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25/10/2012

DLAMINI ZUMA (UA) ÉCRIT À LA CPI : « LA RÉCONCILIATION EN CÔTE D’IVOIRE EST ÉTROITEMENT LIÉE À LA LIBÉRATION DE GBAGBO »



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La diplomatie pragmatique et préventive, telle que prônée par la toute nouvelle présidente de la Commission de l’Union africaine, est en train de prendre corps et passe à la vitesse supérieure. Les grands dossiers, tels que la crise malienne, la crise en Rdc, la crise au Soudan, et naturellement, celui du célèbre prisonnier de la Haye, Laurent Gbagbo, sont dans la besace de Dlamini Zuma. Qui donne des signaux forts, et non des moindres, depuis son investiture officielle le lundi 15 octobre 2012, à la tête de l’Union. Et en termes d’actions tangibles, Outre le mini sommet qu’elle a convoqué sur la crise malienne, qui a lieu en terre malienne, vendredi 19 octobre 2012, la première personnalité de l’Ua va plus loin.

Le règlement de la crise ivoirienne, notamment le contour de l’incarcération de Laurent Gbagbo et les relents politiques liés à cet état de fait, dans la stabilité et le retour de la paix, sont, tout autre dossier brûlant dont elle s’est saisie avec diligence. Une prérogative que s’est octroyée Mme Zuma, sur laquelle revient François Soudan, éditorialiste à Jeune Afrique, sur les ondes de Rfi.

Selon le confrère, en faisant sienne la crise ivoirienne, la présidente s’est attachée les services de plusieurs chefs d’Etats africains, y compris ceux qui seraient encore réticents, pour constituer un groupe de pression qui va peser de tout son poids, en faveur de la libération de Laurent Gbagbo.

Toujours selon l’éditorialiste, la matriarche africaine s’est attelée en amont, à envoyer un courrier aux juges de la Cpi. Pour leur décliner sa vision de la crise, assortie de propositions, dont ils doivent tenir compte, dans le rendu du verdict du 30 octobre prochain. A en croire François Soudan, qui prétend ne pas être imprégné du contenu total de la missive, mais qui assure avoir eu une idée de la partie liminaire dudit courrier, Dlamini Zuma s’est voulue très formelle dans le règlement de la crise qui secoue la Côte d’Ivoire. Et, écrit-elle en substance : «Sans m’ériger en Avocate défenseur de M. Laurent Gbagbo, encore moins m’immiscer dans les affaires judicaires qui ne sont pas de mon ressort, en tant que premièreresponsable de l’Institution africaine, je prie le collège des juges de s’approprier mes propositions. Etant attendu que la réconciliation en Côte d’Ivoire est étroitement liée à la libération du chef de l’ex-régime».

Pour lui, le fait que Dlamini associe à son projet, plusieurs chefs d’Etat, n’est ni moins ni plus une volonté avérée de la Sud-Africaine, d’éteindre tous les brasiers qui consument l’Afrique et freinent son développement. Et dans le répertoire, figurent les plus influents.

Qui ne sont autres que Jacob Zuma, Goodluck Jonathan, le Ghanéen John Dramani, le

Béninois Yayi Boni, pour ne citer que ceux-là. Et le moins qu’on puisse dire, la nouvelle dirigeante ouvre une nouvelle ère diplomatique, dans le mode de gestion concrète des crises qui minent l’Afrique. Elle qui ne cesse de clamer, haut et fort, et avec fermeté, citant Patrice Lumumba, que l'Afrique n'est «ni française ni russe ni portugaise ni américaine », mais bien africaine.

Réputée rigoureuse et efficace, Dlamini Zuma, a largué cette mise en garde : «Nos décisions ne seront facteurs de changement que si elles sont appliquées. Il faut des solutions africaines aux problèmes africains». De célèbres phrases prononcées au cours de la cérémonie d’investiture, qui magnifient celle dont la débauche d’énergie en faveur de Laurent Gbagbo, est une réalité, et qui ne ménage aucun effort pour faire appliquer sa vision. Un pari qu’elle est en phase de gagner.

