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06/10/2012

40e anniversaire des accords de coopération monétaire de la zone franc: Alassane Dramane Ouattara, seul chef d’Etat présent



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Alassane Dramane Ouattara et Pierre Moscovici, hier à la tribune de l'ouverture 40e anniversaire des accords de coopération monétaire de la zone franc.
Publié le samedi 6 octobre 2012 | IVOIREBUSINESS - Aussi bizarre que cela puisse paraître, Alassane Dramane Ouattara, chef de l’Etat ivoirien, était le seul chef d’Etat présent à la célébration du 40e anniversaire des accords de coopération monétaire de la zone franc. Il

partageait la tribune officielle avec Pierre Moscovici, ministre français de l’Economie et Finances, et hôte du colloque.
Etaient également présents, les gouverneurs des banques centrales africaines BCEAO et BEAC et même d’anciens gouverneurs.
On notait ainsi la présence de Casimir Oyé Mba, gouverneur de la BEAC (1978-1990), de Charles Konan Banny gouverneur de la BCEAO (1990, comme intérimaire d’abord, à 2005) et ancien premier ministre de Côte d’Ivoire, d’Abdoulaye Bio Tchané ancien ministre de l’Economie et des Finances de Mathieu Kérékou, ex-président de la BOAD (2008-2011), du Camerounais Jean Nkuete, secrétaire exécutif de la CEMAC (1999-2006) économètre particulièrement brillant et proche de Paul Biya qui en a fait un ministre d’Etat, de Michel Camdessus gouverneur de la Banque de France (1984-1987) directeur général du FMI (1987-2000) et ami de Ouattara, de Sylviane Guillaumont-Jeanneney professeure émérite de l’Université d’Auvergne et spécialiste de la zone franc, de Jean-Claude Trichet gouverneur de la Banque de France (1993-2003), président de la Banque centrale européenne (2003-2011), de Christian Noyer gouverneur de la Banque de France, de Saïd Mohamed Mshangama, directeur général de l’Institut des Comores (1977-1981), pour ne citer que ceux-là.
L’absence des treize autres chefs d’Etat africains ayant en partage le Franc CFA comme monnaie hier à ce colloque de Bercy, dont le thème est « Regards croisés sur 40 ans de zone franc », est la preuve selon plusieurs analystes, du peu d’intérêt accordé par les africains à ce colloque, et d’une célébration au rabais des 40 ans du F CFA.
Par ailleurs, de plus en plus de voix s’élèvent en Afrique sur ce arrimage du FCFA l’Euro, arrimage aujourd’hui totalement dépassé, car condamnant l’Afrique à la stagnation sans croissance sur l’autel de la lutte contre l'inflation menée par la banque de France, alors que des pays comme le Ghana, le Nigeria, qui ont leur propre monnaie, attirent beaucoup plus de capitaux que les pays membres de la zone franc.

Deux tables rondes seront néanmoins organisées à ce colloque : une première consacrée à « la zone franc et le tournant des accords de coopération monétaire des années 1970 », et une seconde intitulée « De l’intégration monétaire à l’intégration économique ».
Hier lors de la cérémonie d’ouverture, Alassane Dramane Ouattara a fait une déclaration fleuve dont nous vous livrons la teneur.

Christian Vabé

ASSASSINATS, EXÉCUTIONS SOMMAIRES EN COTE D’IVOIRE : Le sang de Boga Doudou, Désiré Tagro, Daly Oblé, Marcellin Yacé…et des 60 gendarmes crie justice


assassinats,exécutions sommaires,côte d ivoire,Désiré Tagro,Boga DoudouLe ministre Désiré Tagro, ex-secrétaire général de la Présidence, assassiné par le régime Ouattara d'une balle dans la tête le 11 avril 2011.
Le 05 octobre 2012 par LG Infos - Crimes de sangs : la Côte d’Ivoire à l’heure des grands procès ? Ne vous y trompez pas. Il ne s’agit pas de l’intitulé d’une série policière sortie tout droit des studios hollywoodiens. C’est plutôt la couleur du temps au pays

