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18/12/2012

Rejet de la candidature de Jacques Anouma : La FIF donne sa position



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Publié le mardi 18 décembre 2012 | FIF - Le Comité Exécutif de la Fédération Ivoirienne de Football a fait connaître dans un communiqué, ce lundi, sa position sur la suite à donner au rejet de la candidature du Président Jacques Anouma à la Présidence de la CAF. Lire le communiqué.

COMMUNIQUE

Ayant parrainé la candidature de Monsieur Jacques Anouma au poste de Président de la CAF, la FIF a été directement informée de la décision de rejet rendue par le Comité Exécutif de la CAF le 10 décembre 2012.

Dans le cadre de son soutien constant à l’un de ses Présidents d’Honneur, Monsieur Jacques Anouma, comme cela résulte notamment du parrainage de sa candidature, la FIF a donc rapidement examiné les voies de recours envisageables contre cette décision.

A l’issue de cet examen, il lui est apparu qu’aux termes des dispositions de l’article 51.1 du Code Disciplinaire de la CAF, le recours devant le Tribunal Arbitral du Sport (TAS) peut être exercé aussi bien par Monsieur Jacques Anouma en personne que par la FIF, ou toute autre partie qui y aurait intérêt avant le 20 décembre 2012.

Assurée ainsi que la décision de rejet du Comité Exécutif de la CAF peut être frappée de recours directement par Monsieur Jacques Anouma et certaine qu’une telle action se déroulera dans les meilleures conditions juridiques, la FIF a estimé qu’il n’était dès lors pas opportun qu’elle se substitue à ce dernier pour l’introduction du recours eu égard à ses propres impératifs.

En effet, pour l’heure, compte tenu de l’intérêt national, la FIF mobilise tous ses efforts pour la préparation de la CAN qui se tiendra dans quatre semaines, afin de faire en sorte que la Côte d’Ivoire parvienne à cette compétition dans les meilleures dispositions possibles. Le Gouvernement et la Nation toute entière placent énormément d’espoir dans le succès de l’Equipe Nationale et ces attentes justifient une implication sans faille de la FIF dans ces préparatifs.

De surcroit, la participation de la FIF à un tel recours devrait faire l’objet d’une analyse juridique minutieuse, de manière à garantir qu’une telle action n’irait pas à l’encontre des dispositions de l’article 21.1 des statuts de la CAF dont la FIF est signataire et qui disposent que «Les décisions prises par l’Assemblée Générale lient impérativement les associations nationales.»

Ces différentes raisons ont donc conduit la FIF à privilégier la voie d’un recours direct du Président Jacques Anouma contre la décision de rejet rendue par le Comité Exécutif de la CAF le 10 décembre 2012.

Bien évidemment, la FIF suivra avec une attention soutenue le déroulement et l’issue de ce recours et souhaite plein succès au Président d’Honneur, Monsieur Jacques Anouma.

Le Président

Augustin Sidy DIALLO

15/12/2012

Bondoukou/Soko : Un affrontement fait 7 blessés


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Image d'archives. Affrontement populations-FRCI à ABOBO lors de l'opération déguerpissement.

Publié le samedi 15 décembre 2012 | Le Démocrate - Le village de soko dans la sous-préfecture de Bondoukou a été le théâtre d’un affrontement hier vendredi. Au centre de cette

bagarre ragée un litige opposant transporteurs et populations sur la création d’une gare routière dans ledit village. Selon notre source la population a décidé de créer une gare routière afin de profiter de la desserte du village comme cela se fait dans toute les villes frontières. Le cas de Noé au sud d’Abidjan ayant été cité en exemple. Mais les transporteurs voyant que cela va constituer pour eux des charges supplémentaires se sont farouchement opposés à ce projet. Hier vendredi, les deux parties se sont livrées à une bagarre faisant sept blessés. Il a fallu l’intervention des forces de l’ordre pour limiter les dégâts.
G.T

11/12/2012

Le front social se met en ébullition : Les enseignants décrètent une grève illimitée