Une belle leçon à inculquer aux avatars de l’affranchissement de l’Afrique, adeptes de l’afro pessimisme, qui militent en faveur de l’asservissement de tout un continent.

Marcel Dezogno

24/10/2012

CPI/"Requête de la Défense demandant la mise en liberté provisoire du président Gbagbo”: Audience programmée le vendredi 26 octobre 2012 à 14h30



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Le 24 octobre 2012 par IvoireBusiness - Ci-dessous, le communiqué de la CPI.

COMMUNIQUE - Ci-joint, une ordonnance rendue le 23 Octobre 2012 par la Chambre d’appel de la Cour pénale internationale (CPI) dans l'affaire Le Procureur contre Laurent Gbagbo, programmant la

tenue d’une audience concernant le jugement sur l’appel interjeté par M. Laurent Gbagbo à l’encontre de la décision de la Chambre préliminaire I du 13 juillet 2012 intitulée, "Decision on the ‘Requête de la Défense demandant la mise en liberté provisoire du président Gbagbo'”.

Le vendredi 26 octobre 2012 à 14h30, le jugement en appel sera lu publiquement par la Juge Présidente de la Chambre d’appel, Juge Sanji Mmasenono Monageng. Veuillez noter que cette audience est distincte de l’audience prévue pour le mardi 30 octobre 2012 par la Chambre préliminaire I de la CPI dans cette même affaire.
Scheduling Order for the judgment on the appeal of Mr Laurent Koudou Gbagbo against the decision of Pre-Trial Chamber I of 13 July 2012 entitled "Decision on the 'Requête de la Défense demandant la mise en liberté provisoire du président Gbagbo'"

Cordialement,

Unité des affaires publiques

Cour pénale internationale

12:42 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cpi, gbagbo, audience, vendredi, 14 h30

23/10/2012

Toumodi : Deux personnes et une vingtaine de moutons tués



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Image d'archives.
Publié le mardi 23 octobre 2012 | Nord-Sud - Triste journée de lundi pour des bouviers et leurs bêtes. En route pour la capitale économique, ils ont été brutalement tués sur l’axe Toumodi-Abidjan.

C’est suite à une collision entre un grumier et un camion transportant des moutons. Selon les témoignages, deux hommes ont perdu la vie dans l’accident. En plus, une vingtaine de bêtes ont été tuées sur le coup. L’accident s’est produit aux environs de 6h15mn, sur l’autoroute du Nord, à la hauteur du village de Pakobo dont les habitants pourraient ainsi bénéficier d’une livraison peu habituelle de bétail. Par ail¬leurs, six blessés graves ont été dénombrés, sûrement des convoyeurs qui accompagnaient la cargaison.

BK

19/10/2012

CPI: Affaire Le Procureur contre Laurent Gbagbo. Une audience publique programmée le mardi 30 octobre



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La Chambre réexamine sa décision de mise en liberté ou détention d’une personne au moins tous les 120 jours. En outre, la règle 118 (3) du Règlement prévoit que la Chambre peut décider de tenir une audience, à la demande des parties ou d’office, et qu’une audience aura lieu «au moins une fois par an”.

Le juge unique rappelle que le délai de 120 jours prendra fin le 13 Novembre 2012. Dans le même temps, le juge unique note qu’une audience sur la nécessité de la détention de M. Gbagbo n’a pas eu lieu depuis sa première comparution devant la Cour. Par conséquent, le juge unique estime qu’il convient de convoquer une audience afin de recevoir les observations en vue d’une décision sur le maintien en détention ou la libération conformément à l’article 60 (2) en conjonction avec l’article 58 (1) du Statut. L’audience se tiendra devant le juge unique, en séance publique, en présence du Procureur et de la Défense. En outre, conformément à l’article 68 (3) du Statut et de la règle 91 (2) du Règlement, le juge unique est d’avis que les intérêts des victimes admises à participer à la présente affaire pourrait être affectée par la question à jeu et que leur participation à l’audience ne serait pas préjudiciable ni contraire aux droits du suspect et un procès équitable et impartial. Par conséquent, le juge unique estime qu’il est approprié de permettre la participation du Bureau du conseil public pour les victimes («BCPV»).

