topblog Ivoire blogs

29/01/2013

PISTES VILLAGEOISES : LE CALVAIRE DES POPULATIONS RURALES



DSC_0000040.jpg
« Le développement de ce pays repose sur l’agriculture » a-t-on coutume d’entendre en Côte d’Ivoire depuis les temps du père de la nation (Feu Félix Houphouët Boigny). Mais force est de constater que les vrais acteurs que sont les paysans sinon les braves paysans sont encore en marge de ce développement. Car leurs besoins en eau potable, en électricité, en soins sont de plus en plus énormes les uns que les autres vu le taux de croissance de la population. Pis l’accès aux différents villages du pays est un vrai parcours de combattant. Vous vous rappelez certainement ce titre récurrent de cette dictée des classes de CM « Un voyage difficile » ! Plusieurs sont ceux qui revivent cette dictée en empruntant la route du village.
DSC_0000039.jpg
Nos multiples voyages à l’intérieur du pays nous ont permis de découvrir le quotidien des populations surtout en matière de voiries. Sur ces routes, tout y est ; dos d’âne, nids de poules, crevasses, ponts en planches, etc. Et pourtant « La route précède le développement », dit on souvent ! C’est dire que tant qu’il n’aura pas de route et de bonnes routes, les populations qui souffrent ne verront jamais ce développement dont il est question.
DSC_0000041.jpg
Ce mauvais état des routes n’est pas sans conséquences ! Outre les pannes qui se multiplient (ce qui cause un manque à gagner pour les transporteurs), il y a aussi les graves accidents provoquant d’énormes pertes en vies humaines compte tenu des longs retards accusés pour secourir les accidentés. Le coup du transport (voyageurs et marchandises) sort les yeux de la tête. En exemple précis, les populations du village de DOUGROUPALEGNOA, à seulement 15 KM de GAGNOA paient 1000 F CFA pour se rendre en ville. Et cette distance se parcourt en 1 heure. « Ici encore c’est mieux, témoigne le vieux ZADI, car les véhicules se rendant dans les villages de Sassandra sont obligés par moment de venir passer par là. La voie de Gueyo étant impraticable ». Les produits des récoltes pourrissent souvent dans les champs par manque de moyens de transport. S’ils ont pu en être sortis, le consommateur final ne peut s’en procurer selon ses moyens vu le coût exorbitant
Il faut donc à défaut de bitumer ces voies, refaire le profilage régulier pour le bonheur de populations.
DSC_0000038.jpg
DSC_0000058.jpg

Les commentaires sont fermés.