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Les enseignants ivoiriens en grève. Image d'archives.
Le 11 décembre 2012 par Le Temps - L’Intersyndicale du secteur éducation/formation (Isef), a tenu son Assemblée générale ordinaire le samedi 8 décembre 2013, au Lycée Technique

d’Abidjan. Cette rencontre avec la base avait pour but de faire le bilan de la lutte engagée depuis le 19 novembre 2012, avec la grève qui a paralysé l’école ivoire pendant 5 jours, puis mettre au même niveau d’information, les différentes structures que compose l’Isef. Au sortir donc de cette Assemblée, l’Isef conformément à la lutte engagée, a décidé de décréter une grève de 15 jours à compter du 14 janvier 2013. Selon l’Assemblée, le mot d’ordre est fonction du virement qui sera effectué à la fin du mois de décembre 2012. L’Isef retient que si le virement attendu par l’ensemble des enseignants prend en compte les attentes, l’intersyndicale avisera. Dans le cas contraire, le déclenchement de la grève est immédiat. Les enseignants restent toutefois, confiants et espèrent que le gouvernement actuel ne commettra pas l’imprudence de faire la rétention sur leur salaire. Pour le présidium, la lutte continue jusqu’à la satisfaction totale de leurs revendications. Il demande à cet effet, la mobilisation de la base pour faire échec aux oiseaux de mauvais augures prompts à briser des grèves. Depuis le lundi 19 novembre 2012, à l’initiative de l’ensemble des syndicats du secteur éducation /formation regroupés au sein de l’intersyndicale du secteur éducation/formation (Isef), un arrêt de travail de 5 jours a paralysé l’école ivoirienne. Cet arrêt de travail a été suivi à 100% dans le primaire et l’enseignement technique et professionnel et, à 99% dans le secondaire général. Il a pour objectif de réclamer, le paiement du reliquat de l’indemnité de logement et du rappel y afférent, le paiement de la seconde moitié de la bonification indiciaire et le rappel y afférent. Le paiement du reliquat des effets financiers du profil de carrière des conseillers pédagogiques et conseillers à l’extrascolaire et le rappel y afférent et la dernière tranche du rappel du Cap des sessions 1998 à 1992 d’un montant de quatre (4) milliards. Au regard du succès et du respect du mot d’ordre, l’Isef félicite vivement tous les enseignants de Côte d’Ivoire pour avoir observé comme un seul homme et dans la discipline, cet arrêt de travail de cinq (5) jours. Depuis le dépôt du préavis le 5 novembre 2012, six rencontres ont eu lieu. Les quatre premières étaient des rencontres d’information.

Jean-Baptiste Essis

10/12/2012

Man / Accident mortel du Nonce apostolique: Voici les circonstances du drame



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Le Nonce apostolique, Ambroise Madtha, représentant le Vatican auprès de l’Etat ivoirien.

Publié le lundi 10 decembre 2012 | L'intelligent d'Abidjan - Monseigneur Ambroise Mathda est décédé le samedi 8 décembre, à Man, dans des circonstances tragiques. Une mort qui touche de plein fouet autant le

monde catholique que diplomatique, deux milieux auxquels l’homme avait dévolu sa vie. Nous révélons ici, les circonstances de cette tragédie qui touche des milliers d’Ivoiriens.

En provenance d’Odienné le samedi 8 décembre dernier où il avait ordonné des prêtres, le Nonce apostolique, Ambroise Madtha, représentant le Vatican auprès de l’Etat ivoirien, a trouvé la mort à 8 km de Man vers 18h. Selon les témoignages recueillis sur place à Gueupleu où l’accident a eu lieu, la voiture de type 4X4 immatriculée 151CMD1 est entrée en collision avec le véhicule Mercedes de Yapo Casimir, agent de Sygfip, qui partait à Touba. Le choc a vraisemblablement été violent de sorte que les deux véhicules ont été endommagés. Un témoin oculaire du nom de L. Alphonse, qui revenait du champ raconte : « La voiture du diplomate a dévié d’abord un motocycliste et s’est retrouvée sur la bande blanche au milieu du macadam nez à nez avec la Mercedes. C’est à ce moment que le drame s’est produit car tous les deux roulaient à vive allure», explique Alphonse. L’agent de Sygfip (démembrement de la Solde) est encore interné au CHR de Man et dit souffrir de son visage endolori. Après le constat de l’équipe médicale, le doyen du corps diplomatique a été déclaré mort. Sa voiture aurait fait plusieurs tonneaux avant d’échouer dans un ravin. En plus du représentant du Pape en Côte d’Ivoire, son chauffeur Oussénou Compaoré a aussi été retrouvé inerte à quelques mètres du véhicule endommagé. Quant aux deux autres occupants de la voiture, leur vie n’est pas en danger selon le service médical. Le préfet et le clergé du diocèse de Man encore sous le choc n’ont fait aucun commentaire. Un avion affrété par l’Etat ivoirien a permis de transférer la dépouille mortelle du Nonce Apostolique qui est arrivée hier 9 Décembre 2012, à Abidjan à 14 heures précises. Le gouvernement ivoirien représenté par le Premier ministre, le ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation, et par plusieurs membres du gouvernement, a aux côtés du Clergé Catholique rendre hommage hier au défunt.