d’Alassane Ouattara. Où la justice des vainqueurs a ouvert les grands procès post-crise, en triant ses propres dents pour les brosser. Le 1er octobre 2012, le procureur militaire Ange Kessi a dit aux journalistes : «Affaire assassinat du Général Guéi Robert : Enquête terminée, inculpation du Commandant Séka Yapo Anselme pour enlèvement et assassinat ; du Général Dogbo Blé, du Lt Colonel Katet Gnatoa et du Capitaine Sakanoko Mory, ex-Officier Adjoint du Cecos, pour complicité d’enlèvement et d’assassinat. L’enquête vite terminée parce que les principaux suspects sont tous arrêtés et en détention donc entre les mains de la justice…». Ah bon ?! L’enquête sur la mort du Général Robert Guéi est vite terminée parce que les principaux suspects sont tous arrêtés et en détention, donc entre les mains de la justice. Dans ce pays, on peut donc mener une enquête en si peu de temps et rendre justice aux justiciables, parce que les principaux suspects sont «sous contrôle». Alors questions : Monsieur le procureur militaire, où sont les principaux suspects du meurtre des officiers Dagrou Loula, Daly Oblé et de la soixantaine de gendarmes tués aux premiers jours de la rébellion de 2002, revendiquée par Guillaume Soro ? Monsieur le Procureur de la République, qui sont les principaux suspects du meurtre du ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur Emile Boga Doudou, tué lui aussi dans l’attaque du 19 septembre 2002 en même temps que le Général Guéi? Qui a tué le 11 avril 2011 le ministre Désiré Tagro, sorti du bunker de Laurent Gbagbo avec une serviette blanche en main en signe de reddition ? Avez-vous une idée de qui a fait passer Marcelin Yacé de vie à trépas ? Où en est-on avec le massacre du camp de déplacés relocalisés de Nahibly à Duékoué. En avezvous identifiés les principaux suspects? Evidemment, vous n’avez pas de réponses. Du moins, pas maintenant. Autant que vous êtes ! Pour la simple raison que ces victimes ne figurent pas au nombre de vos dossiers prioritaires. Et puis, pour la plupart, ce sont des pro-Gbagbo… Un grand coup de pouce aux efforts de ces défenseurs des droits de l’Homme qui s’époumonent à faire entendre au monde entier que la Côte d’Ivoire est en train de sombrer dans les méandres de la justice des vainqueurs. Grâce à votre hiérarchisation, par ordre d’importance, des victimes d’une même crise, le monde entier découvre cet autre visage de la justice ivoirienne : celui du « rattrapage des victimes ». Les pro-Ouattara d’abord. Les pro-Gbagbo, passez à la saint glinglin. Faut-il comprendre désormais, en suivant votre logique, que l’assassinat du colonel major Dosso, en 2011, doit être mis au-dessus de celui du ministre Désiré Tagro lui aussi assassiné en 2011? Doit-on passer par perte et profit les assassinats de Boga Doudou, du Commandant militaire de la région de Bouaké, du lieutenant-colonel Dagrou Loula, Commandant de la compagnie territoriale de Korhogo et du Lieutenant-colonel Dali Oblé; pendant que l’on fait la gorge chaude pour celui du Général Robert Guéi ? On s’interroge.
L’ONU, LA CPI ET LA FRANCE JOUENT LEUR CRÉDIBILITÉ
C’est écrit dans la résolution 2062 (R 2062) du Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations unies (Onu) en date du 26 juillet 2012 : «Considérant que la situation en Côte d’Ivoire continue de mettre en péril la paix et la sécurité internationale dans la région, agissant en vertu du Chapitre VII de la Charte des Nations unies, (12)-Prie instamment le Gouvernement ivoirien de veiller le plus rapidement possible à ce que, quels que soient leur statut ou leur appartenance politique, tous les auteurs de violations graves des droits de l’Homme ou d’atteintes au droit international humanitaire, en particulier celles commises pendant la crise postélectorale en