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19/10/2012

Audience sur la santé de Laurent Gbagbo: La Cpi rompt le silence…




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Le Président Laurent Gbagbo le 05 décembre 2011 à La CPI.
Publié le vendredi 19 octobre 2012 | Nord-Sud - Même si elle rivalise de silence depuis quelque temps avec la Grande muette, la Cour pénale internationale jointe lundi a bien voulu justifier

son mutisme sur la santé de l’ancien président ivoirien.

Voilà plus de trois semaines que la Cour pénale internationale (Cpi) s’est murée dans un silence. Dire qu’elle avait habitué les Ivoiriens à une communication régulière sur l’affaire ‘’Le procureur c. Laurent Gbagbo‘’. Pourtant, une importante audience portant sur la santé de l’ancien président ivoirien, pensionnaire de La Haye depuis son transfert en ces lieux dans la nuit du 29 au 30 novembre 2011, devait situer le monde entier sur son aptitude à prendre part aux procédures engagées à son encontre. Pour comprendre le silence radio, il a fallu titiller le bureau du procureur Fatou Bensouda et ses services. Ils se sont aimablement prêtés à ce jeu, en réponse à un courriel de la Rédaction, et sont tenu d’emblée à faire une précision. «L’audience concernant l'aptitude de M. Gbagbo à prendre part aux procédures engagées à son encontre a eu lieu comme convenu les 24 et 25 septembre 2012 en présence de M. Gbagbo, de sa Défense, du Procureur, des représentants du Greffe et des experts désignés par la Chambre.» De cette assurance donnée mardi par le Public affairs unit (Unité des affaires publiques), il ressort que le rapport produit par trois experts médicaux sur la santé de Laurent Gbagbo a bel et bien été discuté. Mais qu’en est-il de la question - Gbagbo est-il malade - qui revient sur toutes les lèvres ? A cette interrogation, les interlocuteurs retiennent leurs langues. Et justifient leur abstention par leur volonté de s’en tenir strictement à un principe de la Haute juridiction. «L’audience n’étant pas publique, écrivent-ils, il nous serait difficile de répondre aux questions que vous listez ci-dessous. Il faut rappeler que les informations relatives à la vie privée et à la santé des détenus doivent toujours être protégées, car ceci participe du respect que nous leur devons.» Soit. Les juges eux-mêmes ont-ils déjà statué sur les conclusions du rapport ? A cela, la Cpi répond : «Les juges n'ont pas encore rendu leur décision et le feront en temps voulu. Il n’y a pas de délai limite dans les textes pour que la Chambre décide de cette question et donc pas de certitude quant au délai.» Elle se donne le temps donc de considérer la suite à apporter aux observations des médecins et devrait s’ouvrir au public «en temps opportun», selon ses explications. En effet, revenant sur l’opportunité de l’audience en question, l’Unité des affaires publiques explique que les juges de la Cpi doivent s’assurer que la personne poursuivie est en état d’assister aux audiences et est en possession d’une santé mentale et physique qui lui permette de comprendre les procédures à son encontre afin de pouvoir participer à sa Défense. Ceci afin que la procédure engagée contre la personne poursuivie respecte les règles d’équité. Toutefois, elle a tenu à souligner que «bien entendu, la question de l’aptitude de M. Gbagbo à prendre part aux procédures doit être tranchée préalablement à toute question sur l’audience de confirmation des charges.» Pour rappel, l’audience de confirmation des charges contre l’ex-chef d’Etat prévue à partir du 13 août dernier avait été reportée dans l’attente de l’évaluation médicale des aptitudes mentales et physiques de ce dernier. En juin, la Cpi avait désigné trois experts médicaux à cet effet à la demande de la Défense. Laurent Gbagbo est soupçonné d’être «co-auteur indirect», selon la Cour, de crimes contre l’humanité commis pendant les violences postélectorales qui ont fait, officiellement, 3000 morts.

Bidi Ignace

18/10/2012

Affrontements armés encore à Abobo, hier: Des miliciens pro-Ouattara attaquent les Frci, 5 morts



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Affrontement armé FRCI-civils pro-Ouattara à Abobo, devenu pour la circonstance, un champ de bataille.