Le juge unique entendra les observations du procureur (30 minutes), le Bureau du conseil public (20 minutes) et, enfin, de la Défense (30 minutes). Si le juge unique estime nécessaire, les parties et les participants seront autorisés à présenter des observations orales finales dans le même ordre que celui indiqué ci-dessus et dans un délai à déterminer lors de l’audience. Le juge unique estime également que les observations orales des parties et les participants seront suffisantes pour épuiser la matière. Par conséquent, il n’est pas nécessaire de recevoir d’autres observations par écrit.



PAR CES MOTIFS, LE JUGE UNIQUE

Décide de tenir une audience en séance publique le mardi 30 Octobre 2012 à 14h30, en présence du Procureur, la Défense de M. Gbagbo et le Bureau du conseil public pour recevoir les observations sur la question du maintien en détention ou la libération de M. Gbagbo.

Fait en anglais et en français, la version anglaise fait foi.

Mme la juge Silvia Fernandez de Gurmendi juge unique

URGENT – ALEPE : Tirs jeudi à Alépé entre FRCI et Combattants armés non identifiés. 3 morts côté FRCI



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Le 18 octobre 2012 par IVOIREBUSINESS Alépé – Des tirs d’armes lourdes et d’ames automatiques ont été entendus tôt ce matin entre 3h et 4h du matin

(locale et GMT) à Alépé, ville située à 45km d’Abidjan, a-t-on appris selon une source jointe sur place.
Selon nos informations, des combats d’une rare violence ont opposé des combattants armés non identifiés et les FRCI de la ville, se soldant par 3 morts et plusieurs blessés côté FRCI. D’autres sources comme l’AIP parlent d’ 1 mort coté assaillants.
L’altercation a eu lieu au poste FRCI de Grand Alepé. Les combattants, une dizaine, auraient refusé d’obtempérer et auraient fait feu sur les FRCI à ce barrage. Il se sont ensuite évanouis dans la nature avec des armes et des munitions pris sur les FRCI.
Quatre jours plus tôt, dans la nuit du 14 au 15 octobre dernier, la ville de Bonoua (59 km à l’Est d’Abidjan) et la centrale thermique d’AZITO à Abidjan, avaient été l’objet d’attaques à l’arme par des combattants armés non identifiés.
L’attaque de Bouna, qui avait débuté vers 22h30 locales s’était poursuivie jusqu’au petit matin, faisant 5 morts côté FRCI. Les combattants s’étaient ensuite évanouis dans la nature avec armes et des munitions.
L’attaque contre la centrale thermique d’AZITO avait elle commencé vers 3h du matin locales et GMT. Et selon le directeur d’Azito, Marc Clissen, la centrale avait subi d’importants dommages qui ont réduit de moitié sa capacité. «Le système détection feu a été endommagé et une turbine à gaz est hors service, elle a été attaquée à la grenade», a-t-il détaillé à la presse. « Aujourd’hui, a-t-il précisé, la capacité été réduite de moitié». Aucun membre du commando invisible n’avait été arrêté, mais le gouvernement avait parlé de « 8 assaillants arrêtés, dont deux policiers, deux gendarmes, et deux militaires, tous habillés dans les nouvelles tenues militaires.
Aucune preuve des arrestations des assaillants n’a jusqu’à présent été montrée par le gouvernement, ce qui selon des analystes est la preuve d’un bilan gouvernemental peu fiable.

Eric Lassale avec une source jointe sur place