Côte d’Ivoire, soient traduits en justice, comme le lui imposent ses obligations internationales, et à ce que tous les détenus soient informés de leur statut en toute transparence et engage le Gouvernement ivoirien à continuer de coopérer avec la Cour pénale internationale». Quant au point 13 cette résolution il dispose : «13. Demande à l’Onuci, dans la mesure où cela est compatible avec ses attributions et responsabilités, de continuer à appuyer les efforts déployés aux niveaux national et international pour traduire en justice les auteurs de violations graves des droits de l’Homme et du droit international humanitaire commises en Côte d’Ivoire, quels que soient leur statut ou leur appartenance politique». Il est plus qu’urgent que les Nations unies qui sont bien au fait de la situation de justice des vainqueurs qui prévaut en Côte d’Ivoire sous Ouattara, aillent au-delà d’une simple littérature en usant de plus de fermeté à l’endroit du régime d’Abidjan. Des sanctions ciblées pourraient, par exemple, contraindre les autorités ivoiriennes à se bouger. Surtout qu’au point (10) ce texte «souligne qu’il faut d’urgence prendre des mesures concrètes pour promouvoir la justice et la réconciliation à tous les niveaux et de tous les côtés». Si le Conseil de sécurité de l’Onu veut réellement qu’il soit mis fin à la justice des vainqueurs, il gagnerait à taper du poing sur la table. Pareille pour Paris qui a de tout temps eu l’initiative des résolutions punitives contre la Côte d’Ivoire. François Hollande, le Président normal a l’occasion de montrer à l’Afrique qu’il ne fait pas de la démagogie. Il en va de même de la Cour pénale internationale (Cpi) dont l’ex-procureur Moreno Ocampo piaffait d’impatience de venir chercher Laurent Gbagbo. Il y a en Côte des criminels pour lesquels l’Onu «Prie instamment le Gouvernement ivoirien de veiller le plus rapidement possible à ce que, quels que soient leur statut ou leur appartenance politique, (ils) soient traduits en justice». Et ne l’oublions pas, depuis le mercredi 22 février 2012, les juges de la Cour pénale internationale (Cpi) ont autorisé le procureur de cette cour, à étendre les enquêtes sur les événements en Côte d’Ivoire à la période allant du 19 septembre 2002, jour du coup d ’Etat manqué, au 28 novembre 2010, date du second tour de l’élection présidentielle.
OUATTARA À L’ÉPREUVE DE SORO
Que l’on remonte jusqu’à la crise de 2002 qui a emporté Boga Doudou, Dagrou Loula, Dali Oblé, Marcelin Yacé, les gendarmes de Bouaké et aux anonymes massacrés dans l’Ouest de la Côte d’Ivoire ou partout ailleurs. Ou qu’on ne retienne que la crise postélectorale, le principal accusé dans le camp Ouattara c’est l’actuel président de l’Assemblée nationale Guillaume Soro. Déjà en 2003, il a été épinglé par des humanitaires, notamment Amnesty international, Human Wrights Watch pour le recrutement d’enfants soldats. Après avoir revendiqué le coup d’Etat manqué contre Laurent Gbagbo qui a fait couler du sang innocent. En novembre 2011, quand Ouattara l’a nommé Premier ministre, il lui a demandé de préparer ses hommes à une possible offensive militaire en cas de blocage politique persistant. Trois mois plus tard, ils passent à l’attaque. Dans l’Ouest, à Duékoué, plusieurs centaines de civils sont tués, selon les Ong. Des crimes imputés aux hommes de Soro qui s’ajoutent à une longue série d’exactions commises depuis 2002. Il parle de «dérapages» à Duékoué en disant : «Nous étions en état de légitime défense ! Je considère avoir sauvé des milliers de vies humaines par mon action». Ouattara a-t-il le pouvoir de défaire celui qui l’a fait ? On s’interroge. Pendant ce temps, l’Onu et les Organisations de défense des droits de l’homme se font menaçantes !
Barthélemy Téhin
barthelemytehin@yahoo.fr