Le 17 octobre 2012 par Notre voie - La deuxième journée de l’opération « pays propre » à Abobo s’est déroulée hier dans le sang et les flammes. Selon le site d’informations Koaci.com,

des éléments des Frci qui conduisaient l’opération ont été attaqués par des miliciens pro-Ouattara. Au cours des violents échanges de tirs, on a enregistré, diton, cinq morts dont un élément des Frci abattu en face de la mairie d’Abobo. Notre équipe de reportage présente sur place à Abobo n’a pu vérifier l’effectivité de ce bilan. Cependant la situation marquée par des tirs nourris toute la journée a conduit les habitants à se terrer chez eux. Les magasins fermés depuis la veille n’ont pas rouvert hier. Des individus non identifiés, en colère après la destruction de leurs étals et autres kiosques à café, ont tenté en vain d’incendier le nouveau site de la gare routière d’Abobo situé au quartier dit « La pompe », en face d’Anonkoua Kouté. La circulation était paralysée et les populations se déplaçaient difficilement compte tenu de l’absence de taxis et de Gbaka (mini-cars de transport en commun). Aux environs de 13h, dans les rues désertes de la commune, des éléments des Frci à bord de blindés du 1er bataillon d’infanterie d’Akouédo faisaient des patrouilles. Tandis que d’autres, armés de kalachnikov et de lance roquettes, escortaient les deux bulldozers commis à la destruction des étals sur les deux côtés de la voie menant de la mairie d’Abobo au quartier Samaké, lieu d’intenses échanges de tirs entre des miliciens pro-Ouattara et des Frci depuis 9h. Au moment où nous bouclions la situation était toujours confuse à Abobo.

Didier Kéi

17/10/2012

Côte d’Ivoire: ASSOCIATED PRESS CONFIRME LES Tortures à l’échelle industrielle à San Pedro par le régime Ouattara



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Le 17 octobre 2012 par IVOIREBUSINESS - Samedi dernier, l’agence de presse américaine Associated Press dans un article publié par un grand nombre de médias américains (Washington Post, Fox News, Yahoo, Salon.com, etc…), confirmait les cas de torture à grande

échelle à San Pedro.
Le Nouveau Courrier publie ici de larges extraits de la dépêche d’Associated Press.

"Les soldats alignaient les détenus sur l'herbe au milieu de la nuit et les frappaient avec des bâtons. A certaines occasions, ils frappaient les prisonniers avec des ceintures et des fusils avec une telle force que les traces de leurs coups ont été apparentes sur les corps des infortunés pendant des semaines. Cédric Bao, 33 ans, qui a été détenu pendant deux semaines en août parce qu’on le soupçonnait de cacher des armes, a affirmé que les soldats «connectaient» les détenus avec des fils et leur administraient des décharges électriques au point qu’ils se tordaient de douleur sur le sol. «Quand cela se produisait, les fils faisaient grand bruit, et les lumières clignotaient, une odeur de brûlé planait. On pouvait entendre les gens crier», raconte Bao. «Je priais Dieu pour ne pas y passer.»

«Un gardien m’a mis le pistolet dans la bouche et m’a dit de parler»

(…) L’Opération des Nations unies dans le pays a déclaré, à la mi-août, que cent arrestations de personnes soupçonnées d’être impliquées dans ces attaques avaient été documentées. Un responsable onusien, qui n’est pas autorisé à parler au nom de la mission, a déclaré cette semaine que ce nombre avait plus que doublé. Alors que les allégations de tortures ont été documentées au sujet de multiples installations militaires, les fonctionnaires de l’ONU ont déclaré que les pires témoignages provenaient de détenus du camp de San Pedro, faisant notamment état de chocs électriques. Peu de détenus dans la ville ont parlé de leurs expériences dans ce camp en raison des menaces qu’ils ont reçues avant d’être libérés, a déclaré Serge Dagbo, représentant à San Pedro de la Ligue ivoirienne des droits de l’Homme. Mais dans de récentes interviews avec Associated Press, quatre anciens détenus ont décrit des conditions difficiles marquées par des locaux exigus, de la nourriture minimale et l'utilisation fréquente de la violence pour extorquer des aveux. Comme les autres détenus, 40 ans, Plika Sokouli dit qu'il n'a jamais su exactement pourquoi il a été arrêté à la fin août sur le stand où il vendait des ananas et des liqueurs faites maison. Mais selon lui, les menaces de violente se sont manifestées dès son arrivée au camp. «Quand je suis arrivé, un gardien a pris un pistolet, l’a mis dans ma bouche et m’a dit d'en parler», a-t-il raconté. «J'ai dit que je ne savais rien.»