Qui était Monseigneur Madtha ?

Ambrose dit Ambroise Madtha est Evêque. Représentant la curie romaine en Côte d’Ivoire depuis le 8 mars 2008, il était le doyen du Corps diplomatique. Le diplomate papal qui a pris fonction alors que la Côte d’Ivoire traversait la plus grave crise politico-sociale de son histoire n’avait cessé d’œuvrer en faveur de la paix et de la réconciliation entre Ivoiriens. En pleine crise électorale, il avait été l’un des rares diplomates à approcher les deux camps afin de tenter une médiation pour sortir pacifiquement de la crise. Après la crise, lors de la présentation des vœux du corps diplomatique en 2012 au chef de l’Etat, Alassane Ouattara, il avait dit en substance ceci : «La guerre est finie, chaque citoyen, selon sa condition sociale doit mener une vie calme, épanouie et paisible pour participer au développement de son pays. Cela n’est possible que si les fils et les filles de ce pays sont réconciliés et unis, si les droits que possède chaque individu sont respectés et enfin si la population arrive à sortir de la pauvreté qui prend des proportions inquiétantes dans un pays aux immenses atouts économiques». On se souvient encore que lors de la visite du Président Ouattara au Vatican, c’est Mgr Mathda qui l’attendait au bas de l’échelle à sa descente d’avion. Le Président Ouattara a, dès qu’il a appris le drame, présenté ses condoléances au Pape Benoît XVI pour la perte subie et a dit l’engagement des autorités ivoiriennes à s’investir pour l’unité et la réconciliation afin de traduire leur reconnaissance aux efforts du défunt dans sa lutte infatigable pour la paix en Côte d’Ivoire.

OG, Jean Simon Baar

Réactions...

La nouvelle du décès tragique du Nonce apostolique n’a laissé personne indifférent en Côte d’Ivoire. Plusieurs personnalités ont, de façon spontanée, décidé de réagir et de lui rendre hommage.

Roland Dagher (Conseiller économique et social et industriel ivoiro-libanais) :
«Ayons une pensée pour le Vatican et pour sa famille»
«La mort du Nonce apostolique est une grande perte pour la communauté chrétienne en particulier, et pour la Côte d’Ivoire en général. Le doyen du corps diplomatique, Monseigneur Ambroise Madtha était un grand apôtre de la paix et de l’amour entre les Ivoiriens. Durant ses quatre ans passés en Côte d’Ivoire, il a su amener les filles et les fils de ce pays à s’entendre. Prions pour lui. Ayons une pensée pour le Vatican et pour sa famille. Il n’a ménagé aucun effort pour la réconciliation entre les Ivoiriens. C’était un ambassadeur hors pair pour qui j’avais beaucoup d’admiration. Il a su rester à équidistance avec tous les dirigeants de notre cher beau pays, en leur prodiguant des conseils appropriés. Il venait souvent me rendre visite pendant ma période de convalescence. Je me souviendrai toujours des discussions très riches que nous avons eues ensemble. Je souhaite que son âme repose en paix.»

Noël Akossi Bendjo (Maire du Plateau) : « J`ai été encore plus malheureux de constater son absence à la messe, hier matin ».
«Nonce apostolique accrédité en Côte d`Ivoire depuis le 8 mars 2008, une nomination du Saint-Père de l`Eglise catholique, Benoît XVI, il était ainsi le doyen du corps diplomatique et reste un des principaux acteurs de la médiation durant la crise postélectorale. Bouleversé par cet évènement tragique, j`ai été encore plus malheureux de constater son absence à la messe, hier matin. J`adresse mes sincères condoléances et celles des populations de la commune du Plateau à toute l`Eglise Catholique, à tous les Chrétiens, à toute la Côte d`Ivoire qui perd un grand ami, à tout le corps diplomatique et à la communauté indienne vivant dans notre pays. En effet, Mgr Ambroise Madtha naquis à Belthangady, en Inde, le 2 novembre 1955. Pour information, il avait été ordonné prêtre depuis le 28 mars 1982 et il était titulaire d`un doctorat en droit canonique. Après avoir intégré le service diplomatique du Saint-Siège en juin 1990, il avait travaillé auprès des représentations pontificales au Ghana, à El Salvador, en Géorgie, en Albanie et comme chargé d`affaires en Chine. Cet homme de Dieu parlait anglais, espagnol, albanais, russe, italien, allemand, chinois et bien sûr français. À la mémoire d`une personne pour qui j`ai du respect: le soleil s`est couché sur une vie bien remplie mais il continue de briller dans le jardin des souvenirs. Sincères Condoléances».