04/10/2012

GUINEE/Le président CONDE hausse les salaires de 10% après le PPTE


Le PPTE vient d'être accordé à la Guinée Conakry, seulement à hauteur de 75 %. Contrairement à la Côte d'Ivoire qui a eu plus. Mais voici que le sourire est aux lèvres des fonctionnaires guinéens. Et pour cause leur président a consenti un énorme sacrifice en rehaussant les salaires de 10 %.
En Côte d'Ivoire, rien pour les pauvres populations obligées de faire face à hausse du coût de la vie malgré "les pluies de milliards" par ci et par là. Cette expression est pratiquement devenue une chanson.
Quant au ministre de l'économie et des finances, il continue de renier sa propre signature au bas des documents signés avec les syndicats du secteur Education-Formation.
Cette situation restera t-elle en l'état? Les jours à venir nous situeront!

24EME CONGRES DE L’INTERNATIONALE SOCIALISTE : LE NDC, PARTI AU POUVOIR AU GHANA DEVOILE LE COMPLOT CONTRE GBAGBO


Pendant la crise postélectorale en Côte d’Ivoire l’Internationale Socialiste n’a pas eu le courage de défendre un de ses membres, le Fpi qui faisait face à une adversité féroce. C’est bien ce que lui a rappelé le Pr. Kofi Awoonor, chef de la délgation du parti Ghanéen Ndc lors du 24ème congrès de l’Is à Cape Town (Afrique du Sud) du 30 août au 14 septembre 2012.

Extrait de cette intervention mémorable et courageuse qui a semé un silence de mort dans la salle. Prenez le temps de lire

« Camarades, nous prenons la parole cet après-midi, non pour parler de la situation politique ou économique du Ghana; mais nous la prenons, pour attirer l’attention de notre mouvement sur la situation dans un pays voisin : la Côte d’Ivoire. Nous la prenons, en liaison avec le thème du Congrès: Le Combat pour les Droits et les Libertés: Renforcer la Démocratie et en Gagner de Nouvelles de par le Monde. Camarades, il faut que nous nous souvenions de la vraie version des faits en Côte d’Ivoire. Le Président Gbagbo, dont le parti (le FPI) a été un des membres irréductibles de notre mouvement, a vu son gouvernement attaqué en 2002 par une rébellion commanditée par la France et organisée par des infiltrés à l’intérieur de l’armée nationale. Cette rébellion a causé une division de fait du pays en deux, une partition qui a duré à peu près plus de neuf ans.

Quels étaient les objectifs de cette rébellion ? La France, qui avait gardé le contrôle de presque tous les aspects de l’économie ivoirienne après la soi-disant indépendance de ce pays, n’a pas accepté les modestes efforts consentis par le Président Gbagbo pour redonner un tant soit peu au peuple ivoirien l’exercice d’un pouvoir de contrôle. J’étais personnellement en Côte d’Ivoire, comme observateur des élections au nom de mon parti, le NDC. Les élections se sont généralement déroulées dans la paix et dans l’ordre, quand, soudain, est née une dispute quant à qui a gagné ? Dans le litige, la Cedeao, sous l’emprise évidente des forces pro-Ouattara et pro-françaises de la sous-région, a pris une position tranchée.

Gbagbo a demandé le recomptage des voix dans les circonscriptions électorales les plus contestées. Cette modeste requête du Président Gbagbo, qui fait généralement partie de la pratique et de l’usage dans la résolution juste des contentieux électoraux partout dans le monde, eut pour réponse une attaque musclée, menée et orchestrée par l’armée française. Une guerre civile éclata.