«Un policier devenu inconscient suite aux électrocutions»

Christian Hino, un ancien employé de station-service actuellement sans emploi, a déclaré que huit détenus ont été menottés avant d’être soumis à des séances de torture en tête-à-tête, qui ont duré jusqu’à 25 minutes. Quatre d’entre eux étaient maintenus sur le gazon devant le bâtiment principal du camp, et de longs fils étaient attachés à leurs pieds, aux sections médianes et à leur cou, et des chocs électriques leur étaient administrés. «Vers 4 heures, un policier qui a été arrêté est devenu inconscient suite aux électrocutions», a dit Hino. «J’avais vraiment peur. Il ne réagissait pas. Les gens se demandaient s’il était mort.» Haut responsable du camp, le capitaine Sékou Ouattara Béma a nié les allégations de mauvais traitements physiques, et a affirmé que les prisonniers n’avaient jamais été détenus pendant plus d’une journée ou deux. Pourtant, il a justifié la campagne de l’armée pour extirper les ennemis de la population locale. «C’est à cause de notre détermination et de notre travail que San Pedro n’a pas été attaquée», a-t-il dit.

Le lieutenant Aboubakar Traoré, commandant en second du camp, a également nié les violences physiques administrées au camp. Mais il dit que les soldats pouvaient avoir recours à la torture quand les commandants étaient absents. «Je ne veux pas dire que nous sommes parfaits», a-t-il dit. «Je ne dors pas ici. Je ne sais pas exactement ce que font les soldats quand je dors.» Mais selon un garde, qui s'exprimait sous couvert de l'anonymat, par crainte de représailles, ces prisonniers étaient régulièrement détenus pendant plusieurs jours d'enquête. Il a également déclaré que les coups étaient monnaie courante, prétendant qu'ils se sont produits en l’absence des commandants. Interrogé sur la sévérité des coups, il s’est mis à rire et a dit : «Il n'y a pas deux façons de frapper quelqu'un. Nous les avons battus sévèrement afin qu'ils se souviennent.»

La torture pourrait s’aggraver avec la nomination d’Ousmane Coulibaly

Les allégations de mauvais traitements à San Pedro doivent être immédiatement examinées, a déclaré Matt Wells, chercheur Afrique de l'Ouest à Human Rights Watch. «La nature et les caractéristiques de la maltraitance des détenus indiquent que, au minimum, les commandants du camp auraient dû avoir connaissance de tels abus et avoir pris des mesures pour les prévenir et de punir les soldats impliqués», a-t-il dit. «Les autorités ivoiriennes doivent enquêter immédiatement et veiller à ce que toute personne soit traduite en justice.» En attendant, la torture à San Pedro pourrait bientôt s'aggraver. Le gouvernement a confirmé cette semaine que Ousmane Coulibaly, un commandant de l'ancienne zone du groupe rebelle des Forces nouvelles, qui a contrôlé le nord de Côte d'Ivoire de 2002 à 2010, avait été nommé préfet de la région de San Pedro. Coulibaly a été mis en cause par Human Rights Watch dans des crimes graves durant la crise post-électorale, y compris la torture et les exécutions extrajudiciaires dans le quartier de Yopougon à Abidjan. Wells a déclaré que cette nomination «insulte les victimes de ces abus et la promesse du gouvernement d'offrir une justice impartiale.»

En attendant que Coulibaly soit installé à son nouveau poste, les anciens détenus de San Pedro se demandent si les mauvais traitements qu'eux ou d’autres ont enduré ont rendu la ville plus sûre. «Je ne crois pas aux aveux qu'ils ont obtenu», a dit Bao, «parce que ces aveux ont été obtenus sous la torture.»"