Albert Koenders numéro un de l’Onuci: «Sa disparition laisse un grand vide parmi nous»
«J’ai appris avec tristesse la nouvelle du décès du Nonce apostolique en Côte d’Ivoire, Monseigneur Ambroise Madtha, survenu le samedi 8 décembre 2012, dans un accident de la circulation à Biankouma. La disparition de Monseigneur Madtha, doyen de la communauté diplomatique en Côte d’Ivoire, laisse un grand vide parmi nous. Il sera profondément regretté. Je voudrais rendre hommage au travail important de cet homme de paix, avec qui j’ai eu le privilège de travailler étroitement. Monseigneur Madtha a perdu la vie alors qu’il effectuait avec passion sa mission au service de la promotion de la tolérance religieuse. J’adresse mes profondes condoléances au Saint-Siège, à l’Eglise, ainsi qu’à sa famille et ses proches».

Bayo Lynx, correspondant régional

16:01 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : man, accident, mortel, nonce, apostolique

27/11/2012

Yopougon-Zone industrielle - Le cargo de la Maca se renverse : 47 blessés graves



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Cargo de prisonniers devant la MACA. Image d'archives.

Publié le mardi 27 novembre 2012 | Notre Voie - Le fourgon cellulaire de la maison d’arrêt et de correction d’Abidjan(Maca) en partance pour les tribunaux de 1ère instance de Yopougon et du Plateau

s’est renversé hier matin, à 7h22mn à l’entrée de la zone industrielle de Yopougon. Selon des sources pénitentiaires, l’accident a causé 47blessés graves et le véhicule de la prison réduit en épave. Comment en est-on arrivé à cet accident où l’on a frôlé le pire ? A en croire les témoignages, tôt le matin, le fourgon cellulaire de la Maca avec à bord 37détenus et une dizaine de gardes pénitentiaires démarre en trombe du pénitencier de Yopougon. «Lorsque le fourgon n’a pas d’escorte comme cela a été le cas ce matin (Ndlr, hier), le véhicule roule à vive allure afin de déjouer les plans d’attaques d’éventuels agresseurs sur les tronçons empruntés. Malheureusement, parvenu au niveau de l’entrée de la zone industrielle de Yopougon, appelé communément la ferraille, le chauffeur qui a appuyé à fond sur l’accélérateur, est surpris par le barrage des Frci. Dans sa tentative d’éviter les soldats, le cargo se retrouve nez à nez avec une voiture sortie subitement de la zone. Mais le poids des 37détenus à l’arrière du fourgon a raison de la cabine dans laquelle se trouvaient le chauffeur, le chef de bord, son adjoint et d’autres gardes », a indiqué un agent de la Maca, sous le couvert de l’anonymat. A l’en croire, le fourgon cellulaire qui roulait à grande vitesse, a fait tonneau et s’est retrouvé dans le décor. Le chef de bord adjoint, Blé Doua, a eu les mains fracturées. Le détenu politique Séry Gnagba Samson, placé sous mandat de dépôt le 14/03/2012 pour atteinte à la sûreté de l’Etat et qui se rendait à une audition au 8ème cabinet d’instruction du parquet du Plateau dirigé par le juge Makouény, souffre d’un traumatisme crânien. Les 36 autres prisonniers s’en sont sortis avec de graves blessures également à divers niveaux ainsi que des gardes. Au total, l’on dénombre 47blessés. Alertées, les forces de police et de la gendarmerie se sont rendues promptement sur les lieux et ont sécurisé l’espace de l’accident. Aucune évasion ni agression n’a été constaté. Les victimes ont été évacuées au Chu de Yopougon sous bonne escorte pour recevoir des soins. Les 37détenus allaient pour des jugements et des auditions en cabinets d’instruction. Cet accident a d’ailleurs perturbé la tenue des audiences hier.

Didier Kéi