces personnalités
pendant la crise post-électorale de décembre 2010-avril 2011, qui a fait 3.000
morts.

Ces ministres ont été désignés le 6 décembre 2010, sous l`autorité de
Laurent Gbagbo, et leurs nominations ont été déclarées nulles et non avenues
par une ordonnance prise par Alassane Ouattara en avril 2011.

Le CNP avait jugé que les légendes publiées entretenaient "le sentiment de
l`existence de deux gouvernements en Côte d`Ivoire", estimant qu`une telle
pratique était "séditieuse" et "de nature à faire perdurer la crise
post-électorale".

Dans leur communiqué, les journaux pro-Gbagbo "se réjouissent d`avoir
obtenu ce qu`ils désiraient, à savoir désigner les personnalités pro-Gbagbo
par leurs titres d`ancien Premier ministre (Aké N`Gbo) ou d`anciens ministres
(pour les autres)".

Cette interprétation n`est cependant pas partagée par le CNP qui estime
avoir reçu l`assurance que "les manquements, objets de la sanction, seront
corrigés", ce qui pourrait créer de nouvelles difficultés.

Les titres de la presse pro-Gbagbo sont souvent suspendus par le CNP, en
raison notamment de leur refus de reconnaître la victoire de M. Ouattara à la
présidentielle de 2010.

La presse ivoirienne est connue pour ses partis pris politiques très
marqués et sa virulence, même si sa diffusion est limitée.



16/09/2012

VOICI LA VRAIE ARMEE DE COTE DIVOIRE A NOUS IMPOSER PAR LA FRANCE


armée,côte d'ivoire,imposer,franceQui compose l'armée de Côte d'Ivoire? La voici. Celle que voulait la France de SARKOZY pour diriger notre pays. Enlèvements,séquestrations et tueries sont au menu de leurs attributions. Comment une caste peut au nez et à la barbe de l'ONU assurer la "sécurité" dans un pays moderne comme le nôtre?!
C'est cela la triste réalité aujourd'hui voulue par les occidentaux qui fabriquent des présidents pour les imposer aux peuples qu'ils veulent assujetir. Mais le jour où ces peuples se révolteront....