Source Associated Press

16/10/2012

BILAN DE L’ATTAQUE ARMÉE CONTRE LA CENTRALE THERMIQUE D’AZITO : «Le système détection feu et une turbine à gaz détruits »



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LA CENTRALE THERMIQUE D’AZITO.

Le 16 octobre 2012 par IVOIREBUSINESS - Le Commando invisible qui a attaqué la centrale thermique d’Azito dans la nuit du lundi 14 à mardi 15 octobre dernier, a réussi à détruire le moteur

d’une des deux turbines à gaz, à l’aide de grenade et de tirs d’armes automatiques.
En faisant irruption au cœur du poste de contrôle après neutralisation des gardes, ils intiment l’ordre à l’opérateur présent de couper le courant. Avant de s’enfuir en le prenant en otage.
La capacité de la centrale d’AZITO a donc été réduite de moitié, à la suite de cette attaque par le Commando invisible.

Selon le directeur d’Azito, Marc Clissen, la centrale a subi d’importants dommages qui ont réduit de moitié sa capacité. «Le système détection feu a été endommagé et une turbine à gaz est hors service, elle a été attaquée à la grenade», a-t-il détaillé à la presse. Tout en expliquant qu’Azito dispose de deux turbines à gaz qui fournissaient en temps normal 280 mégawatts d’électricité à Abidjan. Aujourd’hui, a-t-il précisé, la capacité été réduite de moitié». Cependant, le directeur d’Azito a rappelé qu'«il y a plusieurs centrales et barrages hydroélectrique dans le pays».

Aucun membre du commando invisible n’a été arrêté, mais le gouvernement parle de « 8 assaillants arrêtés, dont deux policiers, deux gendarmes, et deux militaires, tous habillés dans les nouvelles tenues militaires.
Aucune preuve des arrestations des assaillants n’a pour l’heure pas été montrée par le gouvernement, comme c’est le cas selon les usages.

L’ARMÉE INFILTRÉE?

Selon le ministre de la Défense, "Effectivement au niveau des ceux qui ont attaqués, il y avait des infiltrations. Après leur forfait, ils se sont dirigés vers le poste de contrôle. Ils ont endommagé l’une des turbines, qui a été arrêtée. Il faut féliciter l’agent de contrôle qui était de service. Il a simulé la fermeture de la deuxième turbine. C’est un élément très courageux que nous tenons à féliciter. Il a résisté aux menaces. La turbine de 150 mégawatts a été arrêtée », a-t-il indiqué.

Cette information sur l'infiltration des FRCI par le Commando invisible a été confirmée par le général Soumaïla Bakayoko, chef d'Etat-major des armées (FRCI), accouru sur les lieux au lendemain de l'attaque, accompagné du général Kouassi Gervais, commandant supérieur de la gendarmerie.

Eric Lassale

15/10/2012

URGENT URGENT : BONOUA ATTAQUE PAR LE COMMANDO INVISIBLE





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Combattant armé non identifié.
Le 15 octobre 2012 par IVOIREBUSINESS – Selon nos sources jointes sur place, la ville de Bonoua a fait l’objet d’une attaque armée par le

Commando invisible ou Commando Beinguiste, dans la nuit du 14 au 15 octobre 2012 vers 22h30 (locales et GMT).
Au moment où nous mettons sous presse vers 7h du matin ce 15 octobre, des tirs sporadiques étaient encore entendus dans la ville, qui s’est vidée de ses habitants comme une traînée de poudre. Selon nos informations, le poste FRCI de la ville, le Commissariat de police, et la brigade de gendarmerie ont été attaqués par le commando beinguiste. La ville de SAMO non loin de Bonoua, a également été attaquée. Les combattants armés non identifiés auraient fait mains basses sur des armes et des munitions. Les FRCI auraient été mises en déroute. Plusieurs soldats parmi ces forces républicaines auraient été abattus. Mais pour l’heure, aucun bilan n’est disponible, car les populations se terrent chez elles. Nous ne pouvons dire avec certitude si le Commando invisible s’est rendu maître de la ville durablement ou s’il s’est évanoui dans la nature son important butin d'armes et munitions.
Nous y reviendrons.

Patrice Lecomte avec une source jointe sur place