Le résultat fut la victoire de la partie la mieux armée, celle qui fut appuyée par la conspiration internationale dirigée par la France de Sarkozy. Cette France, en y mêlant le Conseil de Sécurité, encore flanquée qu’elle était de la carte blanche que ce Conseil avait donnée à l’Otan, s’en prévalut pour écraser la Lybie de Kadhafi, la Cedeao, l’UA ; ces organisations qui devraient pourtant être les derniers bastions de la démocratie africaine et de la pleine auto-détermination sur le continent. Dans ce chaos, le Président Gbagbo fut capturé et transféré à La Haye de façon expéditive. Camarades, notre délégation est indignée de savoir que, le Présidium de l’Internationale Socialiste, affichant de l’impatience et sans un examen complet de la vraie nature des faits dans la situation ivoirienne, ait décidé de suspendre le FPI, un parti au premier plan de la lutte dans notre institution internationale depuis de longues années.

Camarades, comment parvient-on à la vérité quand ceux qui sont victimes d’une agression impérialiste crue sont privés du droit de se défendre par le seul canal que devait leur accorder une tribune ? Le camarade Gbagbo, un homme qui, à plusieurs reprises, a fait l’objet d’emprisonnements multiples, sous un long régime néocolonialiste depuis l’indépendance de la Côte d’Ivoire, croupit maintenant dans une geôle à La Haye. Il semble n’avoir aucun portevoix, ni pour lui, ni pour son parti, et cela, au sein même de l’Internationale Socialiste, son premier amour. Nous en appelons à l’UA et particulièrement à son nouveau Président Madame Zuma, pour jeter à nouveau un coup d’oeil sur le Rapport MBeki concernant la situation ivoirienne.

Le Président MBeki fut l’envoyé de l’UA, qui a soumis un rapport objectif à tous points de vue sur la crise postélectorale en Côte d’Ivoire. De toute évidence, l’UA, profondément manipulée par la Cedeao et les forces anti-Gbagbo, a entièrement ignoré le rapport du camarade MBeki. Nous en appelons aussi au Présidium de l’Internationale Socialiste, pour que le nouveau gouvernement français dirigé par le camarade François Hollande et le Parti Socialiste français, s’engagent immédiatement à accorder en urgence, une large attention à la situation ivoirienne. Ceci devrait conduire à porter un nouveau regard sur la situation par la France socialiste, pour que soit réparé le terrible destin imposé à la Côte d’Ivoire par M. Sarkozy et ses alliés du Conseil de Sécurité. Nous en appelons encore à l’Internationale Socialiste, pour qu’elle oeuvre sans relâche à la libération du camarade Gbagbo de sa prison de La Haye. Surtout encore, nous exigeons que soient relâchés de nombreux camarades du FPI, ainsi que Pascal Affi N’Guessan, son Président, qui croupissent dans les geôles de Ouattara. Nous exigeons qu’il soit mis fin aux arrestations et à toutes formes de torture, de tuerie et de répression en Côte d’Ivoire, et que soit mise sur pied une commission internationale pour enquêter sur la situation dans ce pays frère.

Ne laissons pas le Mouvement de l’Internationale Socialiste venir en aide et en appui à ces mêmes forces impérialistes contre lesquelles nous luttons pour l’avènement d’une liberté sans compromission et de la démocratie vraie; et ce, en cédant à leurs machinations déguisées sous forme de sollicitude humanitaire, et en nous hâtant, en conséquence, à suspendre ces partis-là mêmes qui ont œuvré à l’avènement de la démocratie dans leurs pays. Enfin, nous en appelons à la direction de notre mouvement à œuvrer fort pour restaurer la vraie démocratie pleinement en Côte d’Ivoire, et pour la démolition du système néo-colonialiste dans ce pays. Nous lançons cet appel, en tant que citoyens d’un pays voisin de la Côte d’Ivoire, et qui jusqu’à présent, est le lieu d’asile de milliers de réfugiés ivoiriens.

