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18/09/2012

18-19 septembre 2002/18-19 septembre 2012: 10 ans de deuil sur la Côte d'Ivoire!


264318_531636026862038_1431120171_n.jpgVoici exactement 10 ans que certains fils et filles de la Côte d’Ivoire ont porté le glaive contre la mère patrie. Ces tristes souvenirs (qui ne finissent pas de se rallonger) sont encore vivaces dans la mémoire comme si c’était hier.
C’est aux environs de 2 heures du matin que nous avons entendu les premières détonations qui nous ont réveillées de notre sommeil. Alors que nous étions encore en cité universitaire au campus de cocody. Des rafales accompagnées de signaux rouges étaient par moment visibles dans le ciel. Mais un fait nous aura tout de même marqué cette nuit là. Jusqu’à 8 heurs du matin, nous n’avions pas encore entendu un monsieur, et non des moindres, il s’agit de Me Emile Boga DOUDOU ministre de l’intérieur. Car en temps normal, c’est lui qui coordonne toute la défense en tant que ministre de l’intérieur. On apprendra 30 minutes après par les média internationaux (très zélés en pareille circonstance) que « Petit piment » (sobriquet du ministre Boga DOUDOU en son temps en milieu universitaire) venait d’être sauvagement abattu par des chiens de guerre. Ainsi que les colonels DAGROU Loula, DALI Oblé et plusieurs autres corps habillés. C’est dans cette même nuit que l’artiste talentueux et émérite Synthé (Marcellin Yacé fondateur du groupe WOYA) a perdu la vie, inutilement du reste, alors qu’il sortait de son studio d’enregistrements.
Comme bilan, au moins 300 personnes ont été tuées au cours de cette même nuit et un peu plus de 5000 jusqu’en 2010. Dont une centaine de gendarmes, policiers et militaires froidement exécutés après plusieurs mois de détention à Bouaké.
Depuis lors, le pays reste divisé en deux. Avec la partie nord tenue par les rebelles et le sud par le gouvernement du président Laurent GBAGBO. Qui aura tout mis en œuvre pour le retour de la paix mais malheureusement l’idée qu’il quitte le pouvoir, ficelée dans les chancelleries occidentales avec comme tête de proue la France (toujours aux antipodes des déstabilisations dans le tiers monde) était « bouclée » même au prix de « 100 000 morts ». D’où ce traquenard d’élections de 2010 qui verra le président Laurent GBAGBO être proclamé élu par le Conseil Constitutionnel et son adversaire par la Commission Electorale Indépendante (CEI), un organe administratif. La guerre est ainsi déclarée au président Laurent GBAGBO par la France et l’ONUCI (Opération des Nations Unis en Côte d’Ivoire) qui ont préféré soutenir la CEI, organe administratif que le Conseil Constitutionnel, organe juridique suprême de la Côte d’Ivoire. Ainsi le 11 avril 2011, l’armée de Nicolas SARKOZY et de BARAK Obama bombardent le domicile présidentiel de Laurent GBAGBO, le capturent et le remettent à l’armée (FRCI) de son adversaire. Un désordre monstre s’installe en Côte d’Ivoire. Il a pour nom délations, enlèvements, kidnapping, vols, viols et tueries menés par une caste : les dozo.
Laurent GBAGBO, digne fils de la Côte d’Ivoire et d’Afrique qui ne faisait que défendre son pays et la légalité constitutionnelle est d’abord emprisonné à Korhogo puis à la Haye où il séjourne depuis le 29 novembre 2011. Plusieurs de ses partisans dont son épouse et son fils sont aussi injustement incarcérés sans jugement.
Mais que chacun sache que « qui règne par l’épée périt par l’épée ». Mieux, les Ecritures (La BIBLE) sont formelles : « Car on vous jugera du jugement dont vous jugez, et l’on vous mesurera avec la mesure dont vous mesurez ». Mathieu 7 :2

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