Notre déclaration de cet après-midi est motivée par le fait que le FPI est un parti frère, non seulement du NDC, notre parti, mais aussi de tous les partis rassemblés ici sous le parapluie du Mouvement de l’Internationale Socialiste, qui comprend le Parti Socialiste français, qui est maintenant aux affaires dans ce pays européen, dont la grande histoire se distingue par son engagement pour la Liberté, la Fraternité et l’Egalité. Que la Justice et la Liberté vraie l’emportent sur tout. Que notre mouvement, l’Internationale Socialiste, soit le champion de cette œuvre historique.

30/09/2012

Projet de modification de la Constitution ivoirienne – Ouattara reconnaît que la CPI n’est pas compétente pour juger Gbagbo


4750356-7100731.jpgC’est ce que l’on appelle se tirer une balle dans le pied. Le dernier communiqué du Conseil des ministres de Côte d’Ivoire va forcément remettre au goût du jour le débat autour d’un fait : la CPI est juridiquement incompétente à juger le président Laurent Gbagbo. «Sur présentation du Ministre, le Conseil a adopté (…) un projet de loi portant révision de la Constitution, en vue de permettre la ratification par la Côte d’Ivoire du statut de Rome de la Cour Pénale Internationale (CPI). Cette révision était nécessaire en raison de la non-conformité de certaines dispositions du Statut de Rome de la CPI avec la Constitution Ivoirienne. (…) Un projet de loi autorisant le Chef de l’Etat à ratifier le Statut de Rome de la Cour Pénale Internationale. Bien que la Côte d’Ivoire ait signé le traité instituant la Cour Pénale Internationale, et que les autorités Ivoiriennes aient, à plusieurs reprises, reconnu l’autorité de celle-ci, aucun instrument juridique n’avait été pris pour ratifier ce traité», peut-on lire. L’Etat de Côte d’Ivoire aurait-il donc violé la Constitution ivoirienne en se «soumettant» au statut de Rome, notamment à travers la «livraison» du président Laurent Gbagbo à la Cour pénale internationale ?
Cette question est d’autant plus pertinente que le seul texte qui indique quelles sont les dispositions du statut de Rome qui sont non conformes à la Loi fondamentale ivoirienne est la décision du Conseil constitutionnel du 17 décembre 2003. Qui stipule ceci : «Considérant que le statut de Rome indique en son article 27 s’appliquer à tous de manière égale, sans aucune distinction fondée sur la qualité officielle ; Que la Constitution ivoirienne, dans ses articles 68, 93, 109, 110, 117, prévoit soit des immunités de poursuites, soit des privilèges de juridiction, soit des procédures spéciales en relation avec la qualité de la personne concernée. Qu’en s’appliquant à tous sans distinction de la qualité officielle, le statut de Rome, en son article 27, est contraire à la Constitution ivoirienne (…)». Autrement dit, c’est la question des immunités non respectées par le statut de Rome qui a fait que le juge de la constitutionnalité des lois rejette le statut de Rome. Or il se trouve que la seule personne qui se trouve sous l’empire du statut de Rome, le président Laurent Gbagbo, jouit de certaines immunités de poursuites et doit bénéficier de procédures spéciales au regard – au moins – de son statut d’ancien chef d’Etat. C’est donc en violation de la Constitution ivoirienne que son transfèrement a été effectué. Or, dans la mesure où la Côte d’Ivoire n’a pas ratifié le statut de Rome, et que sa Constitution s’oppose, dans une décision plus récente que la fameuse reconnaissance du 18 avril 2003 sur laquelle se fonde tout le raisonnement onusien, à un tel transfèrement, l’on est en droit de se demander où se trouve le fondement légal de la déportation du fondateur du Front populaire ivoirien.

Philippe Brou